Chaque jour, cinq infos du monde garanties sans Covid-19 | Ce mardi 5 mai, l'actualité internationale nous emmène notamment en Allemagne, où la plus haute juridiction du pays se penche sur l’affaire du Dieselgate, et aux États-Unis, où Nicolas Cage va arborer une coupe "mulet" pour jouer les dompteurs de fauves.

Depuis cinq ans, Volkswagen affronte les procédures les unes après les autres et a déjà déboursé plus de 30 milliards d’euros
Depuis cinq ans, Volkswagen affronte les procédures les unes après les autres et a déjà déboursé plus de 30 milliards d’euros © AFP / RALF HIRSCHBERGER/DPA/AFP

ALLEMAGNE | Les juges de Karlsruhe, la plus haute juridiction allemande, penchent du côté des clients floués de Volkswagen. À l’ouverture de l’audience mardi matin, dans son avis préliminaire (mais qui ne préjuge pas de l’arrêt définitif qui sera rendu bien plus tard), la Cour fédérale estime que le groupe devrait dédommager les propriétaires d’un véhicule de la marque, en tenant compte de l’utilisation qu’ils en ont déjà faite. Un arrêt sera rendu le 25 mai. Dans cette affaire, ils sont 68 000 à réclamer le prix d’achat de leur voiture. La Cour s'intéresse au cas de Herbert Gilbert, 65 ans. Il a acheté d'occasion une Volkswagen Sharan diesel en 2014, un des 11 millions de véhicules pour lesquels le constructeur a avoué en septembre 2015 avoir placé des logiciels truquant leurs émissions polluantes. 

Ce n’est que l’un des nombreux volets judiciaires de ce scandale à tiroirs, appelé Dieselgate, se référant aux moteurs diesel truqués de Volkswagen. Depuis cinq ans, le géant automobile allemand affronte les procédures les unes après les autres et a déjà déboursé plus de 30 milliards d’euros.

La semaine dernière, Volkswagen mettait un terme à une "class action" à l’américaine en signant un accord à l’amiable de 750 millions d’euros pour dédommager 235 000 clients dans ce procès qui s’était ouvert l’automne dernier à Brunswick (Basse-Saxe), tout près de Wolfsbourg et du siège et de la principale usine de la marque.

MALI | Barkhane perd un second légionnaire en quelques jours. Un jeune soldat français de 21 ans a été tué lundi au Mali lors d'une opération contre des groupes armés djihadistes. Kevin Clément combattait au Sahel depuis le mois de février et faisait partie du 1er régiment étranger de cavalerie de Carpiagne, dans les Bouches-du-Rhône. Lors d'une "action de harcèlement et de ratissage de la zone" pour débusquer des combattants djihadistes, l'unité de tête a été attaquée. Malgré une riposte au cours de laquelle deux combattants ont été tués, le première classe a, lui, été touché à la tête par un tir ennemi. Transporté sur la base militaire de Gao, le légionnaire a succombé à ses blessures. 

Vendredi dernier 1er mai, c'est Dmytro Martynyouk, un brigadier du même régiment, qui avait perdu la vie après l'explosion d'un engin explosif dans cette même région dite des "trois frontières", à la jonction du Mali, du Niger et du Burkina Faso. Depuis janvier dernier et le sommet de Pau entre la France et les pays du G5 Sahel, les forces françaises de Barkhane intensifient leur lutte contre les djihadistes dans cette zone avec leurs homologues régionaux. 43 militaires français ont péri depuis le début de l'intervention française en 2013 au Sahel. 

CRI D’ALERTE | Appel à la libération des prisonniers d’opinion. En ces temps de pandémie, plusieurs États et ONG ont demandé aux gouvernements de relâcher des détenus. Si certains pays se sont exécutés, à l'instar du Maroc, de l’Algérie ou de l’Éthiopie, les libérations ont exclu les prisonniers d’opinion, qu’ils soient en détention provisoire ou déjà condamnés. 

Amnesty International met en avant ce mardi 150 cas emblématiques de personnes derrière les barreaux dont le seul délit est d’avoir défendu leurs droits. Sur France Inter, Katia Roux, de l'ONG, a déclaré : 

"Ces détenus d’opinion n’ont pas commis de crime, et ont été arbitrairement condamnés. (...) Ces maintiens en détention sont injustifiés et en période de pandémie mondiale, il y a une responsabilité des gouvernements à les libérer."

Tel Ruben Gonzalez, qui, pour avoir défendu les droits des ouvriers d’une compagnie minière publique vénézuélienne, a été accusé par un tribunal militaire et emprisonné depuis novembre 2018. Il souffre d’insuffisance rénale et d’hypertension. Ou Nasrin Sotoudeh, en Iran, qui a été arrêtée en juin 2018 et condamnée à 28 ans de prison et 148 coups de fouet pour s’être opposée au port du voile et à la peine de mort.

Les prisonniers d’opinion se comptent par milliers sur tous les continents, du Venezuela à l’Iran en passant par la Russie, l’Algérie, l’Egypte.

RÉAPPARITION | Hiannick Kamba, ancien joueur de foot du Schalke 04, mort en 2016, est réapparu vivant en Allemagne. Une histoire digne d’une série. Déclaré mort le 9 janvier 2016, suite à un accident de la route en République démocratique du Congo d’où il est originaire, Hiannick Kamba, ancien arrière-droit du club allemand du Schalke 04 vivait, en fait, dans la Ruhr. Selon le journal allemand Bild, l’ex-femme du joueur de foot aurait maquillé sa mort pour toucher son assurance-vie.

L’ancien joueur de foot serait aujourd’hui technicien-chimiste. Il affirme ne pas être au courant des manigances de son ex-femme. En 2018, il s’est même rendu à l’ambassade d’Allemagne à Kinshasa pour démentir sa propre mort. "Kamba affirme qu’il a été abandonné par des amis pendant la nuit au Congo en janvier 2016 et laissé sans documents, argent et téléphone portable", déclare le procureur Anette Milk à Bild. Hiannick Kamba est entendu comme témoin dans cette extraordinaire affaire. Son ex-femme, qui nie les faits, est suspectée de fraude à l’assurance-vie mais assure ne pas avoir su que son mari avait contracté un tel contrat avant sa soi-disant mort.

ÉTATS-UNIS | Nicolas Cage incarnera Tiger King. La série documentaire de Netflix Au royaume des fauves (Tiger King en anglais) a été un tel succès que l'histoire va maintenant être adaptée à la télévision. Les fans se demandaient depuis plusieurs semaines qui jouerait le rôle de Joe Exotic, ce sera finalement Nicolas Cage.

L’acteur incarnera ce patron excentrique d’un zoo d’Oklahoma. Joe Exotic, de son vrai nom Joe Maldonado-Passage, coiffé d’une coupe "mulet" et portant fièrement la moustache, élève des lions, des panthères et des tigres depuis les années 90. Un business davantage qu'une passion, sans doute, ce qui va lui valoir quelques ennuis.

Reste à sa voir si les studios CBS et Imagine, qui vont scénariser la série à la télévision en huit épisodes, choisiront, comme Netflix, une série hybride entre le documentaire animalier et Breaking Bad.

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