Bombardements à Marioupol, en Ukraine
Bombardements à Marioupol, en Ukraine © AP/SIPA/Sergey Vaganov

Trente personnes au moins ont trouvé la mort et 83 autres ont été blessées samedi à Marioupol, bombardée par les séparatistes prorusses qui ont annoncé avoir lancé une offensive contre cette dernière grande ville de l'Est sous contrôle de Kiev

Des missiles GRAD tirés par les séparatistes ont atteint un immeuble d'habitation et déclenché des incendies, a déclaré la municipalité de Marioupol.

A Donetsk , grande ville aux mains des séparatistes, l'un des chefs des séparatistes pro-russes, Alexander Zakhartchenko, a déclaré : "L'offensive sur Marioupol a débuté aujourd'hui".

La conquête de cette ville industrielle d'un demi-million d'habitants créerait un pont terrestre entre la Russie et la Crimée, annexée en mars.

Les rebelles, a-t-il dit, ont l'intention d'encercler Debaltseve, une ville au nord-est de Donetsk, dans les jours à venir.

A Kiev, le ministre ukrainien de la Défense Stepan Poltorak a fait état d'une grave escalade des combats au cours des dernières 24 heures sur les lignes de front.

Le Premier ministre, Arseni Iatseniouk,

A Kiev, le Premier ministre Arseni Iatseniouk a exigé la convocation d'une réunion d'urgence du Conseil de sécurité de l'ONU et appelé la communauté internationale à l'aide :

Le monde doit faire barrage à l'agresseur russe qui menace l'Ukraine, l'Europe et la sécurité internationale(...). Le problème est à chercher dans la ville de Moscou, au Kremlin: c'est Vladimir Poutine.

Le président ukrainien, Petro Porochenko, a déclaré la semaine dernière que 9.000 soldats russes se trouvaient sur le territoire ukrainien et il a demandé à Moscou de les retirer, en les tenant responsables de l'agression armée en cours. Moscou continue de nier avoir envoyé des forces et des armes dans l'est de l'Ukraine, malgré ce que l'Occident présente comme des preuves irréfutables.

Le conflit en cours depuis avril dernier dans l'est de l'Ukraine a fait plus de 5.000 morts et pour l'Onu, il est entré dans sa "phase la plus meurtrière" depuis la conclusion d'un accord à Minsk en septembre dernier.

Les réactions

L'OSCE a condamné samedi le bombardement "téméraire, aveugle et honteux" de Marioupol.

La représentante de la diplomatie européenne Federica Mogherini a prévenu que cette escalade allait "inévitablement provoquer une grave détérioration des relations entre l'UE et la Russie", déjà lourdement frappée par les sanctions européennes et américaines, mais qui dément toute implication dans le conflit.

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Marioupol Infographie © ide
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