Chaque jour, cinq infos du monde garanties sans Covid-19 | Ce lundi 27 avril, l'actualité internationale nous emmène en Corée du Nord, où l’on a toujours aucune nouvelle officielle de Kim Jong-un et en Israël, où une série égyptienne fait scandale.

 Kim Jong-Un n'est pas apparu publiquement depuis le 12 avril mais serait "en bonne santé" selon la Corée du Sud
Kim Jong-Un n'est pas apparu publiquement depuis le 12 avril mais serait "en bonne santé" selon la Corée du Sud © AFP / Sputnik / Valeriy Melnikov

CORÉE DU NORD | D’après la Corée du Sud, Kim Jong-un va bien. Toujours aucune nouvelle du dirigeant nord-coréen. Il n’a pas fait d’apparition publique depuis le 12 avril et depuis, les spéculations sont légions. Pyongyang ne communiquant presque jamais, même en temps normal, c'est vers Séoul qu'il faut se tourner pour avoir quelques informations. Ce week-end, la Corée du Sud a tenté une nouvelle fois de relativiser. Selon le conseiller à la sécurité nationale, Moon Chung-In qui a parlé sur CNN, Kim Jong-un est "vivant et en bonne santé". Plusieurs médias l’annonçaient mort la semaine dernière, mais pour Séoul, "aucun élément ne peut confirmer" cette rumeur. 

Ce week-end, le très sérieux site américain 38North a publié des images satellite montrant le train spécial de Kim Jong-un dans la station balnéaire de Wonsan, sur le littoral nord-coréen. Cette information a ensuite été confirmée par la Corée du Sud. 

Pour Antoine Bondaz, chercheur à la fondation de recherche stratégique et spécialiste de la Corée du Nord, si Kim Jong-un est bien en convalescence à Wonsan, cela ne veut pas forcément dire que la situation est grave. "Le régime a tout intérêt à laisser les rumeurs se propager pour analyser la réaction de ses voisins", explique le spécialiste joint par France Inter. En cas de décès du dirigeant, la Corée du sud mettrait-elle en ordre de marche ses troupes ? Quelle serait la réaction de la Chine ? Ce silence est "utile car il dévoile les stratégies des pays autour et il donne une certaine visibilité à la Corée du Nord". 

Prudence

Wonsan est un lieu de villégiature. Selon le scénario (mort de Kim Jong-un ou problème de santé léger), c’est l’endroit parfait pour que le régime observe également ses élites. L’information sur l’état de santé du leader met plus de temps à circuler que s’il était à Pyongyang. De loin, Kim Jong-un peut aussi observer ses cadres et voir de potentielles nouvelles figures se révéler en cas de crise. Sortir du rang serait très mal vu.

Certes, l’absence de Kim Jong-un lors de la fête nationale du 15 avril est "anormal". Mais cela ne veut pas dire qu’il soit mort, selon les spécialistes. Ce n’est pas la première fois que le dirigeant disparaît. En 2014, il n’avait pas été vu pendant six semaines. Il était finalement sorti de son silence et apparu devant les médias du régime avec une canne. Selon les services de renseignement sud-coréens, le leader a subi une opération en vue de lui enlever un kyste à la cheville. Les spécialistes de la Corée du Nord, d’où il est très difficile de rassembler des renseignements, appellent donc à la plus grande prudence.

USA | Le soutien à Joe Biden du père d’une victime de la fusillade de Parkland. Le 14 février 2018, la fille de Fred Guttenberg, Jaime, est tuée lors d’une fusillade dans son lycée de Parkland en Floride. 17 morts. Les tweets du président Donald Trump après la tuerie, son manque d’empathie et sa proximité avec le lobby des armes poussent ce père accablé à militer contre les armes à feu. Dans une vidéo, il confesse qu’un homme politique l’a contacté après la fusillade et l’a soutenu dans son deuil. Il s’agit de l’ancien vice-président Joe Biden, aujourd’hui candidat à la présidence du pays. Fred Guttenberg soutient Biden pour l’investiture démocrate. "Personne ne m’a donné de meilleur conseil que Joe Biden", affirme-t-il. 

Cette vidéo ressort sur les réseaux sociaux. Au même moment, la présidente démocrate à la Chambre des représentants Nancy Pelosi a annoncé qu’elle soutenait elle aussi Biden, rappelant notamment sa mobilisation contre la violence par armes à feu. 

ARABIE SAOUDITE | Le royaume adoucit son système judiciaire. A quelques mois du G20 qui doit se tenir à Riyad en novembre, le royaume wahhabite saoudite a décidé d’effacer certains aspects les plus moyen-âgeux de son système judiciaire issu d’une application ultra rigoriste de la charia. Quelques jours après l’abolition de la flagellation, l’Arabie saoudite vient de supprimer la peine de mort pour les mineurs. Une peine de prison ne dépassant pas les dix ans dans un centre de détention remplacera la peine capitale. Ces annonces s’inscrivent dans le flot de mesures sociétales ordonnées par Mohamed ben Salman, dit MBS, pour réformer l’Arabie saoudite. 

Avec la Chine et l’Iran, le royaume fait partie des pays qui exécutent le plus au monde, selon Amnesty International qui rapporte 184 condamnés mis à mort en 2019. En Arabie Saoudite, l'homicide, le viol, le vol à main armée, le trafic de drogue, les attaques à main armée, la sorcellerie, l'adultère, la sodomie, l'homosexualité et l'apostasie sont passibles de la peine capitale. Les sentences sont souvent exécutées au sabre et en place publique.

D’autres châtiments sont aussi dénoncés par les organisations des droits de l’homme comme les amputations. Pour un vol mineur, on peut couper la main droite, mais dans les cas plus graves, le juge peut décider une "amputation croisée" de la main droite et du pied gauche.

ISRAËL | La série égyptienne qui scandalise Israël. Pendant le mois de Ramadan, les télévisions des pays arabes proposent des séries tournées spécialement pour l'occasion. En Egypte, El Nehaya ("la fin") raconte le monde de 2120 dominé par des cyborgs où Israël a été détruit par ses voisins après "la guerre pour la libération de Jérusalem". Un personnage explique que "les Juifs se sont enfuis et sont retournés dans leurs pays d'origine en Europe", omettant que près de la moitié des Israéliens sont originaires d'Afrique du Nord ou du Moyen-Orient.  

Le ministère israélien des Affaires étrangères dénonce un scénario "complètement inacceptable, surtout que les deux pays sont en paix depuis 41 ans". Israël et l'Egypte coopèrent étroitement dans la lutte anti-Daesh dans le nord Sinaï mais cela n'a pas empêché qu'El Nehaya ait été produite par une firme et diffusée sur une chaîne réputées proches du gouvernement.

ITALIE | Et si les Romains avaient inventé le recyclage à Pompéi ? Des chercheurs ont découvert dans les ruines de Pompéi, un nouveau secret. Selon le Guardian, l’équipe d’Allison Emmerson a repéré des monticules à l’extérieur de la ville. Tout au long du mur nord de Pompéi, ces restes pouvaient atteindre plusieurs mètres de hauteur. Après recherches, il s’avère que ces monticules étaient constitués de déchets qui semblent avoir été triés : céramique, plâtre, matériaux de construction. 

Jusqu’à présent, les chercheurs estimaient que ces monticules avaient été formés par le tremblement de terre qui a frappé la ville 17 ans avant l’éruption du volcan. Ce sont en fait des matériaux posés là en attendant d’être vendus pour d’autres constructions. "Nous avons découvert qu'une partie de la ville était construite avec des ordures, explique Allisson Emerson. Les piles à l'extérieur des murs n'étaient pas constituées de matériaux jetés pour qu'on s'en débarrasse, ils étaient collectés et triés à l'extérieur de la ville pour être revendus à l'intérieur des murs". 

Les approches modernes de la gestion des déchets visent à éliminer les déchets de notre vie quotidienne, ajoute-t-elle. "Pour la plupart, nous ne nous soucions pas de ce qui arrive à nos poubelles, tant qu'elles sont enlevées. Ce que j’ai trouvé à Pompéi est une toute autre priorité, à savoir que les déchets étaient collectés et triés pour être recyclés". Pour Allison Emmerson, les pays qui gèrent aujourd’hui le mieux leurs déchets "ont appliqué une version de l'ancien modèle, privilégiant la marchandisation plutôt que le simple retrait".

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.