Chaque jour, cinq infos du monde garanties sans Covid-19 | Ce lundi 13 avril, l'actualité internationale nous emmène notamment en République démocratique du Congo où, avec deux nouveaux cas consécutifs, l'épidémie d'Ebola semble repartir, et aux États-Unis, où des tornades tuent au moins 11 personnes dans le sud.

La République démocratique du Congo, où Ebola a déjà tué 2 276 personnes, entre dans une nouvelle phase épidémique.
La République démocratique du Congo, où Ebola a déjà tué 2 276 personnes, entre dans une nouvelle phase épidémique. © AFP / John Wessels

RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO | Préoccupante résurgence d'Ébola. Un deuxième décès lié à l'épidémie dans l'est du pays a été enregistré dimanche, 48 heures après un premier cas qui a marqué une reprise de l'épidémie, la dixième sur le sol congolais.

Une enfant est décédée de la fièvre hémorragique dans la ville de Beni, précisent les autorités sanitaires congolaises, qui fut l'un des épicentres de cette l'épidémie déclarée le 1er août 2018. C'est dans cette même ville qu'un homme de 26 ans est décédé vendredi, après 52 jours sans nouveau cas d'Ébola.

Il faudra désormais attendre 42 jours sans nouveaux cas, soit deux fois la durée maximale d'incubation, pour proclamer la fin de cette nouvelle épidémie en RDC, où Ébola a tué au total 2 276 personnes. En décembre dernier, l'OMS estimait que plus d’un quart de tous les cas d’Ébola confirmés en RDC avaient moins de 18 ans, le taux de mortalité chez les enfants de 1 à 4 ans étant de 78 % et de 70% chez les enfants de moins d’un an.

ÉTATS-UNIS | Mortelles tornades dans le Mississippi. Les alertes du service météorologique national américain n'auront pas suffi : au moins 11 personnes ont trouvé la mort et "de nombreux dégâts matériels sont à déplorer" après le passage de plusieurs tornades dimanche, signale l'Agence de gestion des urgences du Mississippi.

Tate Reeves, le gouverneur, a décrété l'état d'urgence, assurant mobiliser "toutes les ressources disponibles pour protéger les nôtres et leurs biens", alors que 72 000 personnes se retrouvent actuellement sans électricité.

CORÉE DU NORD | Remaniement majeur au sommet de l'État. Kim Jong-un a renouvelé plus du tiers des membres de la Commission des affaires de l'État, l'organe qui coiffe tous les autres pouvoirs à Pyongyang. Pour le dirigeant, petit-fils du fondateur de la République populaire et démocratique de Corée, il s'agit une nouvelle fois de consolider son pouvoir, avec la réinstallation notamment de sa très influente sœur cadette, Kim Yo-jong.

Par le passé, Kim Yo-jong a favorisé des contacts entre les deux Corée, notamment lors de ses discussions avec Séoul lors des JO d'hiver de Pyeongchang en 2018. Elle a participé à la plupart des sommets impliquant Donald Trump ou le président de Corée du Sud Moon Jae-in. Elle avait été écartée du pouvoir l'an dernier après l'échec d'un sommet avec le président américain.

LIBYE | Tripoli reprend deux bastions d'Haftar. Les forces loyales au Gouvernement d'union nationale (GNA) siégeant dans la capitale libyenne, ont annoncé lundi s'être emparées de deux villes stratégiques qui étaient aux mains du maréchal Khalifa Haftar, entre Tripoli et les frontières de la Tunisie.

Sabratha et Sorman, deux villes côtières, étaient contrôlées notamment par des milices salafistes qui s'étaient alliées au commandant en chef de l'Armée nationale libyenne dès le début de son offensive contre Tripoli en avril 2019.

Les forces du maréchal Haftar n'ont pas réagi jusqu'ici à la perte des deux villes, un nouveau revers à leur offensive après la perte l'été dernier de Gharyane, qui était leur base arrière dans l'ouest libyen.

AUSTRALIE | Le champagne veille au grain, même de loin. 17 000 kilomètres les séparent, mais le Comité Champagne ne laissera pas Guy Robertson jouer avec le nom de ce précieux breuvage. L'agriculteur australien, rapporte le Huffington Post, venait de raconter à ses abonnés Facebook avoir concocté un "champagne à la rhubarbe" lorsque son téléphone a sonné. Au bout du fil, "quelqu’un avec un accent français", très préoccupé par son initiative.

Robertson, dont l'exploitation est installée en Tasmanie, a assuré que la faible production – à peine 10 litres – n’avait pas vocation à être commercialisée, ce qui a sans doute suffi à éteindre le litige. Mais le HuffPost précise que si l'autorité qui gère l'AOC Champagne a reconnu que "le produit (n'avait) pas l’air d’être en vente en ligne", elle a néanmoins averti : "Si vous le commercialisez, il faudra l’appeler autrement".

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