Chaque jour, cinq infos du monde garanties sans Covid-19 | Ce jeudi 9 avril, l'actualité internationale nous emmène en orbite, où la Station spatiale, dans sa vingtième année d'occupation humaine, accueille trois nouveaux passagers, et en Syrie, où la responsabilité de Damas dans des attaques chimiques est attestée.

La capsule Soyouz s'est arrimée à la Station spatiale internationale à 16h13 heure de Paris ce jeudi.
La capsule Soyouz s'est arrimée à la Station spatiale internationale à 16h13 heure de Paris ce jeudi. © Nasa

ESPACE | Soyouz transporte encore trois passagers dans l’ISS. L'astronaute Chris Cassidy de la Nasa et les cosmonautes Anatoly Ivanishin et Ivan Vagner de Roscosmos, se sont amarrés à la Station spatiale internationale (ISS) jeudi à 16h13, après un voyage de six heures à bord d’une fusée Soyouz au départ du cosmodrome de Baïkonour.

Outre les expériences qu’ils auront à mener à bord du laboratoire en orbite, les nouveaux passagers de l’ISS, qui est entrée dans sa vingtième année d'occupation continue, devraient bientôt accueillir les premiers astronautes emmenés par un vol privé. Bob Behnken et Doug Hurley, missionnés par l’Agence spatiale américaine, doivent être véhiculés par le premier voyage de Crew Dragon, la nouvelle capsule de SpaceX, dans la deuxième moitié du mois de mai.

Depuis 2011 et l'arrêt des vols de la navette spatiale, les astronautes américains paient leur billet sur les fusées russes, seules qualifiées pour transporter des personnels en orbite en attendant les premiers effets du Commercial Crew Development Program. Initié par la Nasa, ce vaste appel au secteur privé pour proposer des solutions de transport spatial mobilise aujourd'hui essentiellement SpaceX, l'entreprise d'Elon Musk, et Boeing, dont la capsule Starliner en est encore aux phases d'essais.

SYRIE | L’armée d’Assad a bien utilisé des armes chimiques. Deux avions et un hélicoptère de l'armée de l'air syrienne ont lâché des bombes contenant du sarin et du chlore sur une localité du nord syrien en 2017, "affectant" une centaine de personnes, affirme l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC), basée à La Haye. Le régime de Damas est donc responsable des attaques chimiques opérées il y a deux ans, à Latamné, sur son propre territoire.

Des conclusions qui "placent la Syrie en violation de la Convention sur les armes chimiques", a déclaré Peter Wilson, ambassadeur du Royaume-Uni auprès de l’OIAC. Twitter - Peter Wilson. Pour le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo. "l'utilisation d'armes chimiques (…) ne peut pas rester impunie". Human Rights Watch estime de son côté que ces éléments "devraient être utilisés pour soutenir une forme de justice pénale pour les personnes responsables".

Reste que l'équipe d'enquêteurs n'est "pas un organe judiciaire ayant le pouvoir d'attribuer la responsabilité pénale individuelle", précise le directeur de l'OIAC Fernando Ariasil.

"Il appartient désormais au secrétaire général de l'ONU et à la communauté internationale dans son ensemble de prendre les mesures jugées nécessaires et appropriées."

Pour Damas, qui a toujours nié une quelconque implication dans des attaques chimiques, "le rapport de l'OIAC (...) est trompeur et contient des conclusions infondées et fabriquées visant à falsifier les faits et à accuser le gouvernement syrien". Le régime dit avoir remis tous ses stocks d'armes chimiques sous supervision internationale aux termes d'un accord conclu en 2013.

IRAK | Nouvel épisode dans la crise politique. Le président irakien Barham Saleh a annoncé jeudi avoir chargé le chef du renseignement Moustafa al-Kazimi de former un gouvernement après qu'Adnane Zorfi, nommé le 17 mars, a jeté l'éponge, poussé vers la sortie par la plupart des forces politiques en présence.

La nomination d'Al-Kazimi, pourtant longtemps vu comme l'homme des Américains, faisait, elle, l'objet d'un consensus avant même son annonce. Il faut dire que le nouveau Premier ministre a ces derniers temps cherché à rassembler. Par exemple en se rapprochant de Téhéran, principale puissance agissante en Irak, et avec son émissaire, le général iranien Esmaïl Qaani.

Moustafa al-Kazimi a désormais trente jours pour présenter un cabinet au Parlement et tenter de mettre un terme à une crise politique qui s'éternise. Il est en effet le troisième à tenter de former un gouvernement depuis le début de l'année. Un gouvernement qui devra avant toute chose faire adopter le budget 2020, toujours pas voté, dans un contexte de plongeon historique des cours du brut, l'unique source de devises du pays, deuxième producteur de l'Opep.

ÉTATS-UNIS - Décès de la cheville ouvrière de l'affaire Lewinsky. Linda Tripp, l'une des principales protagonistes du scandale qui a valu un procès en destitution à l'ancien président américain Bill Clinton, est morte à 70 ans mercredi, des suites d'une longue maladie.

En 1996, alors employée au Pentagone, elle s'était liée d'amitié avec une nouvelle collègue, Monica Lewinsky. Cette ancienne stagiaire de la Maison-Blanche lui avait raconté sa liaison avec le président démocrate. Des confidences que, à partir de 1997, Linda Tripp avait enregistré à son insu. Elle avait également convaincu la jeune femme de 22 ans de conserver en l'état une robe bleue souillée par le président.

Des éléments qui nourriront l'enquête du procureur spécial Kenneth Starr, qui soupçonnait Bill Clinton de corruption et de harcèlement sexuel mais n'était jamais parvenu à établir des faits. C'est finalement pour parjure que Bill Clinton, qui avait nié sous serment avoir eu une relation sexuelle avec sa stagiaire, sera renvoyé en procès devant le Sénat. Il sera acquitté en 1999.

Linda Tripp, elle, a toujours prétendu avoir agi par "patriotisme". En 1998, elle déclarait encore :

"J'ai fait le choix délibéré de dire que ce comportement était inacceptable de la part du leader du monde libre."

LETTONIE | À Riga, des trolleybus à l’hydrogène. Dans la capitale lettone, 10 trolleybus de la ligne 4 s’alimentent désormais dans des stations d'hydrogène. Les tests entrepris fin mars sont très positifs, puisque les véhicules sont déjà capables d’assurer des trajets de 150 km. Équipés en plus d’une pile à combustible à hydrogène, ils pourront bientôt desservir des zones privées de câbles aériens.

Ce projet à 16 millions d’euros est conduit par trois entreprises européennes – la compagnie de transport public lettone Rigas Satiksme, le fabricant polonais des trolleybus Solaris et le concepteur danois de la station d'alimentation Nel Hydrogen – et financé à 50  % par l’Union.

Si le système se révélait parfaitement fonctionnel, il pourrait à terme couvrir toute la zone de la Baltique.

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