Chaque jour, cinq infos du monde garanties sans Covid-19 | Ce lundi 6 avril, l'actualité internationale nous emmène dans les environs de Tchernobyl, où les taux de radioactivité relevés grimpent à la faveur d'un vaste incendie, et en Slovaquie, où une page se tourne sur un crime qui a coûté le pouvoir aux populistes.

100 hectares de forêt sont ravagés par les flammes autour de la centrale de Tchernobyl, à une centaine de kilomètres au nord de la capitale ukrainienne.
100 hectares de forêt sont ravagés par les flammes autour de la centrale de Tchernobyl, à une centaine de kilomètres au nord de la capitale ukrainienne. © AFP / Yaroslav Emelianenko

UKRAINE | Une forêt en feu près de Tchernobyl, la radioactivité explose. Depuis ce week-end, un incendie ravage les alentours de la centrale nucléaire théâtre du pire incident nucléaire de l’Histoire, en 1986. Les flammes ont déjà balayé 100 hectares de forêt et les services de secours ne parviennent pas à les éteindre. Deux avions, un hélicoptère et une centaine de pompiers sont mobilisés mais ils ne peuvent pas atteindre toutes les zones touchées.

Selon Egor Firsov, chef du service d’inspection écologique, "la radioactivité est supérieure à la normale au cœur de l’incendie". Dans une vidéo publiée sur son compte Facebook, il montre un compteur Geiger qui s’affole et qui affiche un taux de radioactivité 16 fois supérieur à la normale. 

SLOVAQUIE | Un ancien militaire condamné pour le meurtre d’un journaliste d'investigation. Le 21 février 2018, Jan Kuciak et sa fiancée Martina Kušnirová, 27 ans, étaient assassinés à Bratislava. Le journaliste enquêtait alors sur des affaires de corruption, dont les ramifications pouvaient mener dans des cercles proches du pouvoir.

Le double meurtre avait déclenché des manifestations massives contre le régime populiste de Robert Fico, finalement chassé du pouvoir il y a un an par les urnes. 

Miroslav Marcek, 37 ans, a été condamné lundi à 23 ans de prison. S’il n'était pas présent lors de sa condamnation, il a néanmoins reconnu sa culpabilité, affranchissant au passage les commanditaires supposés du crime.

CAMEROUN | Sept civils tués dans un double attentat-suicide perpétré par des djihadistes. "Deux kamikazes de Boko Haram se sont fait exploser (dimanche)", à Amchidé, à la frontière avec le Nigeria, témoigne un policier, qui dénombre par ailleurs "14 blessés".

Petit carrefour commercial stratégique dans les échanges commerciaux entre le Cameroun et le Nigeria, Amchidé a été l'un des épicentres du conflit opposant soldats camerounais et combattants de Boko Haram. Née au Nigeria en 2009, l'insurrection de Boko Haram s'est peu à peu propagée dans d'autres pays de la région, et l'armée camerounaise s'oppose frontalement à ses combattants depuis 2014.

Tout comme le Nigeria, le Tchad et le Niger, la frontière nord du Cameroun longe une partie du lac Tchad, où les combattants de Boko Haram et de sa faction affiliée au groupe État islamique, Iswap, sont particulièrement actifs. Depuis plusieurs mois, les attaques dans la zone du lac se sont multipliées. Selon Amnesty International, au moins 275 personnes, dont une majorité de civils, ont été tuées en 2019 dans l’Extrême-Nord du Cameroun.

VANUATU | L’archipel balayé par un puissant cyclone. Avec des vents qui atteignent désormais les 235 km/h, le pays composé de 80 îles s'étendant sur 1 300 km est sous la menace du cyclone Harold, qui a touché terre lundi matin sur la côte Ouest de l'île d'Espiritu Santo, la plus grande de l'archipel, et progressait vers Luganville, deuxième ville du pays avec 16.500 habitants. Il devrait passer mardi au nord de Port Vila, la capitale.

"Pour l'heure, nous n'avons reçu aucune information sur d'éventuels blessés, mais il y a énormément de dégâts", a déclaré Jacqueline de Gaillande, secrétaire générale de la Croix-Rouge dans l'archipel.

La tempête, qui a fait 27 morts dans les Îles Salomon la semaine dernière, s'est renforcée dans la nuit de dimanche à lundi en un cyclone de catégorie 5, soit la plus haute qui soit, ont annoncé les services météorologiques du Vanuatu.

Le Vanuatu avait été ravagé en 2015 par Pam, un cyclone d'une force similaire qui avait fait 11 morts. La communauté internationale s'était alors largement mobilisée.

ÉTATS-UNIS | Quibi, le snacking vidéo à la sauce Hollywood. Face géants Instagram ou Youtube, l'ancien patron de Disney et fondateur de Dreamworks Jeffrey Katzenberg et la dirigeante emblématique d’HP Meg Whitman font un pari osé : lancer une plateforme de vidéos payante dans un océan de gratuité. Une concurrence assumée, qui s’appuie, assurent les dirigeants, sur la qualité des contenus qu’ils proposent et leur format adapté aux usages des consommateurs.

Le format, tous les producteurs de vidéos sur internet le connaissent. Ce sont des vidéos courtes, dix minutes maximum, à consommer sur smartphone. D’où le nom de la plateforme, Quibi, pour "quick bites". Ces "bouchées", consommables à la demande, sont par ailleurs présentées, comme cela se pratique sur les autres plateformes vidéo, de façon personnalisée, en fonction des goûts de l’utilisateur.

Mais ce qui doit distinguer Quibi, ce sont, assure Jeffrey Katzenberg, des productions exclusives – comédies, documentaires, sport, actualité – signées par les plus grands noms de l’audiovisuel et du cinéma. Car c’est bien là que tout se joue. Face aux Netflix et autres HBO ou Disney , il faut frapper fort, et adapter ses budgets de production : jusqu’à 100 000 dollars la minute, promet Katzenberg, fort de 40 années d’expérience à Hollywood.

Parmi les grand noms révélés pour les productions phares, Zac Efron, 50 Cent, Jennifer Lopez ou encore le basketteur LeBron James pour un documentaire autour d’une école en faveur des défavorisés. L'abonnement à la plateforme, pour les seuls publics américain et canadien pour l’instant, coûte 8 dollars par mois, sans publicité, et 5 dollars avec.

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