Chaque jour, cinq infos du monde garanties sans Covid-19 | Ce lundi 30 mars, l'actualité internationale nous amène en Syrie où 5 000 djihadistes détenus à la prison de Ghourian se sont révoltés, et à Beyrouth, au Liban, où les campements des contestataires qui occupaient la place des Martyrs ont été démantelés.

La place des Martyrs, au coeur de Beyrouth, était l'épicentre du mouvement contestataire libanais
La place des Martyrs, au coeur de Beyrouth, était l'épicentre du mouvement contestataire libanais © AFP

SYRIE | Hier, à Hassaké, au nord-est de la Syrie, les 5 000 détenus de la prison de Ghourian se sont révoltés. Ces hommes, comme tous les autres détenus, sont accusés d’être des djihadistes de l’État islamique. On ignore pour l’instant le nombre de fuyards et leur nationalité, mais "un certain nombre d’entre eux ont pu sortir dans la cour de la prison", explique un responsable sécuritaire : "pendant l’insurrection, murs et portes ont été cassés. La rébellion a été lancée par des éléments de l’État islamique et certains d’entre eux se sont enfuis". 

Des renforts de sécurité ont été envoyés pour maîtriser la situation à l’intérieur de la prison et pour retrouver les évadés. Si ces hommes, comme tous les autres détenus, sont accusés d’être des djihadistes, d'après un porte-parole de la coalition internationale contre Daech, "ce sont des membres de bas échelon de l’EI qui sont enfermés dans la prison".

ISRAËL | En raison d'une pluviométrie hivernale jamais vue depuis un demi-siècle, le lac de Tibériade situé au nord-est d'Israël, aux confins de la Syrie, du Liban et de la Jordanie se rapproche de son niveau record de 2004. Hier, il se situait à 209,19 m sous le niveau de la mer (car le lac est situé dans une dépression très largement sous le niveau zéro) après un plus bas à l'été 2017. 

Depuis la conquête militaire du plateau du Golan en 1967 au détriment de la Syrie, Israël contrôle intégralement le lac de Tibériade qui s'étend sur 160 kilomètres carrés. C'est la plus grande réserve d'eau douce du pays dont elle assure plus d'un tiers de l'approvisionnement. Sa hauteur influe aussi sur le niveau de la Mer morte, 110 kilomètres plus bas, qu'il alimente via le Jourdain. La bonne nouvelle du moment ne doit pas faire oublier une tendance plus fondamentale, explique Uri Schor, porte-parole de l'Autorité de l'eau au Times of Israel

Nous savons, en raison du changement climatique, que cette région va connaître de moins en moins de pluies car c’est la tendance observée depuis 30 ans. Certaines années, on a un peu plus de pluie, d’autres années moins mais la tendance globale est qu’il y aura de moins en moins d’eau. 

ANGLETERRE | Le Ritz de Londres, l'un des plus célèbres hôtel de luxe de la capitale anglaise, a été vendu à un investisseur qatarien dont le nom n'a pas été dévoilé. "C'est un privilège de devenir le nouveau propriétaire de l'emblématique hôtel Ritz et d'avoir l'occasion de perpétuer son style et ses traditions", a déclaré un porte-parole du mystérieux acquéreur.

Situé sur Piccadilly, au coeur de Londres, le Ritz, fondé en 1906, compte 450 employés et 130 chambres, allant de 650 livres la nuit, à plus de 6 000 pour la plus grande suite. Le montant de la transaction n'a pas été dévoilé mais il se situerait entre 700 et 800 millions de livres, selon la presse britannique.

PAYS-BAS | Une peinture de Van Gogh a été volée la nuit dernière aux Pays Bas. Le jardin du presbytère de Nuenen au printemps, une huile sur papier datant de 1884, détenue par le Musée de Groningue, avait été prêtée pour une exposition au Musée de Laren, une ville proche d’Amsterdam. C'est là-bas que l'oeuvre a été dérobée.

D'après la police, le cambriolage a eu lieu vers 3h15 et les malfaiteurs ont détruit une porte vitrée pour entrer dans le Musée. L’alarme anti-vol s’est déclenchée mais à l’arrivée des agents de sécurité le tableau s’était envolé.

"Il s'agit d'une œuvre émouvante, peinte par Van Gogh à l’époque où son père était pasteur à Nuenen", a confié le directeur du musée qui s'est dit "choqué et furieux". 

Le Musée était fermé en raison de l’épidémie de Coronavirus, mais les conditions de sécurité étaient "conforme au protocole", a affirmé un responsable du site à l'agence de presse Belga.

LIBAN | La "révolution" n’a plus de camp de base à Beyrouth. Vendredi soir, les forces de l’ordre libanaises ont démantelé le campement des contestataires qui occupaient le centre-ville de la capitale depuis la mi-octobre.

Sans ménagement, des policiers ont détruit les tentes et autres abris installés depuis cinq mois sur la Place des Martyrs et celle de Riad el-Solh, épicentre de "l’Automne libanais" qui a vu des centaines de milliers de citoyens de toutes confessions, de tous âges, de toutes les régions et de tous les milieux sociaux se rassembler pendant plusieurs mois pour dénoncer la déliquescence de leur État (parmi les plus endettés au monde), ainsi que la corruption des élites et des partis confessionnels hérités de la guerre civile.

Vendredi soir, quand les forces de l’ordre ont démantelé le dernier campement de cet "Automne libanais", il n’abritait plus qu’une centaine d’irréductibles. "L’opération a été violente, les Forces de sécurité nous ont battus, ils ont détruit les tentes, ils ne nous ont même pas laissés le temps de prendre nos affaires", raconte une contestataire au journal francophone L’Orient-Le Jour.

Tout en renouvelant "son soutien aux demandes sociales justes du mouvement", le ministère de l’Intérieur a justifié cette opération par la lutte contre le coronavirus, un couvre-feu instauré dans ce cadre depuis vendredi entre 19h et 5h du matin et par "l’augmentation des atteintes aux propriétés privées et contre les passants". Des motifs sanitaires et sécuritaires rejetés par les contestataires qui dénoncent des motivations purement politiques.

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