Une Tibétaine devant un portrait du Dalaï-Lama
Une Tibétaine devant un portrait du Dalaï-Lama © Reuters / Navesh Chitrakar

Grosse colère chez les dirigeants chinois : le président américain a annoncé qu'il allait recevoir le chef tibétain en exil aujourd'hui. Une "grossière ingérence" dans les affaires intérieures chinoises, selon Pékin.

Dès l'annonce officielle par la Maison blanche, la Chine a vivement réagi, en appelant Barack Obama à renoncer immédiatement à cette rencontre. "Nous exhortons les Etats-Unis à prendre en compte de façon sérieuse l'inquiétude de la Chine et à immédiatement annuler la rencontre prévue", lance le ministère chinois des Affaires étrangères dans un communiqué.

Déjà plus tôt dans la semaine, un haut responsable chinois évoquait le "prix à payer" pour les États-Unis en cas de rencontre entre des dirigeants étrangers et le dalaï-lama.

Les précisions de notre correspondante au États-Unis, Charlotte Alix

D'autant que le menu des discussions risque de ne pas être franchement faborable au pouvoir chinois. La porte-parole du Conseil national de sécurité de la Maison blanche précise que les États-Unis sont "préoccupés par la poursuite des tensions et de la détérioration des droits de l'homme dans les régions tibétaines de Chine".

Nous continuerons de demander au gouvernement de renouer le dialogue avec le dalai-lama et ses représentants, sans condition préalable, afin de réduire les tensions.

Petite concession symbolique laissée à la Chine : le dalaï-lama ne sera pas reçu, comme François Hollande par exemple, dans le fameux bureau ovale mais dans "la salle des cartes". Une pièce un peu moins prestigieuse.

Les Américains militent toujours pour une autonomie plus grande pour le Tibet, et un meilleur respect des droits de l'homme sur place... Tout en reconnaissant officiellement qu'il soit un territoire chinois.

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