Après quelques interrogations sur la position de la France, Paris a décidé de voter oui à la résolution de l'Assemblée générale de l'ONU faisant de la Palestine, non plus une "entité observatrice" mais un "Etat observateur non membre", à l'instar du Vatican.

Ces dernières semaines, le président Hollande avait paru hésitant sur la ligne diplomatique. A la grande surprise de beaucoup d'observateurs, il n'avait fait aucune référence dans son discours aux ambassadeurs (27 août 2012) à l'Etat palestinien, utilisant le terme "de droit à l'autodétermination". Un net recul par rapport à la position traditionnelle de la France dans ce dossier.

Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères

Comme d'habitude -mais est-ce une surprise ?- l'Europe montre une nouvelle fois le visage de la division et de la cacophonie sur un dossier où elle a pourtant investit des milliards d'euros depuis deux décennies. Elle n'a pu adopter une position communue.

Dans le camp des "oui", on trouve, outre la France, l'Espagne, le Danemark, l'Autriche et hors UE, la Norvège et la Suisse. La plupart des pays de l'Union ont décidé de s'abstenir comme la Grande-Bretagne. L'Allemagne et les Pays-Bas voteront contre.

Pas de surprise non plus du côté de Washington qui se trouve dans la position de frein au processus de paix et qui dira non. Allié indéfectible d'Israël, les Etats-Unis non seulement pratiquent une politique de courte vue mais rendent un bien mauvais service à Israël, selon Hael Fahoum, ambassadeur de Palestine en France.

Hael Al-Fahoum, ambassadeur de Palestine en France

L'Autorité palestinienne fait valoir que ne pas voter la résolution de l'ONU sur le statut de la Palestine, c'est faire le jeu de la violence et des extrémistes. Si on ferme la porte diplomatique aux Palestiniens, il ne leur restera plus que les armes pour faire entendre leur voix. Mais c'est peut-être aussi le calcul cynique des Israéliens et des Américains...

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