L'économie allemande est montrée en exemple par de nombreux politiques et économistes européens, notamment français. La réalité est loin d'être aussi rose qu'ils le disent.

Allemagne : la CDU-CSU de la chancelière Angela Merkel part favorite pour les législatives du 24 septembre
Allemagne : la CDU-CSU de la chancelière Angela Merkel part favorite pour les législatives du 24 septembre © Reuters / Fabrizio Bensch

Le miracle économique allemand, c'est avant tout un taux de chômage très bas : 5,6% en 2017, contre 12% en 2005. Le pays est proche du plein-emploi, et certaines villes (par exemple en Bavière) sont à peine à plus de 1% de taux de chômage!

Mais la face cachée de l'économie allemande, ce sont aussi tous ces emplois à temps partiel. Le risque de tomber dans la pauvreté a doublé en dix ans, passant au-delà de la moyenne européenne. Les jeunes (15-24 ans) et les seniors travaillent plus en Allemagne qu'en France. Et les femmes travaillent plus, mais sont plus souvent à temps partiel.

Allemagne : le taux de chômage baisse mais le taux de travailleurs pauvres a doublé en 10 ans
Allemagne : le taux de chômage baisse mais le taux de travailleurs pauvres a doublé en 10 ans © AFP / KUN TIAN, THOMAS SAINT-CRICQ, FRÉDÉRIC BOURGEAIS

La durée légale du travail est de 40 heures en Allemagne et de 35 heures en France.

Le salaire minimum est plus élevé en France, si l'on se base sur le taux horaire. Mais du coup, sur un mois, il atteint 1 498 euros en Allemagne contre 1 480 euros en France.

Le taux d'inflation nettement plus élevé en Allemagne qu'en France
Le taux d'inflation nettement plus élevé en Allemagne qu'en France © Visactu / Visactu

Un Allemand sur cinq est menacé de pauvreté. Chez les familles monoparentales, c'est encore pire : un quart, soit deux fois plus qu'en 2005, risquent de basculer dans la misère.

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