Mohammad Javad Zarif, ministre des affaires étrangères iranien
Mohammad Javad Zarif, ministre des affaires étrangères iranien © REUTERS/Umit Bektas

Juste avant de partir à Genève où il doit présider jeudi et vendredi une nouvelle session de négociation sur la question nucléaire, le chef diplomatie iranienne, Mohammad Javad Zarif, s'est montré optimiste quant à la possibilité d'aboutir à un accord, lors d'un entretienavec Christian Chesnot du service étranger de France Inter.

Le chef de la diplomatie iranienne est passé par Paris -première visite en France depuis quatre ans- à la veille de la reprise des négociations à Genève entre l'Iran et le Groupe P5+1 (les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'Onu plus l'Allemagne).

Il s'agit de la deuxième réunion consacrée au programme nucléaire de Téhéran depuis l'élection en juin du modéré Hassan Rohani à la présidence iranienne et sa prise de fonction en août qui ont suscité l'espoir d'un dégel avec l'Occident.

Les Occidentaux et Israël sont déterminés à stopper le programme iranien d'enrichissement d'uranium, soupçonné d'être destiné à fabriquer une arme atomique, ce que nie Téhéran qui revendique son droit au nucléaire civil.

Le gouvernement est différent en Iran avec une approche différente. A vous maintenant de changer votre approche, car avec l’Iran, la pression et les menaces sont totalement contreproductives.

Mohammad Javad Zarif avec Christian Chesnot

Pour Mohammad Javad Zarif, l'arrivée d'Hassan Rohani, un modéré, à la présidence de la République islamique en juin dernier, a changé la donne. Il faut que les grandes puissances saisissent cette opportunité.

A Téhéran, les négociateurs sont sous la pression de l'aile dure du régime, opposée à toute concession sur l'enrichissement d'uranium qu'elle considère comme un droit. Ils ont toutefois reçu dimanche le soutien du guide suprême iranien, qui a le dernier mot sur les dossiers stratégiques, et a appelé à ne pas les "affaiblir" dans leur "mission difficile".

En Iran, plusieurs voix s’expriment c’est pourquoi il faut montrer qu’il y a des progrès, notamment aux faucons.

Mohammad Javad Zarif avec Christian Chesnot

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