une cinquantaine de morts en irak dans des attentats
une cinquantaine de morts en irak dans des attentats © reuters

Le mois dernier a été le plus sanglant depuis cinq ans. Près de 1 000 morts et 1 600 blessés dans les violences confessionnelles. En visite à Washington, le premier ministre Nouri Al-Maliki voudrait obtenir des livraisons d'armes pour enrayer la violence.

Des bombes qui explosent sur des marchés, devant des mosquées, pendant des mariages ou des funérailles, des hommes abattus en pleine rue... Deux ans après le départ des derniers soldats américains, la violence reste le lot quotidien des Irakiens. Le pays semble repartir dans le cercle vicieux de la guerre civile : Al-Qaida a repris l'offensive et le gouvernement de Nouri Al-Maliki est impuissant à enrayer la violence. On lui reproche son autoritarisme et un repli communautaire en faveur des chiites, source de ressentiment des sunnites.

Pour agraver la situation, la guerre civile en Syrie attise les passions en Irak : les sunnites soutiennent les rebelles syriens tandis que les chiites et le gouvernement central de Bagdad sont du côté de Bachar Al-Assad.

En visite à Wahshington, le premier ministre Maliki a demandé de nouvelles livraisons d'armes notamment des hélicoptères Apache pour lutter contre Al-Qaïda. Le Congrès américain est sceptique et exige des réformes intérieures et une vrai intégration de toutes les communautés au sein du gouvernement pour lutter efficacement contre la violence.

Octobre rouge en Irak
Octobre rouge en Irak © Radio France
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