Chaque jour, cinq infos du monde garanties sans Covid-19 | Ce samedi 25 avril, l'actualité internationale nous emmène en Arabie saoudite, où les autorités renoncent au fouet comme outil de sanction pénale, et aux États-Unis, où les géants Visa et Mastercard sont poursuivis pour avoir fait des affaires à Cuba.

Manifestation en Allemagne, en 2015, en soutien au blogueur saoudien Raif Badawi, condamné à 1000 coups de fouet et 10 ans de prison pour "insulte" à l'islam.
Manifestation en Allemagne, en 2015, en soutien au blogueur saoudien Raif Badawi, condamné à 1000 coups de fouet et 10 ans de prison pour "insulte" à l'islam. © AFP / Tobias Schwartz

ARABIE SAOUDITE | Ryad abolit la flagellation. C'est officiellement pour "se conformer aux normes internationales des droits humains (contre) les châtiments corporels" que la Cour suprême saoudienne a supprimé la flagellation de son arsenal pénal. Elle était jusqu'alors applicable en cas de meurtre, d'atteinte à "l'ordre public" ou même de relations extra-conjugales.

Cette décision s'inscrit dans le cadre "des réformes et avancées réalisées en matière de droits humains", a précisé la plus haute instance judiciaire du royaume, sous la supervision du roi Salmane et du prince héritier Mohammed ben Salmane.

Elle constitue aussi, pour le royaume très conservateur, un gage donné à ceux qui, dans le monde, critiquent ses pratiques. Telle la condamnation, en 2014, du blogueur Raif Badawi : 1 000 coups de fouet et 10 ans de prison pour "insulte" à l'islam. En 2015, le Saoudien a obtenu le prix Sakharov pour la liberté de l'esprit, décerné par le Parlement européen qui avait appelé à sa libération "immédiate".

Avec 181 exécutions en 2019, l'Arabie saoudite n'en demeure pas moins 3e au palmarès des pays qui appliquent encore la peine capitale, selon le rapport annuel d'Amnesty International publié le 21 avril. 

ÉTATS-UNIS | Visa et Mastercard poursuivis pour leurs services à Cuba. Pour avoir autorisé les règlements dans des hôtels bâtis sur d'ex-propriétés d'Américains, les deux sociétés sont sous le coup d'accusations de "traitement de paiements" sur des produits nationalisés par la révolution cubaine de 1959.

Les poursuites ont été engagées par Robert Glen, en vertu du titre III de la loi Helms-Burton de 1996. Il constate que les deux sociétés américaines "offrent leurs services de réseau aux commerçants à Cuba, y compris ceux de quatre stations balnéaires, qui sont situées sur des propriétés confisquées à la famille Glen".

Ce titre de la loi, largement contestée à Cuba et ailleurs dans le monde et dont l'application qui avait été suspendue par les prédécesseurs du président Trump, a été réactivé il y a tout juste un an. À ce jour, vingt poursuites ont été engagées, contre le géant français des spiritueux Pernod Ricard ou le groupe hôtelier espagnol Iberostar par exemple. Mais pas seulement : des entreprises américaines en sont donc victimes, et aux États-Unis, on commence à s'en irriter. 

AFGHANISTAN | Pas de répit pour le ramadan. Le président Ashraf Ghani avait proposé aux talibans une trêve à l'occasion du mois saint musulman, qui a démarré vendredi. Un cessez-le-feu"n'est pas rationnel ni convaincant", a répondu jeudi l'un des porte-parole des insurgés, accusant le gouvernement de "mettre des obstacles au processus de paix".

Les tensions sont fortes depuis des semaines entre Kaboul et les rebelles au sujet d'un échange de 5 000 prisonniers talibans contre 1 000 membres de des forces afghanes, un point-clé de l'accord signé fin février par Washington et les talibans. Car les négociations avec les autorités afghanes n'ont pas commencé, les talibans continuant leur offensive à travers le pays.

Le chef de l'État, qui multiplie depuis des années les requêtes du genre, était parvenu à un arrêt des combats de trois jours en juin 2018 à l'occasion de l'Aïd el-Fitr, fête musulmane marquant la fin du ramadan. Les talibans ont également respecté une trêve partielle de neuf jours du 22 février au 2 mars à l'occasion de la signature de l'accord de Doha avec les Américains.

ÉCOSSE | Le blasphème bientôt autorisé ? La démarche est toute symbolique, pour un gouvernement qui n'a plus invoqué cette loi depuis  plus de 175 ans. Mais pour Edimbourg, qui veut dépoussiérer son arsenal de lutte contre la haine et les discriminations, le texte "ne reflète plus le genre de société dans laquelle nous vivons".

Le ministre de la Justice écossais Humza Yousaf a déclaré que la loi serait modernisée et couvrirait désormais les discrimination basées sur l'âge, le handicap, l'origine, la religion et l'orientation sexuelle.

"En créant des lois fortes, le Parlement enverra un message fort (selon lequel ce type d'actes ne) seront pas tolérés."

C'est également un message de solidarité "aux victimes des lois d'oppression sur le blasphème dans le monde entier", estime Humanists UK, une association qui milite contre la loi sur le blasphème depuis 2015. Au Royaume-Uni, l'Angleterre et le Pays de Galles ont, eux, abandonné leurs lois réprimant le blasphème en 2008.

ÉTATS-UNIS | Les femmes de Stars Wars. Il y a toujours une bonne idée pour poursuivre la saga au succès planétaire. Après The Mandalorian (et l’apparition de Baby Yoda), dévoilé à l'automne dernier, Disney continue d’étoffer sa franchise Star Wars. Le groupe préparerait pour sa plateforme Disney une série centrée, cette fois, sur les femmes.

Variety, qui a sorti l’info, parle d'un "thriller d'action, avec des éléments d'arts martiaux, qui se concentre sur les femmes et se déroule dans une chronologie différente de celle de l'univers habituel de Star Wars". La série serait écrite et réalisée par Leslye Headland, la co-créatrice de Russian Doll, primé aux Emmy Awards.

Disney , lancé en novembre dernier, rassemble déjà plus de 50 millions d’abonnés à travers le monde

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.