Chaque jour, cinq infos du monde garanties sans Covid-19 | Ce vendredi 17 avril, l'actualité internationale nous emmène notamment aux États-Unis, où le renouvellement des avions présidentiels révèle des surcoûts inattendus, et en Ukraine, où les échanges de prisonniers avec les séparatistes du Donbass se poursuivent.

Les anciens Air Force One, deux B747 chargés de transporter le président des États-Unis, prennent leur retraite. Pour les remplacer, l'Air Force dépensera 4,3 milliards de dollars.
Les anciens Air Force One, deux B747 chargés de transporter le président des États-Unis, prennent leur retraite. Pour les remplacer, l'Air Force dépensera 4,3 milliards de dollars. © AFP

ÉTATS-UNIS | Le livre (neuf) le plus cher du monde. Les bibliophiles les plus pointus sont sans doute acclimatés aux prix les plus fous. Pas forcément pour un manuel d'utilisation, neuf, quand bien même il concernerait le nouveau Air Force One. 84 millions de dollars : c'est ce que l'armée de l'air américaine vient de consentir à payer à Boeing pour les seuls documents d'accompagnement du nouveau 747 présidentiel.

Evidemment, précise The Drive, qui rapporte l'information, l'avion qui transporte le chef de l'exécutif des États-Unis est un peu particulier. C'est sans doute la raison pour laquelle le renouvellement des deux appareils, signé par Donald Trump, coûtera… 4,3 milliards. Mais le site spécialisé dans les transports rappelle que le B747-8 est un modèle commercial (380 millions de dollars au prix catalogue), ce qui signifie que, hormis les équipements de défense et autres systèmes de communication sécurisés, ses caractéristiques sont connues, et déjà documentées.

Pour mémoire, 84 millions de dollars, c'est cinq fois moins que la contribution des États-Unis à l'OMS. 

UKRAINE | Nouveaux échanges de prisonniers avec les séparatistes. C'était une des conditions du cessez-le-feu signé il y a cinq ans entre l'Ukraine et le Donbass, siège de l’État formé en 2014 : la libération de prisonniers. Jeudi, Kiev et les séparatiste de l'est du pays ont procédé à un nouvel échange de prisonniers, présenté comme un geste humanitaire à l'approche de Pâques.

L'Ukraine s'est vue remettre 20 personnes, essentiellement des civils détenus dans les territoires séparatistes, mais aussi au moins deux militaires, a annoncé la présidence. En échange, Kiev devait relâcher 17 personnes, mais, a précisé Kiev, trois d'entre elles ont refusé d'être remises aux séparatistes.

Pour les diplomaties française et allemande, qui jouent le rôle de médiateurs entre Kiev et Moscou dans un conflit qui entre dans sa sixième année a déjà fait 14 000 morts, cet échange marque une "avancée importante". Quant au secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, il souhaite que "cette action humanitaire importante" permette davantage de progrès, notamment "un cessez-le-feu permanent".

UKRAINE | Kiev bat des records de pollution. Alors que les villes du monde entier affichent des qualités de l'air exceptionnelles – une des externalités positives du confinement –, la capitale ukrainienne affichait des chiffres de pollution très élevés vendredi matin. L'effet d'une épaisse fumée, provenant notamment des feux de forêt dans la zone d'exclusion de Tchernobyl, poussée par de fortes rafales de vent depuis jeudi soir.

Les autorités ont également mis en cause l'incinération massive des herbes sèches par des villageois, pratique très répandue en Ukraine, précisant que "le phénomène (observé à Kiev) ne représente pas de menace chimique ni radiologique". Des observateurs indépendants ont confirmé que le taux de radiation dans la capitale ne dépassait pas la norme. Les habitants de Kiev sont néanmoins invités à rester chez eux et à garder leurs fenêtres fermées.

SOUDAN | Un cliché plein d'espoir primé par le World Press Photo. Le 19 juin 2019, le photographe de l'AFP Yasuyoshi Chiba immortalisait à Khartoum un jeune homme récitant un poème au milieu d'habitants de la capitale soudanaise qui scandent des slogans.

"J'ai vu comment la forte volonté des gens était là et qu'elle ne pouvait pas être étouffée par la violence", raconte Yasuyoshi Chiba, revenant sur cette photo prise à Khartoum, au Soudan, le 19 juin 2019.
"J'ai vu comment la forte volonté des gens était là et qu'elle ne pouvait pas être étouffée par la violence", raconte Yasuyoshi Chiba, revenant sur cette photo prise à Khartoum, au Soudan, le 19 juin 2019. © AFP / Yasuyoshi Chiba

"C'est le seul groupe qui manifestait pacifiquement que j'ai rencontré pendant mon séjour et j'ai été touché par la solidarité invaincue de leur révolution", explique Yasuyoshi Chiba, 48 ans. La photo "montrait que les gens avaient toujours cette passion à l'intérieur et j'avais le sentiment d'être l'un d'eux".

Après la destitution par l'armée, sous la pression de la rue, du dictateur Omar el-Béchir en avril 2019, les manifestations se sont poursuivies au Soudan avant la mise en route en août d'une transition vers un pouvoir civil.

ENVIRONNEMENT | Des "nuages brillants" pour protéger la Grande Barrière. Un ventilateur monté sur un bateau qui projette de l'eau de mer dans le ciel pour réfléchir les rayons du soleil et freiner leur pénétration dans l'atmosphère. C'est, en substance, l'objet de l'expérience menée par des scientifiques de l'université de Southern Cross et l'Institut des sciences de la mer de Sydney au-dessus de la Grande Barrière de corail, en Australie, pour tenter de refroidir les eaux situés autour du récif.

Et les résultats de cette première sont "vraiment, vraiment encourageants", a estimé vendredi le responsable scientifique du projet, Daniel Harrison. Selon lui, au moins quatre ans de recherches supplémentaires seront encore nécessaires pour valider la théorie, mais "si cela fonctionne aussi bien que nous l'espérons, nous pourrions peut-être réduire (…) la quasi-totalité de la mortalité (des coraux)".

© Radio France / Chadi Romanos

La Grande Barrière de corail a vécu au cours de l'été austral qui vient de s'achever son plus grave épisode de blanchissement de coraux, un phénomène dû au réchauffement – à la hausse de la température de l'eau, notamment – qui menace la survie même de ce joyau australien classé au Patrimoine mondial.

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