Chaque jour, cinq infos du monde garanties sans Covid-19 | Ce vendredi 24 avril, l'actualité internationale nous emmène à Bruxelles, où les nouvelles négociations sur les relations entre le Royaume-Uni et l'Europe n'ont pas abouti, et en Inde où un drame vient encore illustrer les violences sexuelles faites aux femmes.

Le négociateur en chef de l'UE sur le Brexit, Michel Barnier, a accablé les Britanniques, à l'issue d'une semaine de discussions sur les futures relations post-Brexit.
Le négociateur en chef de l'UE sur le Brexit, Michel Barnier, a accablé les Britanniques, à l'issue d'une semaine de discussions sur les futures relations post-Brexit. © AFP / Olivier Matthys

BREXIT | Faute d'avancée notable dans les négociations, Barnier hausse le ton. Le négociateur en chef de l’Union européenne s’est dit "inquiet" à l’issue d’une semaine de négociation par visioconférence avec ses homologues britanniques. Michel Barnier a dénoncé l’absence de "progrès tangibles" et accusé Londres d’en être responsable.

"Je dois dire la vérité, nos interlocuteurs refusent d’avancer sur certains dossiers alors qu’ils s’y étaient engagés dans la déclaration politique négociée avec le Premier ministre Boris Johnson."

Ils n’ont par exemple fait aucune proposition sur le dossier de la pêche, important pour l’Europe. Or "il n’est pas question de négocier sur l’accès à notre marché sans avoir avancé sur ce dossier !" a-t-il martelé.

Les Britanniques ont par ailleurs redit qu’ils ne souhaitaient pas prolonger la période de transition. Ils ont jusqu’au 30 juin pour le faire. Le Royaume-Uni ne peut pas imposer un calendrier aussi serré sans bouger dans certaines domaines essentiels pour l’Union, a regretté Michel Barnier, qui ne perd pas espoir d’aboutir d’ici à la date du Brexit "économique" fin décembre.

À l'issue de ce deuxième cycle de pourparlers, le Royaume-Uni s'est dit, de son côté, "déterminé" à trouver "un compromis avec pour base un accord de libre-échange". Londres a néanmoins reconnu "d'importantes divergences de principes", s'estimant moins bien traité qu'un autre pays tiers, sur des sujets comme la pêche ou la concurrence.

INDE | Les yeux abîmés pour ne pas pouvoir désigner son violeur. Des médecins indiens de l'État de Madhya Pradesh avaient "bon espoir" vendredi de sauver la vue d'une enfant de sept ans, mutilée par un homme de 21 ans qui l'avait violée auparavant. L'agresseur, qui a été arrêté, a avoué son crime : "Il a appuyé très fort avec ses doigts sur les yeux de la fille" pour ne pas qu'elle puisse le reconnaître, explique la police.

Cette agression intervient un mois après l'exécution de quatre hommes pour le viol collectif d'une étudiante dans un bus de Delhi en décembre 2012. Un drame qui avait mis en lumière la question des violences sexuelles faites aux femmes dans le pays et entraîné l'adoption de lois plus sévères à l'encontre des violeurs.

Quelque 34 000 viols ont été signalés aux autorités indiennes en 2018, selon les chiffres officiels. Madhya Pradesh est l'État indien qui enregistre le plus grand nombre de viols: 6 500 en 2018.

AFGHANISTAN | Pas de répit pour le ramadan ont décidé les talibans. Le président Ashraf Ghani avait proposé aux talibans une trêve à l'occasion du mois saint musulman, qui a démarré vendredi. Un cessez-le-feu "n'est pas rationnel ni convaincant", a répondu jeudi l'un des porte-parole des insurgés, accusant le gouvernement de "mettre des obstacles au processus de paix".

Les tensions sont fortes depuis des semaines entre Kaboul et les rebelles au sujet d'un échange de 5 000 prisonniers talibans contre 1 000 membres de des forces afghanes, un point-clé de l'accord signé fin février par Washington et les talibans. Car les négociations avec les autorités afghanes n'ont pas commencé, les talibans continuant leur offensive à travers le pays.

Le chef de l'État, qui multiplie depuis des années les requêtes du genre, était parvenu à un arrêt des combats de trois jours en juin 2018 à l'occasion de l'Aïd el-Fitr, fête musulmane marquant la fin du ramadan. Les talibans ont également respecté une trêve partielle de neuf jours du 22 février au 2 mars à l'occasion de la signature de l'accord de Doha avec les Américains.

HONG KONG | Un étranger poursuivi pour avoir manifesté. Après l'offensive des autorités du territoire autonome chinois contre les leaders du mouvement pro-démocratie, samedi dernier, c'est pour la première fois un ressortissant étranger détenu en Chine qui sera poursuivi pour son soutien aux manifestants de Hong Kong.

L'ex-colonie britannique a connu de juin à décembre 2019 sa pire crise politique depuis sa rétrocession à la Chine en 1997, avec des actions quasi quotidiennes pour dénoncer l'influence du pouvoir central chinois, des manifestations monstres et de violents affrontements entre radicaux et policiers.

Lee Henley Huxiang, citoyen du Belize, est accusé d'avoir financé aux États-Unis des "éléments hostiles" et d'être de "connivence avec des forces étrangères et anti-chinoises pour intervenir dans les affaires de Hong Kong".

SAHEL | Britanniques et Américains restent engagés contre les djihadistes. "Le Royaume-Uni a décidé de maintenir ses hélicoptères (…) sur place, a assuré aujourd'hui dans Sud-Ouest la ministre des Armées Florence Parly. Quant aux États-Unis, (…) leurs moyens sont toujours en place."

Washington fournit en effet aux 5 100 soldats français de l'opération Barkhane, qui vise à neutraliser les opérations djihadistes au Sahel, des capacités de renseignement et de surveillance, du ravitaillement en vol et du transport logistique. L'armée de l'Air britannique mobilise trois hélicoptères lourds et une centaine d'aviateurs, pour des missions de logistique, de ravitaillement et de transport de troupes.

Le Pentagone avait ces derniers mois signifié son intention de se désengager de l'Afrique de l'Ouest, tandis que le mandat des troupes britanniques devait s'achever à l'été.

DANEMARK | Le plus long tunnel ferroviaire et routier immergé au monde. Les travaux du Femernbelt, qui doit relier le royaume scandinave à l'Allemagne, commenceront le 1er janvier 2021 côté danois, a assuré vendredi le ministère des Transports.

Long de près de 18 kilomètres, ce tunnel immergé doit relier les îles danoises de Lolland-Falster, au sud de Copenhague, à la région allemande du Schleswig-Holstein, en passant sous la Baltique. Le trajet ne dépassera pas 10 minutes en voiture et en 7 minutes par train, au lieu d'une heure de ferry pour traverser le détroit du Fehmarn Belt, ou d'un détour de 160 kilomètres par la région danoise du Jutland.

Cette "nouvelle passerelle vers l'Europe (continentale, ndlr)", ainsi que la décrit le ministre Benny Engelbrecht, sera réalisée par un consortium intégrant le français Vinci. Le Femernbelt devrait être opérationnel à la mi-2029.

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