L'ex chef du gouvernement italien avait été acquitté en 2014 à l'issue du procès pour prostitution de mineure. Il est jugé cette fois-ci pour subornation de témoins

Silvio Berlusconi n'est pas réellement inquiets de ce nouveau procès
Silvio Berlusconi n'est pas réellement inquiets de ce nouveau procès © Reuters / Remo Casilli

L'ancien président du Conseil est soupçonné d'avoir versé plus de dix millions d'euros, entre 2011 et 2015,aux jeunes femmes, invitées de des fêtes dans la résidence à Arcore, pour qu'elles témoignent en sa faveur lors du procès de 2014. La seule Karima El Mahroug, dite Ruby, qui était mineure au moment des fameuses soirées "bunga-bunga", aurait reçu millions.

La première audience s'est ouverte mardi matin, pour se terminer peu après. Décision a été prise par le tribunal de joindre l'affaire de l'ancien chef du gouvernement italien à celle des jeunes femmes et proches poursuivis pour les mêmes faits et qui débutera le 3 juillet.

Pour Me Federico Cecconi, l'avocat de Silvio Berlusconi :

Pour la première fois, on risque de juger un délit de générosité

Me Federico Cecconi a en effet, selon ses dires, présenté une liste d'"environ 80 personnes" - journalistes, personnalités politiques, personnes inconnues du grand public - susceptibles, selon lui, de déclarer avoir bénéficié de la générosité "désintéressée" de Silvio Berlusconi.

L'ancien chef du gouvernement italien a en effet été très très généreux avec les jeunes femmes : argent liquide, cadeaux, voitures, logements, paiement de factures et de frais médicaux, etc. Selon lui des dépenses justifiées pour des personnes dont la vie a été "abîmée" par le bruit fait autour des procès.

Dans le premier procès de ce "Rubygate", Silvio Berlusconi a été condamné en première instance à sept ans de prison pour prostitution de mineure et abus de pouvoir, avant d'être définitivement acquitté en mars 2015 par la cour de Cassation.

De nouvelles ambitions politiques

Malgré le procès et de nouveaux ennuis judiciaires qui se profilent, le Cavaliere n'a rien perdu de son envie de pouvoir. Il compte pour celà profiter des élections qui devraient se tenir début 2018.

Les explications de Mathilde Imberty à Rome et du politologue Giovanni Orsina

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