barack obama autorise des frappes aériennes ciblées en irak
barack obama autorise des frappes aériennes ciblées en irak © reuters

Barack Obama étudie toutes les options en cas d'échec de la diplomatie en Ukraine, y compris l'envoi d'armes, mais n'a pas encore pris aucune décision à ce sujet.La chancelière allemande, Angela Merkel, n'y est en revanche pas favorable.

Lors d'une conférence de presse avec Angela Merkel à la Maison blanche, le président des États-Unis a déclaré :

La possibilité (de livrer) des armes létales défensives est l'une des options à l'étude, mais je n'ai pas encore pris de décision. Pouvons nous être certains que l'aide létale fournie à l'Ukraine sera utilisée correctement, qu'elle ne tombera pas entre de mauvaises mains, qu'elle ne donnera pas lieu à des actes agressifs que les Ukrainiens ne cautionneraient pas ? Quel genre de réaction cela susciterait-il, non seulement de la part des séparatistes, mais des Russes ? Tous ces points doivent être étudiés. La question qui permettra de prendre ces décisions est la suivante: 'Est-ce que ce sera plus efficace avec que sans ?' C'est tout l'objet de nos délibérations.

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La chancelière allemande, venue à Washington pour réaffirmer son opposition à des livraisons d'armes, a répété qu'elle ne croyait pas à une solution militaire à la crise, tout en reconnaissant la difficulté de parvenir à une solution diplomatique avec Moscou. "Si, à un certain stade, on doit admettre que le succès n'est pas possible, y compris si on y met toute son énergie, les États-Unis et l'Europe devront (...) explorer d'autres possibilités", a-t-elle toutefois ajouté.

Barack Obama et Angela Merkel partagent au moins un diagnostic : il y a un risque de guerre en Europe. Le récit de Frédéric Carbonne à Washington

Ukraine : les dates-clés
Ukraine : les dates-clés © Radio France

La chancelière a lancé la semaine dernière avec le président français François Hollande une nouvelle initiative pour tenter de mettre en oeuvre le Protocole de paix de Minsk, signés en septembre sous l'égide de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) mais restés lettre morte. Tous les quatre doivent se retrouver mercredi à Minsk.

Une nouvelle liste de personnalités sanctionnées

À Bruxelles, les ministres des Affaires étrangères de l'UE ont allongé la liste de personnalités russes et de séparatistes ukrainiens qui font l'objet de sanctions, mais cette mesure n'entrera pas en vigueur avant le 16 février afin de laisser du temps aux efforts de paix.

La nouvelle liste comprend 19 personnalités (cinq Russes et 14 Ukrainiens) et neuf personnes morales, dont une seule est russe. Les noms sont tenus secrets mais le vice-ministre russe de la Défense, Anatoli Antonov, figurerait parmi les personnes visées. Moscou, le Kremlin a fait savoir qu'il serait inutile delancer un "ultimatum" à Vladimir Poutine.Neuf soldats ukrainiens ont été tués et 26 autres blessés dans les combats avec les séparatistes pro-russes au cours des 24 dernières heures.

Ukraine : les chiffres du Donbass
Ukraine : les chiffres du Donbass © Radio France
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