Le réacteur à eau lourde d'Arak, à environ 240 km au sud-ouest de Téhéranau sud-ouest de Téhéran Janvier
Le réacteur à eau lourde d'Arak, à environ 240 km au sud-ouest de Téhéranau sud-ouest de Téhéran Janvier © REUTERS/ISNA/Hamid Forootan

Un accord historique a été conclu dimanche à Genève entre Téhéran et les grandes puissances, pour contenir le programme nucléaire iranien en échange d'un allégement des sanctions. L'Iran accepte les contrôles internationaux pour prouver sa bonne foi. Reste a savoir comment ils vont pouvoir s'exercer.

L'accord intérimaire avec l'Iran sur son programme nucléaire est signé, mais le plus dur reste à faire dans les six mois à venir.

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry a prévenu dimanche "Maintenant, la partie vraiment difficile commence". "Il s'agit d'un effort pour obtenir un accord complet qui demandera d'énormes engagements en termes de vérification, de transparence et de responsabilité. Nous le savons", a mis en garde le chef de la diplomatie américaine, tout juste arrivé de Genève.

L'Iran accepte les contrôles internationaux pour prouver sa bonne foi. Reste a savoir comment ces contrôles vont pouvoir s'exercer.

L'accord signé à Genève prévoit que l'Iran fournira à l'Agence Internationale de l'Energie Atomique des informations détaillées, notamment les plans des installations nucléaires et une description de chaque bâtiment dans chacun des sites. D'après ce document, les experts de l'AIEA pourront accéder quotidiennement et sans prévenir aux sites de Fordo et de Natanz, deux usines nucléaires du centre de l'Iran que les autorités de Téhéran s'engagent à ne plus faire fonctionner.

Le régime des mollahs assure également qu'aucune activité ne sera poursuivie dans le réacteur à eau lourde d'Arak, situé à 250 kilomètres de la capitale. Des données actualisées sur cette installation seront fournies à l'AIEA.

C'est un point crucial car les Etats-Unis soupçonnent l'Iran de chercher à y produire du plutonium, qui pourrait servir d'alternative pour la fabrication d'une bombe atomique.

Les prochaines semaines diront si ces modalités sont respectées et surtout si les Iraniens sont disposés à jouer la transparence.

Téhéran a tout intérêt à aller dans ce sens. L'Iran sait que la moindre réticence de sa part serait interprété par les gouvernements et les opinions publiques occidentales comme un signe de dissimulation et de double-jeu. Avec le risque de faire voler en éclats l'accord intervenu à Genève.

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