Chaque jour, cinq infos du monde garanties sans Covid-19 | Ce dimanche 19 avril, l'actualité internationale nous emmène notamment en Grèce, au Tchad et en Iran pour le procès de la chercheuse Fariba Adelkhah. Son avocat donne des nouvelles plutôt positives de la deuxième audience qui s'est déroulée ce week-end.

L'anthropologue franco-iranienne Fariba Adelkhah
L'anthropologue franco-iranienne Fariba Adelkhah © AFP / Sciences Po / Thomas Arrive

IRAN | Comparution de l'anthropologue franco-iranienne Fariba Adelkhah. Une nouvelle audience du procès de la chercheuse franco-iranienne Fariba Adelkhah s'est tenu à Téhéran. , Arrêtée et détenue en Iran depuis juin 2019, cette spécialiste du chiisme est poursuivie pour "propagande contre le système" politique de la République islamique et "collusion en vue d'attenter à la sûreté nationale", chefs d'accusations jugés grotesques par son comité de soutien en France.

Son procès s'était ouvert le 3 mars devant la 15e chambre du tribunal révolutionnaire de Téhéran. 

Ce dimanche la deuxième audience de son procès a duré environ deux heures selon son avocat, Saïd Dehghan, pour qui le tribunal devrait faire connaître son jugement sous huit jours.

Il espère la relaxe de sa cliente, qui encourt jusqu'à cinq ans de prison. L'avocat a tenu à préciser qu'après plus de dix mois d'une détention marquée par une éprouvante grève de la faim de 49 jours entre fin décembre et février, Fariba Adelkhah a néanmoins un "bon moral". Son collègue et compagnon, Roland Marchal, arrêté en juin 2019 à l'aéroport de Téhéran alors qu'il venait lui rendre visite, a été libéré fin mars. Tous deux sont chercheurs au Centre de recherches internationales (CERI) de Sciences Po Paris

ÉTATS-UNIS | Hommage à Kobe Bryant. Vanessa Bryant, veuve du légendaire joueur des Los Angeles Lakers Kobe Bryant, mort en janvier dans un accident d'hélicoptère, lui a rendu hommage à l'occasion de ce qui aurait été leur 19e anniversaire de mariage. "Mon roi, mon cœur, mon meilleur ami. Joyeux 19e anniversaire de mariage, tu me manques tant", a écrit Vanessa Bryant sur son compte Instagram.

"J'aimerais que tu sois là pour me prendre dans mes bras, je t'aime"

Kobe Bryant, quintuple champion NBA et joueur emblématique des Lakers, qui avait pris sa retraite en 2016, a péri le 26 janvier lorsque l'hélicoptère où il avait pris place s'est écrasé par temps brumeux contre une colline, au nord-ouest de Los Angeles. Bryant, 41 ans, était accompagné de l'une de ses quatre filles Gianna, 13 ans, et de sept autres personnes, toutes décédées.

Vendredi, la WNBA a annoncé qu'elle allait créer le trophée Kobe et Gigi Bryant pour encourager le développement aux Etats-Unis du basket féminin.

GRECE  | Importants dégâts après un incendie dans un camp de migrants. L'un des plus grands camps de migrants de Grèce a été gravement endommagé par un incendie samedi soir, quelques heures après que la mort d'une Irakienne qui y vivait a provoqué des violences. L'incendie samedi du camp Vial sur l'île de Chios a détruit les installations du service d'asile européen, d'une cantine, de tentes et de nombreux conteneurs aménagés en logement. Une grande partie des services administratifs du camp sont détruits mais il n’y a pas de blessés. Trois personnes ont été arrêtées. 

L'Irakienne avait été hospitalisée avec de la fièvre cette semaine. Elle avait été testée négatif au nouveau coronavirus. Les camps de migrants en Grèce ont été mis en quarantaine ces dernières semaines, les autorités essayant de maintenir leurs résidents à l'écart des locaux. Comme tous les camps de migrants sur les îles grecques, Vial est surpeuplé, avec plus de 5 000 personnes vivant dans un espace prévu pour un millier de personnes.

TCHAD | Quarante-quatre membres de Boko Haram faits prisonniers pendant la récente opération lancée par le Tchad contre le groupe djihadiste. Ils ont été retrouvés morts dans leur cellule à N'Djamena, apparemment empoisonnés. Une autopsie faite sur quatre des quarante-quatre corps retrouvés jeudi matin révèle la prise d'une substance toxique, selon le parquet qui a ouvert une enquête."La conclusion de cette autopsie indique qu'il y a eu consommation d'une substance létale et iatrogène, ayant produit un trouble cardiaque chez les uns et une asphyxie sévère chez les autres", a précisé le procureur Youssouf Tom à la télévision nationale. Les 40 autres corps ont été enterrés. Ces prisonniers font partie de 58 membres de Boko Haram qui avaient été arrêtés lors de la vaste opération lancée par le président tchadien Idriss Déby Itno fin mars contre les groupes djihadistes qui multiplient les attaques sur le lac Tchad. Ils avaient été transférés à N'Djamena mardi soir où ils avaient été remis aux mains de la justice, avait indiqué le gouvernement à l'AFP mercredi. Ils devaient ensuite être auditionnés puis être jugés par une cour criminelle. 

"C'est horrible ce qu'il s'est passé !", s'est exclamé Mahamat Nour Ahmed Ibedou, le secrétaire générale de la convention tchadienne de défense des droits de l'homme (CTDDH).

Ce dernier accuse les responsables de la prison "d'avoir enfermé les prisonniers dans une petite cellule et de les avoir affamés puis privés d'eau pendant trois jours parce qu'ils sont accusés d'appartenir à Boko Haram".  Des accusations démenties formellement par le gouvernement : "On a retrouvé des substances toxiques dans leur estomac, est-ce un suicide collectif ou autre chose ? Nous cherchons encore les réponses", a-indiqué le ministre de la Justice du Tchad, Djimet Arabi, précisant que l'enquête allait se poursuivre. Un des prisonniers a été transféré jeudi matin à l'hôpital, mais il "va beaucoup mieux" et a finalement rejoint "les treize autres prisonniers encore en vie qui vont très bien", a assuré le ministre.

MOZAMBIQUE | En fuite depuis 20 ans, un baron de la drogue brésilien extradé. Les autorités mozambicaines ont annoncé avoir extradé vers son pays d'origine un des narcotrafiquants les plus recherchés au Brésil, Gilberto Aparecido dos Santos, arrêté lundi à Maputo. Le suspect a été expulsé vers le Brésil pour "être entré illégalement sur le territoire national" et "remis aux autorités policières brésilienne en exécution d'un mandat d'arrêt international", a annoncé le ministère mozambicain de l'Intérieur dans un communiqué.

Membre éminent du plus grand groupe du crime organisé brésilien, le Premier Commando de la Capitale (PCC), Gilberto Aparecido dos Santos, connu sous le surnom de "Fuminho" (fumette), était en fuite depuis plus de vingt ans, selon la police fédérale brésilienne.

Les autorités de Brasilia le considèrent comme _"le plus gros fournisseur de cocaïne"du PCC et "le responsable de l'envoi de plusieurs tonnes de drogues à plusieurs pays"._

Gilberto Aparecido dos Santos a été interpellé en possession de trois passeports - deux nigérians et un faux passeport brésilien -, de 15 téléphones portables et de 100 grammes de cannabis.

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