Benjamin Netanyahu demande des garanties
Benjamin Netanyahu demande des garanties © MaxPPP/UPI/Debbie Hill

Au lendemain de la conclusion de l'accord de Lausanne sur le nucléaire Iranien, Benjamin Netanyahu exige que "tout accord définitif avec l'Iran comporte une reconnaissance claire et sans ambiguïté du droit à l'existence d'Israël"

Le Premier ministre israëlien, toujours vent debout contre l'accord, s'est exprimé après une réunion extraordinaire de son "cabinet de sécurité".

Israël n'acceptera pas un accord qui permet à un pays décidé à nous détruire de se doter d'armes atomiques.

Benjamin Netanyahu avait déjà exprimé haut et fort son hostilité à toute autre option que le démantèlement total du programme iranien lors d'un discours prononcé début mars devant le Congrès américain. Ses déclarations avaient alors aggravé les tensions avec Barack Obama.

L'Etat hébreu a fait savoir à plusieurs reprises qu'il n'hésiterait pas à envisager une action unilatérale pour empêcher l'Iran de se doter de la bombe atomique, un avertissement interprété comme une menace d'intervention militaire comparable à celle qui avait détruit le réacteur nucléaire irakien d'Osirak en 1981 ou au raid aérien de 2007 en Syrie contre un site suspect.

A l'annonce de l'accord, jeudi soir, plusieurs responsables israéliens ont promis de continuer à se battre contre tout "mauvais" accord définitif.

A Jérusalem, la correspondance de Danielle Tabor

Les Etats-Unis ne signeront pas un accord sur le programme nucléaire iranien qui soit de nature à constituer une menace pour Israël

Dans les heures qui ont suivi, Barack Obama a appelé Benjamin Netanyahu pour l'assurer qu'il s'agissait d'un pas important et d'une solution durable pour mettre la bombe atomique hors de portée de l'Iran.

Pour sa part, le président iranien Hassan Rohani a estimé lors d'une intervention à la télévision nationale que cet accord constituait un premier pas vers une sortie de l'isolement de l'Iran sur la scène internationale.

La Maison Blanche a précisé que Barack Obama continuait ses efforts de sensibilisation des parlementaires américains sur ce dossier et qu'il prévoyait de s'entretenir avec les chefs de file du parti démocrate et du parti républicain au Congrès.

Faire la paix avec les meilleurs ennemis de l'Amérique, c'est désormais l'objectif prioritaire de Barack Obama.

Le président américain s'est impliqué personellement dans toutes les phases de la négociation et il continuera à le faire jusqu'au 30 juin, délai fixé pour un accord final.

Auparavant, la semaine prochaine, il verra pour la première fois le président cubain Castro.

L'analyse à Washington, de notre correspondant Frédéric Carbonne

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