Barack Obama à son arrivée au Panama
Barack Obama à son arrivée au Panama © Maxppp / Mauricio Duenas Castaneda

Les présidents américains et cubain ont des emplois du temps bien distincts, mais ils seront tous deux présents à la soirée d'ouverture. L'occasion d'une nouvelle poignée de main entre les deux dirigeants, en plein rapprochement historique de leurs pays.

Selon un responsable américain, Barack Obama et Raúl Castro se sont entretenus mercredi par téléphone pour préparer le sommet, ce qui constitue en soi déjà un événement. À l'exception de quelques brèves rencontres informelles, les présidents de Cuba et des Etats-Unis ne se sont en effet jamais vus en tête à tête depuis la révolution cubaine de 1959 et la rupture des liens diplomatiques entre les deux pays en 1961.

Les photographes pourraient donc immortaliser une nouvelle poignée de mains entre Obama et Castro, après celle du 10 décembre 2013 à Johannesburg, et au lendemain d'une rencontre entre leurs chefs de la diplomatie respectifs, John Kerry et Bruno Rodriguez.

A la veille du septième Sommet des Amériques, le secrétaire d'Etat américain et le ministre cubain des Affaires étrangères ont eu jeudi soir dans un hôtel de Panama un entretien sans précédent à ce niveau de responsabilité depuis la révolution castriste. Ils ont fait le point pendant plus de deux heures sur le processus de normalisation annoncé simultanément le 17 décembre dernier.

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Il faudra des mesures concrètes

Au-delà des gestes symboliques cependant, Cuba attend avec impatience d'être retiré de la liste américaine des États parrainant le terrorisme.

La levée de cette mesure a d'ores et déjà été recommandée par le département d'Etat, a indiqué jeudi un membre de la commission sénatoriale des Affaires étrangères, et Barack Obama devrait donner rapidement son feu vert. On ignore cependant s'il le fera pendant le sommet de Panama.

L'Amérique latine a unanimement salué la politique initiée par Barack Obama pour normaliser les relations avec Cuba, mais les sanctions infligées le mois dernier par Washington au Venezuela, allié de La Havane, ont refroidi l'atmosphère et pourraient peser sur la réunion, qui s'achève samedi.

Le président vénézuélien Nicolas Maduro a annoncé qu'il présenterait à Barack Obama une pétition signée par des millions de personnes pour réclamer l'annulation des sanctions. Il est certain de recevoir l'appui de Raúl Castro et d'autres dirigeants de gauche du sous-continent.

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