Chaque jour, cinq infos du monde garanties sans Covid-19. Ce samedi 4 avril, l'actualité internationale nous emmène au Royaume-Uni où le parti travailliste a désigné un nouveau chef, Keir Starmer, et en Turquie où la récolte de noisettes est menacée.

Keir Starmer, centriste et europhile, a été élu samedi à la tête du Parti travailliste avec 56,2% des voix
Keir Starmer, centriste et europhile, a été élu samedi à la tête du Parti travailliste avec 56,2% des voix © AFP / Oli SCARFF

ROYAUME-UNI | La gauche britannique a un nouveau chef : Keir Starmer. Il remplace Jérémy Corbyn qui avait annoncé son départ après la gigantesque défaite du parti travailliste aux élections législatives de décembre. Starmer a remporté un vote interne dont le résultat (56,2% pour lui) a été dévoilé ce samedi.

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Keir Starmer, c’est presque l’opposé de son prédécesseur. Jérémy Corbyn roulait à vélo, arborait des pulls rouges, affichait ses amitiés altermondialistes et cachait parfois un sourire narquois dans sa barbe. Keir Starmer, avocat pendant 30 ans, est rasé de près et toujours en costume impeccable. "Un peu guindé", disent ses détracteurs, il aurait pu servir de modèle au personnage de Mark Darcy dans le journal de Bridget Jones. 

Pro-européen

Mais au-delà de l’apparence, le nouveau chef de la gauche a surtout des idées très différentes du précédent dirigeant. Moins radicales, plus proches du centre. Pro-européen, il est entré sur la scène politique grâce au Brexit. Il fallait, parmi les cadres du parti travailliste, quelqu’un qui soit capable de décortiquer la législation européenne. Il en a fait un tremplin politique. En persuadant d’abord la gauche de mettre en avant la défense des droits des travailleurs, menacés par la sortie de l’Union européenne, puis les questions environnementales, jusqu’à imposer, au sein du clan travailliste l’idée d’organiser un deuxième référendum. Désormais adversaire de Boris Johnson, il risque de mettre toute son énergie à torpiller l’accord commercial que le premier ministre cherche à signer avec Bruxelles.

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En parallèle, le nouveau chef présente ses excuses au nom du parti pour les affaires d’antisémitisme au Labour, s’engage à "extirper le poison" de sa formation politique, et affirme qu’il veut rétablir la confiance. "Je mènerai", dit-il, "ce grand parti vers une nouvelle ère (…), de manière à ce que, quand le moment viendra, nous puissions de nouveau servir notre pays dans un gouvernement". Des propos qui inquiètent, à gauche.

Dans le Sunday Times, plusieurs cadres proches de Jérémy Corbyn dénonçaient la semaine dernière une purge en préparation, et une "politique de la terre brûlée". Et les membres de Momentum, le thinktank à gauche de la gauche, demandent à Keir Starmer de respecter le programme travailliste, de réclamer la renationalisation des chemins de fer, de l’énergie, de l’eau et de la Poste, l’abolition des frais de scolarité, et la mise en place d’une taxe pour les 5% des britanniques les plus riches. 

USA | Trump limoge un représentant du renseignement impliqué dans l’impeachment. Le président américain déteste la contradiction et encore plus la mise en cause. Vendredi, il a envoyé une lettre au Congrès américain pour signifier qu’il allait relever de ses fonctions Michael Atkinson, inspecteur général des services de renseignements. Donald Trump écrit qu’il est "essentiel" qu’il ait "une confiance totale dans les fonctionnaires qui servent comme inspecteurs généraux", et que "ce n’est plus le cas avec l’actuel inspecteur général".

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Le président américain n’a pas décrit ses motifs mais il est clair qu’il n’a pas apprécié le rôle de Michael Atkinson dans la procédure de destitution de ces derniers mois. L’inspecteur avait supervisé et transmis en août 2019 la plainte d’un lanceur d’alerte selon lequel Donald Trump avait abusé de son pouvoir en tentant de solliciter l'aide de l'Ukraine pour servir ses intérêts politiques personnels, lors d’un entretien téléphonique avec le président Zelensky. Après des semaines d’audition, Donald Trump a été acquitté.

LIBYE |  Il y a un an, le maréchal Khalifa Haftar lançait son offensive contre Tripoli. Le 5 avril 2019, les troupes de l’homme fort de l’Est libyen arrivaient dans les faubourgs de la capitale contrôlée par le Gouvernement d’union nationale de Fayez al-Sarraj, reconnu par l’ONU. Cette guerre civile a replongé la Libye dans le chaos. Les deux camps progressent peu. Et au fil des mois, les interventions étrangères ont renforcé les craintes et la confusion. 

Khalifa Haftar est notamment soutenu par les Émirats arabes unis, l’Égypte, l’Arabie saoudite et la Russie. De son côté, Fayez al-Sarraj et ses alliés, les puissantes milices de l’Ouest, peuvent compter sur la Turquie qui a envoyé des centaines d’hommes en Libye. L’embargo sur les armes n’est pas respecté. Les trêves sont régulièrement violées. Et les combats se sont récemment intensifiés. Ils ont fait en un an plusieurs centaines de morts et 150.000 déplacés.

GRÈCE | 1.600 enfants demandeurs d’asile bientôt évacués vers d’autres pays de l’UE. L’Allemagne avait annoncé en mars que plusieurs États membres étaient volontaires pour accueillir ces mineurs mais rien ne s’était passé. Vendredi, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a indiqué à la chaîne allemande ZDF que les premières évacuations allaient "probablement" être effectuées la semaine prochaine.

On ne connait pas encore le détail de la répartition, mais le Luxembourg va, en premier, accueillir une partie des 1.600 enfants. Ensuite ce sera l’Allemagne, la France, le Portugal, la Finlande, la Lituanie, la Croatie et l’Irlande. Ce sont des mineurs qui, en raison d'une maladie ont urgemment besoin de soins, ou d'enfants non accompagnés et âgés de moins de 14 ans, pour la plupart des filles. Les migrants qui débarquent en Grèce, vivent dans des conditions épouvantables. Le camp de Moria à Lesbos est considéré par le gouvernement grec comme "une bombe sanitaire".

TURQUIE | La récolte des noisettes menacée. Une punaise brune s’attaque aux noisettes de huit régions de la mer Noire en Turquie. Si la propagation de cet insecte n’est pas stoppée, 1/5 de la production mondiale est menacée. Le problème est tel, que l'industrie mondiale de la noisette a demandé aux scientifiques de se pencher sur la question.

Les chercheurs ont découvert qu’il existait un prédateur naturel de ces punaises puantes (elles produisent une senteur âcre pour se défendre) : la guêpe samouraï (Trissolcus japonicus). Cette petite guêpe de deux millimètres détruit les œufs des punaises en y déposant ses larves à l'intérieur. Problème, il faut encore de longues études pour être sûr que les guêpes samouraï ne sont pas nocives pour l’écosystème local. Les scientifiques demandent à la Turquie de ne pas attendre, et de s’appuyer sur les recherches déjà effectuées ailleurs, aux États-Unis et en Europe notamment.

Il y a un autre facteur essentiel : la météo. L’année dernière, les basses températures en Turquie ont retardé l’émergence des punaises. Détestant le froid, elles ont hiberné plus longtemps, laissant aux noix suffisamment de temps pour développer leurs coquilles protectrices. Cette année les prévisions de températures sont plus douces, ce qui signifie peut-être que les noisettes ne seront pas aussi chanceuses. 

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