Une session pleinière de l'ONU avec la Syie et Poutine en vedette
Une session pleinière de l'ONU avec la Syie et Poutine en vedette © REUTERS/Mike Segar

Les présidents russe et américain, qui s'exprimeront à quelques minutes d'intervalle à la tribune de l'ONU, ont rendez-vous en fin d'après-midi pour leur première rencontre officielle depuis plus de deux ans. Tenu à l'écart par l'Occident en raison du conflit ukrainien, Vladimir Poutine s'est spectaculairement replacé au centre du jeu sur la Syrie.

Eclipsant quelque le peu le dossier climatique, la crise syrienne est en tête de l'agenda de l'ONU. Vladimir Poutine doit dévoiler ce lundi son projet de coalition contre le groupe Etat islamique. Une offensive diplomatique russe qui intervient au moment où Moscou muscle sont dispositif militaire en Syrie.

Avant même de monter à la tribune de l'ONU, Vladmir Poutine a déjà gagné son pari : son projet d'une alliance anti-djihadiste en Syrie est au cœur des tractations diplomatiques à New York. C'est le chef du Kremlin qui dicte aujourd'hui le tempo diplomatique sur le dossier syrien.

A Moscou, les explications de Marc Crépin

Poutine peut compter sur plusieurs acteur régionaux, à commencer par l'Iran qui soutient "toute formule visant à chasser les terroristes", selon les mots du président Rohani. Il y a aussi l'Irak qui vient d'annoncer officiellement la mise en place d'un centre de coordination du renseignement pour lutter contre le groupe Etat Islamique. Un QG des services de renseignement qui comprendra aussi la Russie, l'Iran mais aussi la Syrie de Bachar Al-Assad.

Et pour les Occidentaux, c'est là que le bât blesse, car Vladimir Poutine veut intégrer l'armée du régime syrien dans son alliance contre les djihadistes, remettant en selle Bachar Al-Assad. Inacceptable pour les Européens et les Américains. Le problème, c'est que les chancelleries occidentales n'ont pas de plan B en Syrie, notamment après le fiasco de la formation des rebelles modérés par le Pentagone.

Cette journée d'intense activité diplomatique à New York sera aussi marquée par le discours du président iranien Hassan Rohani à la tribune de l'ONU, son premier depuis la conclusion en juillet à Vienne d'un accord sur le programme nucléaire de Téhéran.

Moscou déploie des avions de combat en Syrie
Moscou déploie des avions de combat en Syrie © Radio France
Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.