C'est un cri d'alarme que lancent une trentaine d'ONG internationales (Amnesty, HWR, Oxfam, Care, Caritas, Première urgence, etc.). Elle viennent d'interpeller le Quartet pour le Proche-Orient qui doit se réunir le 24 septembre prochain à l'occasion de l'Assemblée générale de l'ONU à New York. Loin des caméras, les démolitions de maisons et les expulsions de Palestiniens ont triplé depuis trois ans en Cisjordanie, affirment ces ONG.

Dernier développement en date : le gouvernement israélien prévoit de détruire et de déplacer la population de 13 villages palestiniens situés sur la colline d'Hébron. Il s'agit de faire place nette pour de nouvelles colonies et une nouvelle zone militaire fermée ("Fire Zone 918"). Au total, ce sont 1650 Palestiniens qui se retrouveraient alors sans foyer, sans ressource et sans accès aux terres agricoles qui les font vivre. Ces 13 villages se situent en zone C des accords d'Oslo, zone entièrement sous contrôle israélien.

Autre sujet de préoccupation pour ces ONG : les atteintes répétes des autorités israéliennes au droit humanitaire. Oxfam s'est récemment vu confisquer une clinique vétérinaire mobile. L'ONG a reçu un avis l'informant qu'elle n'était plus autorisée à entrer dans les villages où elle travaille pour aider 148 familles qui vivent de l'élevage de moutons et de chèvres. Le problème, mais il n'est pas nouveau, c'est la passivité de la communauté internationale.

Nicolas Vercken, reponsable du secteur "conflits et humanitaires" à Oxfam

Devant la coquille vide du Quartet, le rouleau compresseur israélien n'a pas trop de soucis à se faire. La démolition de la Cisjordanie peut continuer sans faire de vague...

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