Chaque jour, cinq infos du monde garanties sans Covid-19 | Ce mercredi 8 avril, l'actualité internationale nous emmène notamment à Berlin, où le gouvernement ouvre la porte à quelques centaines d'enfants migrants de Lesbos et Chios, et aux États-Unis, où Boeing va tenter de sortir son 737 MAX de l'ornière.

Les îles de Lesbos et Chios, en Grèce, accueillent quelque 1 600 enfants réfugiés, selon la Commission européenne.
Les îles de Lesbos et Chios, en Grèce, accueillent quelque 1 600 enfants réfugiés, selon la Commission européenne. © AFP / Louisa Gouliamaki

ALLEMAGNE | Des enfants réfugiés accueillis par Berlin. Pressé de toutes parts depuis le week-end dernier, le gouvernement d’Angela Merkel accepte d’accueillir dans les prochaines semaines entre 350 et 500 enfants actuellement réfugiés sur des îles grecques de la mer Égée.

Berlin va en prendre 50 dans un premier temps, le Luxembourg, 12. Il s’agit donc des deux seuls pays à agir sur les dix en Europe, dont la France, qui se sont déclarés prêts à participer à cette opération de prise en charge de ces mineurs de moins de 14 ans, tous non accompagnés ou souffrant d’une grave maladie.

Le transfert devrait commencer la semaine prochaine aussi bien vers l’Allemagne que vers le Luxembourg depuis les îles grecques de Lesbos et de Chios où se trouvent aujourd’hui 1 600 enfants, selon la Commission européenne, qui parle d’une "bombe sanitaire" pour qualifier la situation, notamment dans le camp de Moria (Lesbos).

ÉTATS-UNIS | Le B737 MAX se prépare à une nouvelle certification. Alors que la relève de son best-seller, le 737 MAX, est clouée au sol depuis plus d’un an, Boeing a déclaré mardi soir qu'il allait effectuer deux nouvelles mises à jour du système de commande de vol automatisé, notamment, dont des défaillances sont à l’origine de deux catastrophes aériennes. Objectif, pour l’avionneur américain : obtenir la certification de l’appareil en vue de sa remise en service.

Pour Boeing, les modifications doivent en particulier résoudre les dysfonctionnements du système anti-décrochage MCAS, mis en cause dans les deux catastrophes aériennes – un vol de Lion Air le 29 octobre 2018 et un vol d'Ethiopian Airlines le 10 mars 2019 – qui ont tué au total 346 personnes.

Si la FAA, l’autorité américaine de l’aviation, le permet (elle doit en particulier déterminer la formation adéquate pour les pilotes, qui a fait défaut lors des deux crashs), le 737 MAX pourrait être remis en service autour du mois de juin, assure l’avionneur. Mais passé la crise sanitaire, qui a donné un coup d’arrêt au transport aérien, il lui faudra tout mettre en œuvre pour regagner la confiance des compagnies et des passagers.

Avec plus de 10 500 exemplaires produits depuis son lancement en 1966, le B737 a longtemps été l’avion le plus vendu au monde – et de loin le plus rentable pour le groupe. Il a été détrôné par la famille A320 d’Airbus au mois d’octobre 2019. 

LIBYE | Nouvelle escalade dans la guerre en Libye. Lundi 6 avril, des tirs de mortiers ont visé l’hôpital général Al Khadra à Tripoli, dans une zone contrôlée par le gouvernement d’union nationale soutenu par les Nations unies. Ces roquettes ont été tirées par l'Armée nationale libyenne de Khalifa Haftar, basée à l'est du pays, qui tente depuis un an, le 4 avril 2019, de  prendre le contrôle de la capitale libyenne.

Les autorités locales ont publié des photos montrant des voitures endommagées dans l'enceinte de l'hôpital et ont précisé que cinq personnes avaient été blessées dans ces attaques.

Ces bombardements intensifs, pour la deuxième journée consécutive, ont été condamnés par le secrétaire général de l’ONU, Antonio Gutteres.

"Les attaques contre des personnels de santé, des hôpitaux ou des installations médicales, protégés par le droit humanitaire international peuvent constituer des crimes de guerre." 

ÉTATS-UNIS | Le Lacma de Los Angeles détruit. C’est un choc pour les habitants de Los Angeles et les touristes qui l’ont visité. Le Los Angeles County Museum of Art (Lacma), l’un des plus célèbres musées américains, situé sur Wilshire Boulevard dans la cité des anges, est en partie détruit depuis ce mercredi matin, malgré une pétition en faveur de sa préservation.

Le cinéma de 600 places et trois salles emblématiques des années 1960, dont le bâtiment principal vont disparaître. Objectif : faire du lieu "un musée du futur", réduire considérablement sa taille. Construire un seul édifice à partir des quatre démolis.

Un projet très controversé, d’autant que le coût s’élève à au moins 750 millions de dollars (690 millions d’euros) pour un musée déjà fortement endetté. La démolition devrait être terminée à la fin de l’été.

ÉQUATEUR | L'ex-président Correa condamné à la prison pour corruption. Selon la procureure générale Diana Salazar, dans l'affaire dite des "Pots-de-vin 2012-2016", jugée mardi en première instance, des entreprises ont versé quelque 7 millions de dollars pour obtenir des contrats. 6 000 dollars auraient ont versés sur le compte bancaire de Rafael Correa,  qui, outre sa peine de prison, se voit privé de ses "droits de participation (politique) pendant 25 ans".

"C'est ce qu'ils cherchaient : obtenir en manipulant la justice ce qu'ils n'ont jamais atteint par les urnes", a affirmé l’ancien président socialiste, qui, absent de son procès (il vit en Belgique), continue de dire que la somme qu’il a touchée était un prêt.

"Je n'ai jamais reçu d'argent lors de campagnes (électorales) et je l'ai prouvé. Mais ces juges vénaux doivent obéir aux ordres. Nous allons en appel !"

Dix-sept autres personnes ont en effet écopé de la même peine, dont l' ancien vice-président Jorge Glas et d'ex-collaborateurs de Rafael Correa, qui a dirigé l'Équateur de 2007 à 2017. Mais si la décision est confirmée en deuxième instance, la carrière politique de Rafael Correa sera terminée, car la constitution interdit les candidatures de condamnés pour corruption, enrichissement illicite ou détournement de fonds.

Cible d'une trentaine de plaintes en Equateur, l'ancien président est aussi poursuivi pour l'enlèvement, rapidement déjoué, d'un opposant en Colombie en 2012. Mais ce procès est en suspens car en Équateur, l'accusé doit être présent pour être jugé d'un tel crime.

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