Après le succès diplomatique de l'adhésion à l'UNESCO à l'automne 2011, quid de la construction de l'Etat de Palestine sur le terrain ? La dernière réunion des donateurs pour la Palestine à Bruxelles le 21 mars dernier a dressé un bilan mitigé. Le budget de l'Autorité palestinienne est déficitaire pour 2012. Il faut trouver 700 millions de dollars. Lors de cette réunion, Salam Fayyad, le Premier ministre palestinien, s'est plaint du manque de soutien de la communauté internationale dans cette période pourtant cruciale. Sans citer la Grèce, le responsable palestinien a lancé aux participants :"j'ai fais plus d'efforts que certains pays et je n'ai pas accès aux crédits du FMI!"

Un diplomate français estime que "le risque d'effondrement financier de l'Autorité palestinienne existe; la situation est la plus grave depuis 2007, même si elle n'est pas insoluble." Pour cela, il faudrait que les Etats-Unis et les monarchies du Golfe mettent la main à la poche. Pour ce diplomate, il ne pourra y avoir "d'économie viable pour la bande de Gaza tant que les productions palestiniennes seront bloquées à l'exportation par l'armée israélienne et il n'y aura pas de développement de la Cisjordanie sans la mise en valeur de la zone C prévue dans les accords d'Oslo (sous contrôle israélien, ndlr) qui représente 60% de ce territoire."

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