Les étudiants fuyent le campus de l'université de Garissa
Les étudiants fuyent le campus de l'université de Garissa © REUTERS/Noor Khamis

Au surlendemain du massacre de l'université de Garissa au cours duquel près de 150 personnes ont été tuées, les islamistes d'Al Chabaab ont menacé samedi le Kenya de nouvelles attaques.

Les autorités kényanes disent être en train d'interroger cinq suspects liés à l'attaque de l'Université de Garissa qui seraient des complices des assaillants qui ont assiégé durant près de 16 heures, jeudi, l'université où 148 personnes ont été tuées, dont 142 étudiants, pour la plupart exécutés après avoir été séparés de leurs camarades musulmans par les islamistes, ainsi que trois policiers et trois militaires.

Les corps de quatre terroristes présumés, tués dans l'assaut des forces de sécurité, ont été retrouvés dans l'université selon les autorités kényanes qui ont lancé un avis de recherche, assorti d'une récompense d'environ 200.000 euros, pour la capture de Mohamed Mohamud, alias "Kuno", décrit comme le cerveau de l'attaque.

"Vous êtes vulnérables et vous le serez toujours. Votre gouvernement ne peut pas vous protéger"

Dans un communiqué, les hommes d'Al Chabaab, qui ont revendiqué l'attaque de Garissa, ont défié la population kényane encore sous le choc :

Rien ne nous arrêtera dans notre vengeance des morts de nos frères musulmans jusqu'à ce que votre gouvernement cesse son oppression et jusqu'à ce que toutes les terres musulmanes soient libérées de l'occupation kényane.

Les islamistes somaliens menacent de viser à nouveau "écoles, universités, lieux de travail et même vos maisons": "Vous avez choisi votre gouvernement de votre propre gré, subissez donc les pleines conséquences de sa sottise". Ils somment le Kenya de quitter "les terres musulmanes" sous peine d'une "longue et épouvantable guerre" et d'un "nouveau bain de sang".

En 2014, une série de raids sur la côte kényane et dans la ville de Mandera frontalière de la Somalie ont fait environ 160 victimes. En septembre 2013, le bilan d'un assaut contre le centre commercial Westgate par un commando shebab s'est soldé par 67 morts. Le FBI avait alors participé à l'enquête et semble, cette fois aussi, être impliqué pisque des véhicules portant des plaques diplomatiques américaines ont été vus entrant sur le campus de l'université visée par les islamistes.

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