Une centaine de personnes a manifesté samedi devant l'ambassade de Russie pour dénoncer les bombardements russes et syriens sur Alep et l'indifférence des pays occidentaux

Une manifestation pour dénoncer les bombardement sur Alep a également eu lieu à Istambul
Une manifestation pour dénoncer les bombardement sur Alep a également eu lieu à Istambul © AFP / Ozan Kose

Au cri de "Poutine assassin", des opposants syriens en exil et des défenseurs des droits de l'Homme ont manifesté samedi après-midi devant l’ambassade de Russie à Paris pour dénoncent les bombardements russes et syriens sur la ville d'Alep et le manque de réactions des pays occidentaux.

Alep est devenue le principal front du conflit syrien

Le régime et son allié russe poursuivent leur offensive militaire pour reprendre la totalité de la deuxième ville de Syrie. A Alep, ville martyre, 250 000 habitants dont 100.000 enfants, se retrouvent piégés dans les quartiers Est de la ville, assiégés par le régime, bombardés quotidiennement et privés de nourriture. Ils subissent, selon l'ONU, "la plus grave catastrophe humanitaire jamais vue en Syrie". L'un des principaux hôpitaux des quartiers Est a de nouveau été bombardé samedi,

Les efforts diplomatiques pour rétablir un cessez-le-feu en Syrie semblent complètement enlisés

Les tensions croissent entre les Etats-Unis, qui soutiennent les rebelles, et la Russie, alliée de Damas, qui prévient que rien ne l'arrêtera.

Le président du Parlement européen Martin Schulz a condamné une "attaque abjecte contre l'hôpital d'Alep", la qualifiant de "crime de guerre". Pour Jean-Marc Ayrault, cette attaque contre l'hôpital "ne vient que confirmer l'urgence absolue d'une cessation des hostilités à Alep et d'un accès des populations civiles à l'aide humanitaire".

Un projet de résolution centré sur Alep, et initié par la France, a commencé à être discuté vendredi par les ambassadeurs des cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU. Ce texte appelle au rétablissement du cessez-le-feu initié en septembre par un accord américano-russe, qui n'avait duré qu'une semaine, et la France espère le présenter lundi aux 15 pays membres du Conseil de sécurité.

Mais tout ça n'est que gesticulation pour ces opposants syriens qui manifestaient samedi et qui ne comprennent pas que les pays occidentaux se "limitent à condamner" et laissent, de fait, bombarder des hôpitaux, massacrer des enfants et la population d'un ville.
Sakher Achawi est l'un d'entre eux. Ce syrien, exilé en France, dénonce un génocide. Il est au micro de Géraldine Hallot.

Le siège d'Alep
Le siège d'Alep © Visactu

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