Barack Obama a prononcé cette nuit un discours consacré à la lutte contre le terrorisme et à "guerre perpétuelle contre le terrorisme" des Etats-Unis qu’il faut savoir arrêter. Le Président américain a redit que fermer Guantanamo faisait partie de ses objectifs. Il a également promis de mieux encadrer le recours aux drones armés.

barack obama limoge le patron du fisc américain
barack obama limoge le patron du fisc américain © reuters

Dans un discours mettant à jour la stratégie antiterroriste américaine, le président a cherché à élargir le champ de la discussion en prévenant que "nous ne pouvons pas avoir recours à la force partout où s'enracine une idéologie radicale. Et en l'absence d'une stratégie qui réduirait l'extrémisme à la source, une guerre perpétuelle - via des drones, des commandos ou des déploiements militaires - serait perdue d'avance".

Il a également révélé qu'il avait signé un nouveau mémorandum sur l’utilisation des drones.

Dans ce discours d'une heure, Barck Obama a aussi annoncé qu'il allait lever le moratoire sur le transfèrement vers le Yémen de détenus de la prison militaire de Guantanamo à Cuba, l'un des principaux obstacles à la fermeture de cecentre carcéral très critiqué, tout en prévenant que les dossiers de ces prisonniers feraient l'objet d'un examen "au cas par cas". Le gouvernement de Sanaa a salué cette initiative.

Alors que 103 des 166 détenus restant à Guantanamo sont en grève de la faim, le Président américain a répété son intention de fermer à terme la prison, une vieille promesse de campagne jusqu'ici non concrétisée. Il a également indiqué qu'il allait nommer un nouvel envoyé spécial pour superviser les transfèrements de prisonniers, et appelé le Pentagone à désigner un site sur le sol américain où seraient organisés les procès militaires d'exception pour les détenus restant inculpés.

Il a sollicité l'aide du Congrès, dont les élus ont inscrit dans la loi dès décembre 2010 l'interdiction de facto de tout transfèrement de détenus de Guantanamo sur le sol américain.

"Mais l'histoire sera sévère sur cet aspect de notre lutte contre le terrorisme, et sur ceux qui n'auront pas réussi à y mettre fin", a prévenu le président, dont le discours a été interrompu plusieurs fois par une manifestante liée au groupe pacifiste "Code Pink", finalement expulsée de la salle.

Fabienne Sintes

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