Dans son discours aux ambassadeurs, François Hollande a accordé la priorité diplomatique aux deux crise chaudes du Moyen-Orient : la Syrie et le nucléaire iranien. Pour ce qui est du conflit israélo-palestinien, il a consacré très exactement 34 secondes sur une intervention de près de trois quart d'heure, c'est-à-dire un paragraphe.

François Hollande

Outre la discrétion sur le sujet, il y a surtout un glissement sémantique : François Hollande ne parle pas d'Etat palestinien mais de "droit à l'autodétermination" . Bref, me faisait remarquer un diplomate après le discours du président :"sur la question palestinienne, François Hollande est en recul par rapport aux positions diplomatiques françaises traditionnelles."

Quand le chef de l'Etat avait reçu Mahmoud Abbas à Paris après son élection, il avait été d'une prudence de Sioux, se bornant à constater l'impasse du processus de paix. On sent donc bien que sur la question palestinienne, il y a désormais un ronronnement diplomatique côté français.

Ce n'est pas nouveau, car le dossier est d'abord et avant tout entre les mains de Washington. Et puis surtout les printemps arabes sont passés par là, reléguant la Palestine en bas de l'agenda. Une forme d'enterrement diplomatique. François Hollande l'a acté à la conférence des ambassadeurs.

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