Chaque jour, cinq infos du monde garanties sans Covid-19 | Ce mercredi 15 avril, l'actualité internationale nous emmène en Afrique de l’Est où les criquets pèlerins continuent de ravager les terres, l’ONU appelle aux dons, et en Afghanistan où les motos sont désormais interdites à Kaboul.

Une nuée de criquets au dessus du Yémen en décembre 2019, au début du fléau
Une nuée de criquets au dessus du Yémen en décembre 2019, au début du fléau © AFP / Mohammed HUWAIS

AFRIQUE DE L’EST | L’invasion de criquets pèlerins s’aggrave. C’est une menace "sans précédent" sur la sécurité alimentaire, estime l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Depuis le mois de décembre, la corne de l’Afrique est envahie par des nuages de criquets pèlerins qui annihilent les récoltes. Rien qu’en Ethiopie, 200.000 hectares ont déjà été détruits, d’après les Nations-Unies

Dans toute l’Afrique de l’Est, "près de 25,5 millions de personnes sont déjà en situation de grave insécurité alimentaire", selon l’ONG Acted. Dans un rapport publié cette semaine, la FAO note : "Le criquet pèlerin est considéré comme le ravageur le plus destructeur au monde et un seul essaim mesurant près d'un kilomètre carré peut contenir jusqu'à 80 millions de criquets".  Et la situation va empirer. 

Nouvelle génération de criquets

Le criquet pèlerin s’est massivement reproduit et la FAO estime que l’invasion va devenir 20 fois plus large dans les mois à venir. "Les pluies abondantes tombées en mars devraient entraîner une hausse importante du nombre de criquets en Afrique de l'Est dans les mois à venir avec de nouveaux essaims qui devraient se déplacer du Kenya vers le Soudan du Sud et l'Ouganda. La situation est également préoccupante en Iran et au Yémen où une nouvelle génération de criquets est en train d'émerger", explique la FAO. Les Nations unies relancent donc leur appel aux dons pour lutter contre le criquet pèlerin. Il faudrait récolter 153 millions de dollars. Jusqu'à présent, 111,1 millions de dollars ont été promis ou reçus.

USA | Barack Obama apporte son soutien à Joe Biden. Après Sanders hier, c’est Barack Obama qui s’affiche derrière le candidat démocrate à la Maison Blanche. L’ancien président, poids lourd des démocrate et encore très populaire, est apparu dans une vidéo sur Twitter pour encourager son ancien vice-président.

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"Joe a le tempérament et l'expérience pour nous guider à travers certaines de nos heures les plus sombres", déclare Barack, "et c'est pour cela que je suis fier" de le soutenir. "En cette heure, nous avons besoin que les Américains de bonne volonté s'unissent dans un grand sursaut contre une politique qui a trop souvent été définie par la corruption, la négligence, l'intérêt personnel, la désinformation, l'ignorance et de la pure méchanceté". Depuis qu'il a quitté la Maison Blanche, Barack Obama apparaît très peu dans les médias.

POLOGNE | L'IVG créé encore la tension entre la société polonaise. Le Parlement polonais étudie ce mercredi un projet de loi qui durcit l'accès à l'avortement à l'initiative d'associations catholiques d'extrême-droite. Il existe aujourd'hui seulement trois cas autorisés par la loi, et le PiS, le parti conservateur au pouvoir, souhaite désormais les interdire dans tous les cas, comme par exemple l'interdiction de l'avortement en cas de malformations du fœtus. 

Le PiS tente de restreindre l'accès à l'IVG, pendant une période où l'opinion est censée penser uniquement au coronavirus. Cependant, l'opposition (les libéraux et le centre-gauche) se mobilise pour la défense de l'IVG. Un sujet qui sépare en deux la Pologne. Les opposants manifestent sur les réseaux sociaux, sur les balcons et dans... des voitures ! Tous les moyens sont bons pour contester malgré le confinement.

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La mobilisation reste le seul moyen pour l'opposition de défendre les citoyens de la capitale et des grandes villes favorable à l'IVG, alors que la majorité du PiS représente l'électorat catholique des campagnes et des petites villes.
L'opposition est parvenue à noyer les députés de la majorité avec une multitude de mails. Mais il reste quand même le nombre nécessaire de députés au PiS au Parlement (le Sejm) pour passer la loi.

Malgré tout, le Sénat est majoritairement pour les Libéraux, ce qui peut s'avérer gênant pour le PiS, même si le Sénat polonais n'a pas le dernier mot, comme en France. Il reste à l'opposition à espérer que les députés de la majorité bottent en touche et qu'ils renvoient ce projet de loi en commission pour longtemps.
 

IRLANDE | Accord historique entre deux partis rivaux. Jamais depuis 1937 et l’indépendance de la République d’Irlande, les deux partis de centre-droit ne s’étaient mis d’accord. Le Fianna Fail et le Fine Gael se sont succédé à la tête du pays sans jamais faire de coalition. Ce mardi, ils ont rédigé, ensemble, un large accord susceptible de déboucher sur la formation d’un nouveau gouvernement.

Selon le Irish Times, les deux dirigeants, Leo Varadkar (Premier ministre sortant) et Michéal Martin, "ont convenu que la crise actuelle avait créé les conditions favorables à ce que beaucoup auraient pu considérer comme impensable il y a quelques semaines à peine". Le pays est dans l’impasse depuis les élections législatives du 8 février. La percée des nationalistes de gauche du Sinn Fein a obligé les deux partis rivaux de centre-droit à négocier. Ils proposent un gouvernement de cinq ans "avec à son centre un partenariat total et égal entre le Fine Gael et le Fianna Fail". L’accent sera mis sur l’emploi, la relance économique et la santé. 

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Avant de former un gouvernement, les deux partis vont soumettre cet accord à leurs formations. Puis des négociations pourront commencer avec les autres partis. Même si le Fine Gael et le Fianna Fail se sont mis d’accord, ils leur manque au moins une autre formation pour former un gouvernement majoritaire.

AFGHANISTAN | Plus de scooter à Kaboul. Le gouvernement afghan a décidé d’interdire les motos et les scooters dans la capitale afghane à partir de ce mercredi pour lutter contre la criminalité et les attaques talibanes. "La majorité des crimes dans cette ville, dont les assassinats ciblés, sont effectués à moto", explique un porte-parole du ministère de l'Intérieur Tariq Arian. 

Cette décision a été prise suite à une série d’attaques visant notamment le gouvernement. Récemment, deux gardes du corps du président Ashraf Ghani ont été tués par des hommes armés sur des motos. Selon un responsable, cette mesure a déjà été mise en place dans d’autres régions d’Afghanistan et selon lui, "cela a amélioré la sécurité dans d'autres provinces, et cela améliorera aussi la sécurité à Kaboul".

La mesure ne s’applique pas aux livreurs, très sollicités en ce moment. Elle va en revanche compliquer la circulation dans la capitale. Les motos et les scooters sont très populaires à Kaboul où les embouteillages sont permanents. Les automobilistes devront être encore plus patients. 

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