Chaque jour, cinq infos du monde garanties sans Covid-19 | Ce vendredi 3 avril, l'actualité internationale, c’est la pétition d'une ONG pour demander un cessez-le-feu et qui enregistre plus d’un million de signatures. C’est aussi l’UE qui devrait bientôt approuver l’arrivée des vers et des grillons dans nos assiettes.

Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a lancé le 23 mars un appel "à un cessez-le-feu immédiat, partout dans le monde"
Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a lancé le 23 mars un appel "à un cessez-le-feu immédiat, partout dans le monde" © AFP / BELGA MAG / Benoît DOPPAGNE

ONU | Plus d’un million de signatures pour demander à un cessez-le-feu mondial et immédiat. Les Nations unies avaient appelé la semaine dernière à arrêter les combats dans le monde, en ces temps de pandémie. L’ONG Avaaz a lancé le 30 mars une pétition pour demander aux citoyens de se mobiliser pour cette cause. Le million de signatures a été dépassé ce vendredi. Le porte-parole de l’ONU, Stéphane Dujarric s’est félicité de cette initiative. "Nous sommes très contents de voir combien cette pétition peut attirer" de gens, ajoutant qu’il est important de "mettre la pression sur les combattants".

Malgré l’appel de l’ONU, les combats ne semblent pas diminuer. "Malheureusement les hostilités se poursuivent dans la plupart des zones où nous nous trouvons", a indiqué Laetitia Courtois, représentante auprès de l'ONU du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) lors d’un échange avec quelques médias.

MALI | Faible taux de participation et libération d’otages après les élections législatives. Les Maliens étaient appelés aux urnes la semaine dernière pour renouveler leur Parlement. Le scrutin était reporté depuis deux ans, en raison du climat d’insécurité. Le Mali subit des attaques djihadistes depuis 2012 et par crainte, les habitants se sont peu rendus aux urnes. Le taux de participation publié ce vendredi est de 35,73%.

Le scrutin a été marqué par des enlèvements d’agents électoraux, des pillages de bureaux de vote et l’explosion d’une mine, qui a fait neuf morts. Quelques jours avant, l’un des chefs de l’opposition, Soumaïla Cissé et plusieurs membres de sa délégation ont été kidnappés. L’attaque a été revendiquée par un groupe du centre Mali, lié à Al-Qaïda. Le parti de Soulaïma Cissé, l’Union pour la République et la Démocratie, négocie discrètement depuis neuf jours pour sa libération. Dans un communiqué, l’URD annonce ce vendredi que cinq compagnons de Cissé ont été libérés et que trois, dont le leader, restent toujours détenus.

IRAN | Au moins 280 prisonniers exécutées en 2019. Le rapport annuel sur la peine de mort en Iran a été publié cette semaine. Selon Iran Human Rights (IHR) et Ensemble contre la Peine de mort, au moins 280 personnes ont été exécutées par pendaison l’année dernière (273 en 2018), dont 13 en public. Quatre mineurs et 15 femmes figurent parmi les exécutés. 22 personnes ont par ailleurs été forcées à faire des aveux à la télévision ou à la radio. 

Le rapport de l’IHR met également en avant le manque d’accès à un avocat après l’arrestation des suspects et la pratique de la torture dans les prisons iraniennes. La nomination en mars 2019 par le Guide Suprême Ali Khameinei, d’Ebrahim Raeisi comme chef de la magistrature, a été perçu comme un signe de durcissement du régime des Mollahs. Raeisi est connu pour avoir joué un rôle clé dans l’exécution de plusieurs milliers de prisonniers politiques au cours de l’année 1988.

Ensemble Contre la Peine de Mort, dont le président d’honneur est Robert Badinter, demande à la communauté internationale de faire pression sur l’Iran pour l’application d’un moratoire sur la peine de mort. "C'est en Iran que la proportion la plus élevée de femmes et de mineurs est exécutée", écrit l'ancien garde des Sceaux dans la préface du rapport. "Ces pratiques odieuses déforment le vrai visage de l'islam, une religion qui professe la prééminence de l'amour et de la vie sur la haine et la mort". La République islamique est le pays où l’on exécute le plus, après la Chine. 

HONGRIE | Victor Orban veut interdire le changement de sexe à l’État civil. Changer de sexe est un long processus. L'aboutissement, c'est quand l'État reconnait ce changement. La Hongrie a décidé de nier ce droit. Un projet de loi en ce sens a été déposé au Parlement hongrois cette semaine, juste après l’'adoption d'une loi assurant à Viktor Orban des pouvoirs quasi illimités. Pour le Premier ministre nationaliste, le genre doit être défini par le "sexe biologique basé sur la naissance et le génome". Une disposition de plus dans sa guerre pour imposer une "nouvelle ère" culturelle à son pays, encourageant les valeurs chrétiennes traditionnelles.

L'Alliance hongroise LGBT juge cette annonce consternante et dénonce dans sur son site internet un projet de loi qui "viole le droit à l'auto-identification et renforce diverses formes de discrimination contre les personnes transgenres". Les Hongrois transgenres auraient des documents qui ne correspondent pas à leur identité et à leur apparence, et pourraient être discriminés dans la recherche d'emploi ou de logements. Le Conseil de l’Europe a critiqué ce projet de loi, estimant qu’il était "contraire aux normes juridiques européennes".

UNION EUROPÉENNE | L’Agence de sécurité des aliments devrait bientôt approuver la commercialisation d’insectes comestibles. Selon Christophe Derrien, secrétaire général de la Fédération européenne des producteurs d’insectes pour l’alimentation humaine et animale joint par France Inter, les dossiers déposés "avancent bien". Une décision devrait tomber "dans les prochaines semaines". Si l’Agence européenne de sécurité des aliments approuve, l’entrée en vigueur ne sera cependant pas immédiate, car la Commission européenne doit ensuite donner son autorisation, "ce qui peut prendre six à sept mois", selon Christophe Derrien.

Les producteurs européens de petits et gros vers de farine, de grillons et de sauterelles attendent "impatiemment" cette décision. En Europe, ils sont une quarantaine. Certains pays sont très avancés dans la consommation d’insectes, notamment les Pays-Bas, la Belgique et la Finlande. En France, ce n’est pas encore autorisé, même si, selon Christophe Derrien, "le potentiel existe et ne demande qu’à pouvoir être exploité". Les producteurs européens réclament une uniformisation des réglementations pour pouvoir avoir plus de visibilité et vendre dans tous les Etats membres. En attendant, vous reprendrez bien un peu de pâtes aux sauterelles ?

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