Barak Obama, lors de sa conférence de presse du mercredi 20 août.
Barak Obama, lors de sa conférence de presse du mercredi 20 août. © Reuters / Kevin Lamarque

Du bout des lèvres, le Pentagone et la Maison Blanche reconnaissent ce mercredi avoir tenté de libérer des otages américains détenus par l’Etat islamique en Syrie, au lendemain de la diffusion de la vidéo de la décapitation de James Foley.

La Maison Blanche et le Pentagone s’en sont tenus au strict minimum. Forcée par une menace de fuites imminente dans la presse, la principale conseillère du président Barak Obama en matière d’anti-terrorisme, Lisa Monaco, s’est fendue d’un communiqué, reconnaissant que le président avait "donné son feu vert à une opération destinée à secourir des citoyens américains enlevés et détenus contre leur gré par l’Etat islamique en Syrie" .

Une opération d’envergure, précise Charlotte Alix, depuis New York.

Quand ? "Plus tôt cet été" . Elle n’aurait pas eu lieu durant les deux dernières semaines. Qui l’opération a-t-elle concerné ? Ni le nombre, ni l’identité des otages n’ont été précisés. Mais le Washington Post, citant des hauts responsables de l’administration Obama, croit savoir que James Foley figurait parmi les otages visés par cette opération, impliquant plus d’une vingtaine de militaires des forces spéciales.

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L’assaut aurait été rapide et violent. Pendant les combats, des djihadistes auraient été tués, et un soldat américain blessé. C’est la première intervention au sol reconnue par les Etats-Unis depuis le début de la guerre civile en Syrie.

"Les otages n’étaient pas présents"

Pourquoi cette libération a-t-elle échoué ? Lisa Monaco s’explique : "les otages n’étaient pas présents" . Pourtant, "le gouvernement américain pensait avoir assez de renseignements" pour mener l’opération, poursuit-elle.

La diffusion de la décapitation du journaliste américain par l’Etat islamique ce mardi n’a pas entamé la détermination des Etats-Unis à poursuivre ses frappes en Irak. Depuis, 14 frappes aériennes ont été menées dans le nord du pays. Le président Barack Obama a donné une conférence de presse hier mardi, qualifiant l’Etat islamique de "cancer" qui n’a "pas sa place au XXIe siècle" .

François Hollande "révolté"

Ce jeudi matin, le président français a lui aussi réagi à la diffusion de la vidéo, à son arrivée à la Réunion. Il a proposé d’organiser une conférence contre l’Etat islamique, soulignant la"barbarie du crime" .

François Hollande, au micro de Marion Lagardère.

C’est une entreprise terroriste qui a décidé d’asservir, d’annihiler, d’anéantir. Si le monde ne s’organise pas par rapport à la lutte contre ce groupe, il y aura d’autres images aussi effroyables.

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