Chaque jour, cinq infos du monde garanties sans Covid-19 | Ce mardi 21 avril, l'actualité internationale nous emmène notamment en Corée du Nord, où les opposants au régime partagent de nouvelles rumeurs sur la santé du leader Kim Jong-un, mais aussi en Chine et en Iran, où l'on exécute encore des condamnés à mort.

La dernière fois que le dirigeant a été aperçu dans les médias d’État, c’est le 12 avril, lors d’une tournée (non datée) d’inspection d’avion de combat.
La dernière fois que le dirigeant a été aperçu dans les médias d’État, c’est le 12 avril, lors d’une tournée (non datée) d’inspection d’avion de combat. © Maxppp / Yonhap News Agency

CORÉE DU NORD | Le cher leader serait-il malade, voire mort ? Les spéculations sur l’état de santé de Kim Jong-un vont bon train depuis le 15 avril et son absence très remarquée aux cérémonies marquant l’anniversaire de la naissance de son grand-père et fondateur du régime Kim Il-Sung. C’est la date la plus importante en Corée du Nord et Kim Jong-un n’avait jamais manqué ces célébrations, remarque la BBC.

La dernière fois que le dirigeant a été aperçu dans les médias d’État, c’est le 12 avril, lors d’une tournée (non datée) d’inspection d’avion de combat. Des images dans lesquelles, comme toujours, il apparaissait fort détendu et souriant. L’agence de presse nord-coréenne assure également qu’il a présidé une réunion politique importante le 14 avril. Il n’a plus été vu depuis. Aucune mention par exemple de sa présence lors d’un présumé test de missile la semaine dernière.

Le secret qui entoure le régime, la paranoïa de ses dirigeants forment un terreau propice à toutes les rumeurs, et Kim Jong-un a déjà été donné gravement malade… pour réapparaître en forme quelques semaines après sa "disparition". En 2014 déjà, Kim, s'était volatilisé durant 40 jours… avant de resurgir marchant avec une canne.

C’est mardi que les premières spéculations ont commencé à circuler après des informations publiées par un site dirigé par des transfuges nord-coréens. Il y était fait mention de problèmes cardio-vasculaires. Des médias américains ont ensuite affirmé que Kim Jong-un, 36 ans, aurait subi une opération du cœur et que son état serait très sérieux.

La Corée du Sud a toutefois démenti toute nouvelle alarmante et assure qu’aucun mouvement suspect n’a été détecté chez son voisin du nord. La Chine, proche de Pyongyang, refuse de commenter.

PEINE DE MORT | Les exécutions baissent mais les exécuteurs persistent. Les cinq pays qui ont exécuté le plus grand nombre de prisonniers en 2019 sont la Chine (des milliers), l’Iran (au moins 251), l’Arabie saoudite (184), l’Irak (au moins 100) et l’Égypte (au moins 32). C’est le constat d’Amnesty International, qui publie aujourd’hui son rapport annuel.

Amnesty International note l'an dernier une augmentation du recours à la peine de mort comme arme politique. Contre les dissidents de la minorité musulmane chiite en Arabie saoudite, par exemple, ou contre les membre du groupe armée Etat islamique en Irak.

Au niveau mondial, néanmoins, la tendance est au repli, avec une diminution de 5 % des exécutions, 657 en 2019 contre 690 en 2018 . Aujourd’hui 106 pays ont aboli la peine de mort pour tous les crimes et 142 pays sont abolitionnistes en droit ou en pratique. "Même les pays défendant le plus ardemment la peine de mort ont des difficultés à justifier son utilisation et préfèrent tenir les informations à ce sujet secrètes (Chine, Iran, Corée du Nord, Vietnam, ndlr)", a déclaré Clare Algar. directrice générale de la recherche, du plaidoyer et des politiques à Amnesty International.

ÉTATS-UNIS | Une nouvelle tête d'affiche du terrorisme mondial. Avec une prime de 10 millions de dollars désormais attaché à sa personne, le cheikh libano-irakien Mohammed Kawtharani figure dorénavant en tête de gondole des "terroristes mondiaux" les plus recherchés par les États-Unis. Dans cette hiérarchie, seul l'émir d'Al-Qaïda Ayman al-Zawahiri le coiffe au poteau, avec une prime de 25 millions de dollars sur sa tête offerte par le Département d'État américain.

Jusqu'à 10 millions de dollars sont promis à quiconque pourrait aider le département d'État américain à mettre à terre Mohammed Kawtharani ou ses réseaux.
Jusqu'à 10 millions de dollars sont promis à quiconque pourrait aider le département d'État américain à mettre à terre Mohammed Kawtharani ou ses réseaux. / DR

Un des cadres du Hezbollah libanais, très présent en Irak, Kawtharani figurait déjà sur la liste américaine des terroristes depuis 2013, et son frère Husseyin depuis 2018... Les deux hommes étaient crédités de la coordination et de la création de milices chiites irakiennes chargées de lutter contre le groupe État Islamique et d'appuyer le régime de Bachar el-Assad en Syrie, en coordination avec Qassem Soleimani, le patron de la force Al-Quods des Gardiens de la Révolution iraniens. Tout puissant en Irak, Soleimani avait été éliminé par un tir de drone américain au début de l'année à Bagdad.

Selon l'avis d'appel à information du département d'État américain, Mohammed Kawtharani a désormais "pris en charge une partie de la coordination politique des groupes paramilitaires [chiites irakiens] précédemment gérés par Qassem Soleimani". Plusieurs médias irakiens ont annoncé sa présence à Bagdad pour des discussions avec des responsables politiques, au moment où l'Irak tente de se doter d'un nouveau gouvernement... L'orchestration – certains disent la manipulation – des gouvernements irakiens passés était déjà l'une des "spécialités" de feu Soleimani.

RÉPUBLIQUE TCHÈQUE | Prague règle ses comptes avec Moscou. Les élus du 6e arrondissement de Prague ont peu de chances d’être un jour invités en voyage d’agrément à Moscou par les autorités russes actuelles. Au début du mois, ils ont réussi à mener à bien le déboulonnage polémique de la statue d’un héros soviétique dans la lutte contre le nazisme, le maréchal Konev, surtout coupable à leurs yeux, d’avoir écrasé – notamment – le Printemps de Prague en 1968.

Guère impressionnés par les protestations pourtant véhémentes de Sergueï Choïgou, le ministre russe de la Défense, les élus en question ont aussi entrepris de changer l’adresse officielle de l’ambassade de Russie à Prague. Pour faire bonne mesure, la diplomatie du Kremlin à Prague sera désormais sise… place Boris Nemtsov.

Le choix du patronyme du principal opposant à Vladimir Poutine, assassiné à Moscou en 2015 par un groupe de tueurs tchétchènes, ne pouvait laisser le pouvoir russe sans réaction. Dans un premier temps, il a été question d’un déménagement. Mais au final, rien ne bougera. Peut-être grâce aux efforts du président tchèque, Milos Zeman, qui, le premier, a annoncé sa venue à Moscou pour commémorer le 75e anniversaire de la victoire de l’URSS sur l’Allemagne nazie, et cela, quelle que soit la date.

ROYAUME-UNI | Un microbe bloqué aux frontières. Xylella fastidiosa, c’est le nom de la bactérie tueuse qui affectionne particulièrement les oliviers et a infecté de nombreuses plantations en Italie puis en France, où elle a été repérée pour la première fois en Corse en 2015 sur des feuilles de myrte. Aucun traitement préventif ou curatif n’existe.

Au Royaume-Uni, où les oliviers sont devenus de populaires arbres d’ornement, les autorités s’inquiètent. Pour éviter que la bactérie ne se propage à d'autres espèces, Londres a donc décidé de limiter drastiquement les importations d’oliviers et de pieds de lavande, d’amandier, de romarin ou encore de laurier rose. L’introduction de caféiers est, elle, carrément interdite outre-Manche.

La maladie causée par cette bactérie propagée par les insectes pourrait causer des ravages se montant à plusieurs milliards de dollars si elle gagne les champs d’oliviers en Grèce et en Espagne. En Italie, la production d’huile d’olive aurait déjà atteint son plus faible niveau en 25 ans.

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