Chaque jour, cinq infos du monde garanties sans Covid-19 | Ce mardi 14 avril, l'actualité internationale nous emmène de nouveau en Ukraine, dix jours après le début d'un incendie qui n'en finit pas de menacer l'ancienne centrale nucléaire, et aux États-Unis, où le candidat démocrate à la présidentielle a un nom.

Selon l'ONG Greenpeace Russia, les flammes ne seraient pas à plus de 1,5 km de la centrale nucléaire de Tchernobyl.
Selon l'ONG Greenpeace Russia, les flammes ne seraient pas à plus de 1,5 km de la centrale nucléaire de Tchernobyl. © AFP / Volodymyr Shuvayev

UKRAINE | Le feu menace désormais la centrale Tchernobyl. L'incendie, qui ravage depuis dix jours les environs de la zone d'exclusion, n'a pas baissé en intensité. Mais si les autorités se veulent rassurantes – "les infrastructures cruciales de la zone d'exclusion ne sont pas menacées", a indiqué un responsable des services d'urgence – Greenpeace affirme que les flammes ne sont qu'à "environ 1,5 kilomètre" de l'arche recouvrant les ruines du réacteur détruit en 1986.

S'appuyant sur des images satellite, l'ONG estime que l'incendie forme un rayon de 30 kilomètres autour de l'ancienne centrale. Le feu est "gigantesque" et "imprévisible", confirme Sergiy Zibtsev, directeur du Centre régional de suivi des incendies en Europe de l'Est. 

Les autorités ukrainiennes affirment que le feu, contre lequel 400 pompiers et des hélicoptères bombardiers d'eau étaient encore mobilisés lundi, n'a pas causé d'augmentation du taux de radioactivité. Après le début de l'incendie, le chef par intérim de l'inspection écologique gouvernementale, Iegor Firsov, avait pourtant signalé que les niveaux de radiation dans l'épicentre de l'incendie dépassaient largement les normes, avant de revenir sur ses propos.

L'incendie a été provoqué par un jeune habitant vivant près de la zone de Tchernobyl, qui risque jusqu'à cinq ans de prison pour "destruction de la végétation". Le jeune homme de 27 ans a dit avoir mis le feu à l'herbe "pour s'amuser", selon la police.

ÉTATS-UNIS | Sanders roule désormais pour Biden. Le sénateur indépendant, qui avait renoncé mercredi à briguer l'investiture démocrate pour la présidentielle du 3 novembre, a offert à Joe Biden un soutien clair avec un objectif assumé : battre Donald Trump, le "président le plus dangereux de l'histoire moderne".

Bernie Sanders, le champion de la gauche américaine, a mobilisé ses compatriotes autour d'un "homme honorable"

"Aujourd'hui, je demande à tous les Américains – tous les démocrates, indépendants, et de nombreux républicains – de se rassembler dans cette campagne et de défendre votre candidature, que je soutiens."

Joe Biden, depuis plusieurs mois en tête dans la course à l'investiture démocrate, s'est dit "profondément reconnaissant" et s'est efforcé de rassurer les partisans de Sanders, très populaire chez les jeunes.

"Je vous vois, je vous entends, je comprends l'urgence de ce qui doit être fait pour ce pays et j'espère que vous vous joindrez à nous."

Joe Biden devrait être désigné officiellement candidat lors d'une convention démocrate le 17 août, point d'orgue d'une campagne qui avait démarré avec un nombre inédit de candidats.

CORÉE DU NORD | De nouveaux essais de tirs de missiles en mer. "Plusieurs projectiles" qui seraient "des missiles de croisière à courte portée" ont été tirés depuis l'est du pays vers la mer du Japon, a déclaré l'état-major de l'armée sud-coréenne. Des essais qui interviennent à la veille du 108e anniversaire de la naissance du fondateur du régime, Kim Il-sung, le grand-père de l'actuel dirigeant Kim Jong-un. 

Pyongyang démontre ainsi qu'il possède "différentes options" en termes de vecteurs d'armes, estime Cha Du-hyeogn, chercheur chez d'Ansan, un institut d'études politiques à Séoul.

"Les missiles balistiques (déjà testés à plusieurs reprises, ndlr) attestent de sa puissance destructrice et les missiles de croisière de sa précision."

En 2017, Kim Jong-un et Donald Trump avaient échangé des insultes et brandi des menaces d'apocalypse nucléaire, avant un rapprochement historique l'année suivante. Ces discussions sont néanmoins au point mort depuis le fiasco du deuxième sommet entre les deux présidents en février 2019 à Hanoï.

© AFP /

CORÉE DU SUD | Un parti féministe pour les législatives. C'est une première  dans le pays : des femmes veulent faire entendre leur voix à l'Assemblée, et une nouvelle formation politique les représentera aux élections législatives qui se tiennent demain.

Outre les dérives d'une société très patriarcale, notamment autour de scandales sexuels, ce parti, qui compte déjà 10 000 membres, dénonce les inégalités marquées entre femmes et hommes. Sur le plan économique d'abord : des différences de salaire parmi les plus élevées des pays développés, selon un rapport de l'OCDE, une quasi absence des conseils d'administration des conglomérats (3,6 % de femmes…). En politique, ensuite : le Parlement sortant ne compte pas plus de 17 % de femmes, ce qui le place au 125e rang du classement mondial de l'Union interparlementaire, pas loin derrière la Corée du Nord (120e).

Pour obtenir un siège à ces élections combinant scrutins proportionnel et majoritaire, le parti féministe devra rassembler 3 % des voix à la proportionnelle. Mais ses chances d'attirer les suffrages masculins étant faibles, il devra obtenir le soutien de près de 6 % de l'électorat féminin. Un objectif, particulièrement ambitieux dans un pays où deux grandes formations dominent.

MOZAMBIQUE | Un narcotrafiquant brésilien finit sa cavale à Maputo. "Fuminho" (fumette), "était en fuite depuis plus de vingt ans", explique la police fédérale brésilienne. Ce sont finalement leurs collègues mozambicains qui ont mis la main sur Gilberto Aparecido dos Santos, "considéré comme le plus gros fournisseur de cocaïne d'une faction criminelle présente dans tout le Brésil", le PCC, né dans les années 1990 dans les prisons de Sao Paulo.

Fuminho a été interpellé en possession de trois passeports, de 15 téléphones portables et de 100 grammes de cannabis, précise la police mozambicaine, qui exclut pour l'instant de parler d'extradition.

La police fédérale brésilienne, elle, l'attend sans doute de pied ferme. Avant son arrestation, elle suspectait Gilberto Aparecido dos Santos "de (chercher à) financer un plan d'évasion" du leader de sa faction, incarcéré pour plus de 200 ans de peines cumulées dans une prison de haute sécurité près de Brasilia.

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