Chaque jour, cinq infos du monde garanties sans Covid-19. Ce jeudi 2 avril, l'actualité internationale nous amène au Luxembourg où la Cour de justice de l’UE a désavoué la Pologne, la Hongrie et la République Tchèque pour avoir refusé d'accueillir des migrants en 2015, et en Corée avec la bande annonce de Peninsula.

Face à la vague de migrants en 2015, la Hongrie, la Pologne et la République Tchèque avaient refusé de se montrer solidaires
Face à la vague de migrants en 2015, la Hongrie, la Pologne et la République Tchèque avaient refusé de se montrer solidaires © AFP / TURKISH COAST GUARD COMMAND / ANADOLU AGENCY

UNION EUROPÉENNE | La Pologne, la Hongrie et la République Tchèque ont "manqué à leurs obligations" lors de la crise des migrants. L’Europe solidaire, ce n’est pas la vision de tous les pays. Au plus fort de la crise des migrants, en 2015, lorsque des centaines de milliers de Syriens ont débarqué sur les plages d’Italie et de Grèce, l’Union européenne a décidé de les accueillir et de les relocaliser par quota dans tous les pays membres. Trois États ont refusé. Aujourd’hui, la Cour de justice de l’UE vient de rendre un arrêt considérant que la Pologne, la Hongrie et la République Tchèque n’ont pas respecté la décision collective et ont donc "manqué à leurs obligations" :

Selon la Cour, Varsovie, Budapest et Prague "ne peuvent invoquer ni leurs responsabilités en matière de maintien de l'ordre public et de sauvegarde de la sécurité intérieure, ni le prétendu dysfonctionnement du mécanisme de relocalisation, pour se soustraire à la mise en œuvre de ce mécanisme". Pour refuser les migrants, ils auraient dû prouver que ces demandeurs d'asile portaient atteinte à la sécurité de leur pays.

Une décision pour le futur

Dans son arrêt, la Cour détaille les manquements des trois pays : la Pologne avait accepté en décembre 2015 d’accueillir 100 migrants, elle n’a "cependant pas procédé à ces relocalisations" et n’a "pris aucun engagement ultérieur de relocalisation". La Hongrie "quant à elle, n’a, à aucun moment, indiqué un nombre de personnes pouvant faire l’objet d’une relocalisation sur son territoire". Enfin, la République Tchèque avait accepté 50 migrants sur ton territoire, "douze personnes" ont effectivement été relocalisées depuis la Grèce, "mais la République tchèque n’avait plus pris aucun engagement ultérieur de relocalisation".

Les trois pays ont minimisé cette décision, la jugeant "discriminatoire" et "sans importance pratique". Pour Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, "ce jugement est important. Il se réfère au passé mais nous donnera des lignes directrices pour le futur". L’arrêt de la Cour de justice est contraignant, mais les Etats membres peuvent décider de ne pas se conformer. La Commission relancera alors une nouvelle procédure.

PAKISTAN | La condamnation à mort du principal suspect du meurtre de Daniel Pearl annulée. L’assassinat du journaliste américain Daniel Pearl au Pakistan en 2002 avait suscité un émoi considérable. Le correspondant du Wall Street journal  enquêtait alors sur les réseaux islamistes implantés autour de Karachi, après les attentats du 11 septembre. Il a été enlevé puis décapité dans une vidéo, diffusée quelques semaines après sa disparition.

À l’époque, la justice pakistanaise avait arrêté et condamné quatre hommes. Omar Sheikh, extrémiste Britannico-pakistanais, était considéré comme le commanditaire de l’enlèvement. Il a été condamné à mort. Un tribunal du sud du Pakistan a annulé ce jeudi sa sentence et réduit sa peine à sept ans. Ayant déjà fait 18 ans en prison, il devrait sortir dans les prochains jours. Les trois autres condamnés ont été acquittés.

Selon le tribunal, "les accusations de meurtre n'ont pas été prouvées". Depuis 2011, une enquête indépendante, réalisée notamment par des collègues du journaliste, estime qu’Omar Cheikh n’est pas coupable. L’enquête "Pearl Project" a révélé que la justice pakistanaise s’était fourvoyée et qu'Omar Cheikh n’aurait pas été présent lors de l’assassinat de l’Américain. Un autre homme, Khaled Cheikh Mohammed, a confessé en 2007 avoir décapité Daniel Pearl. Cet islamiste est prisonnier à Guantanamo depuis 2003 et soupçonné d’être le cerveau des attentats du 11 septembre.

ÉTATS-UNIS-IRAN | Pas de répit dans la guerre des mots entre Washington et Téhéran. Un tweet de Donald Trump a refait monter la température. Le président américain assuré que son pays ne voulait "pas d'hostilités" avec les Iraniens, "mais s'ils nous sont hostiles, ils vont le regretter comme jamais auparavant".

Une allusion au harcèlement des milices chiites pro-iraniennes en Irak contre les bases américaines. L'Iran n'agit qu'en "légitime défense", a rétorqué sur Twitter le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Zarif, "contrairement aux Etats-Unis qui mentent, trompent, et assassinent".

ARGENTINE | Plus d’un tiers de la population vit dans la pauvreté. Une étude de l’Indec, institut national des statistiques, publie ce jeudi des chiffres alarmants. En Argentine, en 2019, le taux de pauvreté a atteint 35,5% de la population. Plus grave encore, 8% des Argentins ne peuvent pas manger à leur faim. Les chiffres sont encore plus élevés autour de Buenos Aires, avec 40,5% de pauvreté et 11,3% d’indigence, c’est-à-dire des gens qui ne peuvent pas subvenir aux besoins primaires de nourriture. 

L’Argentine subit une grave crise depuis deux ans, l’économie est en récession. L’année dernière, le PIB a chuté de 2,1% et l’inflation a dépassé les 50%. Le président Alberto Fernandez, élu en décembre 2019, a impulsé une politique de relance mais à l’heure actuelle, avec le confinement général, les Argentins n’entrevoient aucune amélioration immédiate. 

CORÉE DU SUD | Premières images du film Peninsula, la suite du Dernier train pour Busan. Le train s’est arrêté à Busan, mais pas les zombies. Ce jeudi, une première bande annonce de Peninsula a été diffusée sur internet. Quatre ans après la sortie du film d’horreur Dernier train pour Busan (11 millions d'entrées en Corée du sud), le réalisateur Yeon Sang-Ho revient avec une suite attendue. On y retrouve le même univers, mais pas la même histoire ni les mêmes personnages.

Dans Peninsula, un soldat revient après avoir fui une Corée du Sud infestée de morts vivants. En arrivant à Séoul, alors qu’il doit sauver les rares habitants encore non-affectés, il ne trouve que chaos et néant. Le film devrait sortir le 12 août.

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