L'Umpqua Community College est situé à Roseburg, située à 300 km environ au sud de Portland
L'Umpqua Community College est situé à Roseburg, située à 300 km environ au sud de Portland © Reuters

Le tireur qui a froidement assassiné dix personnes sur le campus d’une université de l'Oregon, au nord-ouest des Etats-Unis, a finalement été abattu par les forces de l'ordre. On compte sept blessés dont trois graves.

Un homme armé a fait 10 morts et sept blessés, dont trois grièvement, jeudi matin sur le campus de l’université de l'Umpqua Community, dans l'Oregon, avant d'être abattu par les forces de l'ordre. On compte onze morts, dont le tireur. Ce dernier a été abattu lors d'un échange de coups de feu avec les policiers. Ulcéré, Barack Obama a exprimé dans une colère froide son "incompréhension".

Carte de situation
Carte de situation © Radio France

Il y a eu des échanges de feu. Nous l’avons ensuite neutralisé

"Il était 10h38 ce matin quand nous avons reçu un appel de l’université pour nous prévenir qu’un homme était rentré dans les classes et qu’il tirait. Nous sommes immédiatement intervenus. Nous avons localisé le tireur dans un des bâtiments. Il y a eu des échanges de feu. Nous l’avons ensuite neutralisé", a détaillé le shérif du comté local, John Halin devant les médias.

L'homme a méthodiquement abattu ses victimes, passant d'une salle de cours à l'autre de l'université, qui compte quelque 3.000 étudiants.

Fasciné par les armes et les tueries en direct

Plusieurs médias américains affirment qu'il s'agit d’un homme de 26 ans qui ne serait pas étudiant dans l'université où s'est déroulé le massacre. Les motivations du tireur n'étaient pas connues une douzaine d'heures après le massacre. A en croire son blog, il était fasciné par les armes et les tueries en direct. Jeudi soir une veillée aux chandelles se tenait à Roseburg, et d'autres scènes similaires accompagnées souvent de prières se répétaient ailleurs dans l'Etat.

Comme je le dis à chaque fois que nous assistons à un de ces massacres, nos pensées et nos prières ne suffisent pas

Les larmes du président des Etats-Unis, volées par les photographes lors de la tuerie de Charleston, ont cette fois laissé la place à une colère froide, et à un sentiment d'impuissance. "Comme je l'ai dit il y a quelques mois, et comme je l'avais déjà dit quelques mois auparavant, et comme je le dis à chaque fois que nous assistons à un de ces massacres, nos pensées et nos prières ne suffisent pas", a déploré Barack Obama, lors d’une allocution à la presse donnée dans la foulée.

Barack Obama après la tuerie sur un campus en Oregon
Barack Obama après la tuerie sur un campus en Oregon © Kevin Dietsch

Hilary Clinton, de son côté, a exprimé son "incompréhension" : "C'est, a-t-elle déclaré, incompréhensible pour moi que l’on puisse voir encore et encore ces tueries de masse…Nous devons avoir de la volonté politique et prendre des mesures pour éviter que des armes tombent dans de mauvaises mains. Et je ferai tout ce que je peux pour y parvenir."

Le débat sur la législation sur les armes relancé

Le président des Etats-Unis a tenté, après la tuerie dans une école élémentaire du Connecticut (26 morts dont 20 enfants en décembre 2012, un des pires jours de sa présidence, avait-il alors confié), de réformer la législation fédérale, avec davantage de vérification des antécédents d'acheteurs d'armes. Le texte a été repoussé par le Sénat.

Quatre mois seulement après Charleston

Cette nouvelle fusillade, moins de quatre mois après la mort de neuf paroissiens assassinés par un suprémaciste blanc dans une église de la communauté noire à Charleston, en Caroline du Sud, devrait alimenter le débat sur le contrôle des armes à feu.

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