Sigmundur David Gunnlaugsson, premier minsitre islandais, poussé à la démission par le scandale des Panama papers
Sigmundur David Gunnlaugsson, premier minsitre islandais, poussé à la démission par le scandale des Panama papers © MaxPPP

Le scandale des Panama Papers fait ses premières victimes : le Premier ministre islandais Sigmundur David Gunnlaugsson se retire, alors que le nom du nouveau président de la FIFA est cité pour des contrats douteux.

Les révélations de cette fraude fiscale à échelle planétaire ont provoqué une première onde de choc avec la démission mardi soir du Premier ministre islandais Sigmundur David Gunnlaugsson.

L’élu a annoncé quitter son poste après des révélations sur ses placements offshore : des millions de dollars qu'il a détenus via une société ayant son siège aux îles Vierges britanniques. La nouvelle de son nom cité dans les dossiers du cabinet d’avocats Mossack Fonseca , révélés par une centaine de journaux à travers le monde, a jeté dans la rue des milliers de personnes en colère. A Reykjavik, des centaines de manifestants s’étaient retrouvés plus tôt dans la soirée devant le Parlement, pour réclamer son départ, mais aussi celui de tout le gouvernement de droite .

►►► A Reykjavik, le reportage de Sandrine Etoa Andegue avec les manifestants réclamant la démission en bloc du gouvernement islandais

Dans le même temps, de nouvelles révélations du Monde font ressortir le nom de Dominique Strauss-Khan à travers le fond d'investissement luxembourgeois Leyne, Strauss-Kahn & Partners (LSK): l'ancien patron du FMI (Fond Monétaire International) était aussi sur les listings avec 31 sociétés offshore créées. DSK qui affirme ne rien savoir de cette activité.

En France, le clan Le Pen est aussi plongé dans la tourmente à cause des fuites de documents de ce cabinet .

Onde de choc dans le monde du foot

Le scandale rebondit également dans le monde du foot : le nouveau président de la FIFA, Gianni Infantino, est cité pour la signature de contrats douteux , en 2006 et 2007, entre l'UEFA et une société offshore.

Gianni Infantino, qui affirme pourtant n'avoir commis aucun "méfait", a été élu à la tête de la FIFA le 26 février 2016, et avait promis de restaurer la réputation de l’instance planétaire , minée par des scandales de corruption.

►►►Gianni Infantino pris dans la tourmente Panama papers, les explications de Sébastien Hazard

Le Panama se défend

Le Panama tente désormais se défendre et parle d'accusations "injustes et discriminatoires", selon son gouvernement.

La réponse du cabinet d'avocats Mossack Fonseca, au centre de l'enquête "Panama papers" affirme de son côté avoir été victime d'un piratage externe et avoir porté plainte auprès de la justice panaméenne.

Le gouvernement français a déjà réagi, par le voie de son ministre de l'Economie et des Finances Michel Sapin, au lendemain de la révélation du scandale, en réintégrant le Panama dans sa liste de pays non-coopératifs. Comprendre : le Panama est de nouveau sur la liste noire des paradis fiscaux. Il en était sorti en 2012 sous la présidence de Nicolas Sarkozy.

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