le ministre des Affaires étangères iranien Mohammad Javad Zarif
le ministre des Affaires étangères iranien Mohammad Javad Zarif © REUTERS/Heinz-Peter Bader / REUTERS/Heinz-Peter Bader

L'Iran estime qu'il sera impossible d'atteindre d'ici lundi un accord d'ensemble avec les grandes puissances dans le dossier nucléaire. Aucune avancée significative n'a été enregistrée pour l'instant sur les deux principaux points d'achoppement, la capacité d'enrichissement de l'uranium par l'Iran et la levée des sanctions imposées à la république islamique.

L'Iran rejette les accusations des Occidentaux qui soupçonnent Téhéran de chercher à se doter de l'arme nucléaire. Pour l'instant, aucune décision n'a été prise pour une prolongation des négociations qui apparaît préférable à un abandon pur et simple du dialogue. L'agence de presse iranienne Isna rapporte dimanche matin :

Au regard du peu de temps qu'il reste avant la date butoir et du nombre considérable de questions qui doivent être discutées et auxquelles il faut répondre, il est impossible d'atteindre un accord d'ensemble définitif d'ici le 24 novembre. Le principe d'une prolongation des discussions est sur la table et nous allons commencer à l'évoquer si aucun accord n'est trouvé d'ici dimanche soir.

En Iran, les responsables politiques semblent ouverts à un compromis. Pourtant, rien ne semble presser.

Le reportage au Parlement iranien de Ludovic Piedtenu

Le dernière ligne droite des négociations pour parvenir à un accord définitif sur le nucléaire iranien d'ici au 24 novembre a commencé mardi à Vienne. Il s'agirait de limiter le programme nucléaire de la République islamique en échange d'une levée des diverses sanctions internationales qui pèsent sur le pays. Mais, de source proche des négociations à Vienne, on indiquait en milieu de semaine que l'impasse était totale entre les deux parties sur certains dossiers clés et qu'un accord pour lundi semblait improbable. Une nouvelle date limite pourrait alors être fixée.

Nucléaire : accord compromis
Nucléaire : accord compromis © Radio France
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