Obama en Arabie saoudite
Obama en Arabie saoudite © REUTERS/Kevin Lamarque / REUTERS/Kevin Lamarque

Barack Obama est en visite en Arabie saoudite pour la première fois depuis 2009. Il a été reçu vendredi par le roi Abdallah et d'autres princes de la famille régnante à la résidence royale de Raoudat Khouraïm, au nord-est de Ryad.

Le roi, âgé de 89 ans, paraissait en bonne forme, bien qu'équipé apparemment d'un petit appareil d'assistance respiratoire. Barack Obama, accompagné du secrétaire d'Etat John Kerry et de sa conseillère à la sécurité nationale, Susan Rice, espère convaincre les dirigeants du royaume wahhabite que les craintes d'un désengagement de Washington au Proche-Orient sont sans fondement.

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Les dirigeants saoudiens souhaitent pour leur part que les Etats-Unis infléchissent leur position à l'égard des rebelles syriens, que Ryad soutient activement dans leur guerre contre le régime du président Bachar al Assad. Les Saoudiens se sont inquiétés par le passé de la réticence de Washington à fournir des missiles sol-air aux insurgés, les Américains craignant qu'ils ne tombent entre les mains d'islamistes. Mais selon le conseiller adjoint américain à la sécurité nationale, Ben Rhodes, la coordination entre Washington et l'Arabie saoudite sur la Syrie, notamment en ce qui concerne l'aide aux rebelles, s'est améliorée. Ben Rhodes s'est confié aux journalistes à bord de l'avion présidentiel :

C'est en partie la raison pour laquelle je pense que nos rapports avec les Saoudiens sont dans une passe meilleure qu'au cours de l'automne dernier, lorsque nous avions certaines divergences stratégiques sur notre politique syrienne.

Selon le Washington Post, les Etats-Unis seraient prêts à intensifier leur aide secrète aux rebelles syriens dans le cadre d'un programme en discussion avec leurs alliés au Proche-Orient, notamment l'Arabie saoudite. La famille régnante saoudienne, sunnite, juge impératif de faire tomber le régime d'Assad afin de faire barrage à la domination de l'Iran chiite sur les pays arabes, point de vue que ne partage pas Washington.

Les Saoudiens espèrent qu'en renforçant les insurgés, ils pourront modifier l'équilibre des forces sur le champ de bataille, suffisamment en tout cas pour que les principaux soutiens du régime syrien deviennent plus ouverts à l'idée d'une transition politique qui entraînerait un changement de gouvernement.

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