Manifestation le 6 avril 2016 a Reykjavik, Islande
Manifestation le 6 avril 2016 a Reykjavik, Islande © Reuters / Sigtryggur Johannsson

En Islande, le scandale des "Panama papers" secoue la vie politique. Le Parti pirate, une jeune formation qui prône la transparence de la vie publique, caracole en tête des sondages. 43% des voix si les élections législatives avaient lieu aujourd'hui.

Un leader charismatique

Look gothique, téléphone portable vissé à la main, depuis quelques jours en Islande, on ne voit qu'elle. Birgitta Jonsdottir , le leader du Parti pirate, une jeune formation politique qui semble surfer sur le mouvement de colère des islandais. Alors que le scandale des "Panama Papers" , révélant les avoirs du premier ministre et de 3 autres ministres sur les îles vierges britanniques, a emporté le gouvernement de droite, le Parti Pirate prêche haut et fort pour une démocratie participative et plus de transparence dans la vie publique. Birgitta Jonsdottir fait le tour des médias, en réclamant des élections anticipées immédiates.

En tête des sondages

Un discours qui plaît et rassemble. Selon un sondage, si les élections législatives avaient lieu aujourd'hui,le Parti pirate serait en tête avec 43% des voix . Loin devant le Parti de l'indépendance (21,6%) ou le Mouvement gauche-verts (11,2%).

Notre envoyée spéciale à Reykjavik, Sandrine Etoa-Andegue, a rencontré les militants du Parti pirate

Le Parti Pirate , et le reste de l'opposition de gauche et du centre, ont soumis au parlement une motion de censure, contre le nouveau gouvernement de droite qui prend le pouvoir aujourd'hui. Motion qui n'a aucune chance d'aboutir, car l'opposition est minoritaire.Le nouveau premier ministre, ex-ministre de l'agriculture, Sigurdur Ingi Johansson , promet des élections législatives anticipées cet automne. Pas sûr que cela suffise pour calmer l'opposition, et les manifestants. Ils sont plusieurs milliers à protester depuis trois jours quotidiennement à Reykjavik, la capitale islandaise.

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