Sitôt installé à la Maison-Blanche, Donald Trump est passé à l'action. Entre la cérémonie d'investiture et les bals, il a pris le temps de signer ses premiers décrets.

Donald Trump dans le célèbre bureau ovale de la Maison-Blanche
Donald Trump dans le célèbre bureau ovale de la Maison-Blanche © AFP / Jim Watson

Donald Trump n'a pas attendu la fin des festivités de son investiture pour prendre ses premières mesures. Entres les cérémonies officielles organisées vendredi dans la journée et les bals des bienfaiteurs en soirée, le nouveau président des Etats-Unis est passé par le bureau ovale de la Maison-Blanche, pour signer ses premiers décrets, avec des cibles soigneusement choisies.

L'Obamacare victime du premier décret

Le symbole de la rupture ne peut pas être plus parfait : la première signature de Donald Trump remet en cause l'Obamacare, mesure la plus emblématique de son prédécesseur, qu'il a houspillée pendant toute la campagne. Ce décret élargit les possibilités de ne pas appliquer la réforme du système de santé.

On est loin de l'abrogation promise ou d'un remplacement : pour venir à bout de l'Obamacare, la bataille parlementaire sera rude. Mais devant les caméras convoquées pour l'occasion, Donald Trump a pris possession des lieux - et des dossiers qui l'attendent, donc.

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La fin des engagements pour la planète

Ce n'est pas le seul indice de la volonté de rupture de la nouvelle administration : sur le site Internet de la Maison-Blanche, un appel à la lutte contre le réchauffement climatique qui était en ligne a disparu. A la place, les nouvelles priorités énergétiques sont affirmées : moins de régulation, moins de freins à l'exploitation, notamment pour des raisons environnementales.

Dès vendredi, la Maison Blanche a donc annoncé que le forage des gaz de schiste allait reprendre aux Etats-Unis. "L’administration Trump va embrasser la révolution des pétrole et gaz de schiste pour créer des emplois et apporter de la prospérité à des millions d’Américains", peut-on lire. Enjeu : 50.000 milliards de dollars, la valeur estimée des réserves américaines en gaz de schiste. Plus un mot de l'accord de Paris sur le site de celui qui avait affirmé que le réchauffement climatique était un concept inventé "pour empêcher l'industrie américaine d'être compétitive".

Droits LGBT et accords commerciaux

Même sort pour la page dédiée aux droits LGBT (lesbiennes, gay, bisexuel.le.s et transexuel.le.s) sur le site internet de la Présidence, qui a également disparu.

Enfin, les accords commerciaux sont aussi dans le viseur de Donald Trump : pas de décision concrète, mais là encore une feuille de route publiée sur le site de la Maison-Blanche. Au programme, une renégociation de l'Alena, l'association de libre-échange nord-américaine qui réunit les Etats-Unis, le Canada et le Mexique. Sitôt que les Etats-Unis auront lancé une procédure de dissolution, il restera 180 jours pour tenter de trouver un nouvel accord. Ce même programme annonce que les Etats-Unis se retireront du Traité transpacifique, signé avec 11 pays d'Asie et du Pacifique, qui n'avait pas encore été ratifié.

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