Barak Obama, lors de sa conférence de presse du mercredi 20 août.
Barak Obama, lors de sa conférence de presse du mercredi 20 août. © Reuters / Kevin Lamarque

Les Etats-Unis et leur coalition ont organisé des frappes aériennes pour la première fois sur les zones contrôlées par les djihadistes de l'Etat islamique, en Syrie. Le président américain assure que ces actions vont continuer et même se renforcer.

Barack Obama salue la "force de la coalition" . Les Etats-Unis ont attaqué pour la première fois aujourd'hui les djihadistes de l'Etat islamique, en Syrie. Les Américains n'étaient pas seuls pour organiser ces opérations militaires. Le président a souligné d'une part le soutien de ses "amis et partenaires" : Arabie saoudite, Emirats arabes unis, Jordanie, Bahreïn et Qatar ; d'autre part la participation de 40 pays dans ces opérations militaires. Une coalition que les Etats-Unis veulent continuer à consolider.

Barack Obama rappelle qu'il ne s'agit pas d'une guerre "américaine".

Dans son discours, Barack Obama a rappelé que les Etats-Unis feront "tout ce qui est nécessaire" contre l'Etat islamique. Ils ne tolèreront pas de sanctuaire pour les terroristes qui menacent les Américains.Par ailleurs, les bombardements ont également visé des bases du groupe Khorassan, proche d'al-Qaida. Les autorités américaines assurent qu'il était sur le point de mener un attentat en Europe ou aux Etats-Unis.

Le pouvoir syrien n'était pas prévenu mais soutient ces opérations

De son côté, le Pentagone assure cet après-midi qu'il n'a pas prévenu le régime syrien des frappes aériennes.

Nous n'avons pas demandé la permission du régime. Nous n'avons pas coordonné nos actions avec le gouvernement syrien. Nous n'avons pas donné de notification à l'avance aux Syriens, ni donné d'indication sur le moment des frappes ni sur les cibles spécifiques.

Déclaration de la porte-parole du département d'Etat, Jennifer Psaki.

Les Syriens pouvaient néanmoins s'attendre à des interventions depuis le 10 septembre, date à laquelle Barack Obama les avaient annoncées. Le président syrien Bachar al-Assad affirme que son pays soutient tout "effort international" visant à lutter contre le terrorisme, a indiqué l'agence officielle Sana. "La Syrie continuera avec fermeté la guerre qu'elle mène depuis des années (le début du soulèvement populaire en 2011) contre le terrorisme takfiri (extrémistes sunnites, ndlr). Elle soutient tout effort international visant à lutter contre le terrorisme" , a affirmé le président Assad en recevant un émissaire du Premier ministre irakien Haïdar al-Abadi.La Syrie et l'Irak veulent "poursuivre la coopération et la coordination entre les deux pays pour lutter contre ce fléau" , a indiqué Sana.

L'Etat islamique se déplace vers le Nord

Les combattants de l'Etat islamique quittent les zones visées par les bombardements de la coalition. Mais le groupe ne se dissout pas pour autant, les djihadistes se redéploient plus au nord, dans des régions à majorité kurde. Ces mouvements risquent d'accentuer la pression déjà forte pesant sur les combattants kurdes, les peshmerga, qui défendent la ville de Kobani située à la frontière de la Turquie.La progression des djihadistes dans le nord de la Syrie a conduit plus de 130.000 personnes à trouver refuge en Turquie et le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) évoque désormais la possibilité d'assister à un exode de 400.000 personnes.

Les fronts et les frappes contre l'Etat islamique
Les fronts et les frappes contre l'Etat islamique © Radio France

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