Nous ne sommes pas autorisés à communiquer leurs noms. Pourquoi? Dans l'histoire des otages, cette demande (de l'Élysée) ne s'était jamais produite. Pourtant, chacun de nous suit la consigne : ne pas citer les otages pour ne pas risquer de mettre en péril les négociations et donc, leur vie.Voici le communiqué que la Société des journalistes de Radio-France transmet aujourd'hui aux journalistes et qui vous concerne, vous aussi, vous qui avez sans doute déja vu les reportages de nos deux amis otages (Hervé a commencé sa carrière à Radio-France il y a une vingtaine d'années). DEUX MOIS DE SILENCELe 9 mars prochain, un rassemblement est organisé place du Trocadéro pour soutenir les deux journalistes de France 3 enlevés en Afghanistan le 29 décembre dernier. Un rassemblement pour faire du bruit alors que le cas de ces deux journalistes, retenus depuis plus de deux mois, sombre peu à peu dans l’oubli et le silence.Un rassemblement pour les soutenir alors que le secrétaire général de l’Elysée se permet, avant même de savoir s’ils sont toujours en vie, de les accuser « d’imprudence coupable ».Un rassemblement pour rappeler que deux vies n’ont pas de prix quand le chef d’Etat-Major des Armées parle, avant même l’éventuelle libération, du coût élevé des opérations de recherche.Pour ne pas oublier, la SDJ affirme une nouvelle fois son soutien aux deux journalistes de France 3 toujours retenus en otages en Afghanistan, et appelle à participer à cette manifestation organisée en accord avec leurs familles, par la Société des Journalistes de la rédaction nationale de France 3, Reporters Sans Frontières et le Syndicat National des Journalistes.Pour Hervé, Stéphane, et leurs accompagnateurs.RDV Mardi 9 Mars, place du Trocadéro (Paris 16e) à 14h.

H Morin en Afghanistan
H Morin en Afghanistan © Radio France
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