Chaque jour, cinq infos du monde garanties sans Covid-19 | Ce lundi 11 mai, l'actualité internationale dans les environs du détroit d'Ormuz, où un missile de la République islamique a détruit un navire de sa marine lors d'un exercice. "Un accident", confirme Téhéran, au lourd bilan : 19 morts et 15 blessés.

C'est la frégate "Jamaran", de la marine iranienne, qui a détruit le "Konaran", un navires militaire de la République islamique, lors d'un exercice, dimanche, en mer d'Oman.
C'est la frégate "Jamaran", de la marine iranienne, qui a détruit le "Konaran", un navires militaire de la République islamique, lors d'un exercice, dimanche, en mer d'Oman. © DR

IRAN | 19 marins tués dans un tir ami entre navires militaires iraniens. Le Konarak, un navire de soutien logistique, déplaçait une cible d'exercice lorsqu'il a été touché par un missile. Un projectile tiré par la frégate Jamaran dans le cadre de manœuvres navales iraniennes en mer d'Oman, et qui a fait 19 morts et 15 blessés, confirme l'armée iranienne.

Une vidéo diffusée par le quotidien Jam-é Jam, journal édité par la télévision d'Etat, a montré un navire en partie sous l'eau et d'où s'échappait de la fumée. Il a été remorqué à terre pour "des enquêtes techniques", ont précisé les militaires, qui appelent à "éviter toute spéculation" jusqu'à la publication de plus d'informations. 

Le théâtre de l'accident est en effet situé entre l'Iran et le sultanat d'Oman, à la sortie du détroit d'Ormuz, par lequel transite une grande partie du pétrole mondial et où opère une coalition dirigée par les États-Unis. Une zone où les navires occidentaux sont régulièrement pris à partie par les Gardiens de la révolution, armée idéologique du régime iranien.

Le 15 avril dernier, encore, la Navy américaine a signalé des "manœuvres dangereuses" opérées par onze bateaux iraniens autour de ses navires dans les "eaux internationales". Le président Trump a alors ordonné à sa marine "d'abattre et de détruire toute embarcation iranienne qui harcèlerait [ses] navires en mer".

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- © Radio France / Chadi Romanos

ARABIE SAOUDITE | Une conférence virtuelle des donateurs pour le Yémen. La presse saoudienne annonce que Riyad organisera le 2 juin prochain une levée de fonds internationale pour le Yémen. Une initiative qui intervient au moment où les ONG estiment que la crise sanitaires pourrait aggraver la situation humanitaire de la population, déjà durement frappée par la guerre et la pauvreté. 

Le quotidien Arab News rapporte que l’Arabie saoudite a mené 474 projets humanitaires au Yémen ces cinq dernières années pour un montant de 3 milliards de dollars, notamment dans le domaine de la sécurité alimentaire. Mais le royaume wahhabite a également lancé une vaste campagne militaire en mars 2015 pour déloger les rebelles houthis du pouvoir à Sanaa, provoquant la pire crise humanitaire au monde selon l’ONU. 

Aujourd’hui, sans perspective de victoire sur le terrain, Riyad cherche à sortir du bourbier yéménite, tout en redorant son blason terni par des accusations de crimes de guerre chez son voisin du sud en jouant la carte humanitaire.

MALI | Nouveau revers pour les "guerriers" tchadiens face au terrorisme. Trois militaires tchadiens engagés dans la force onusienne Minusma au Mali ont trouvé la mort ce week-end. Lors d’une patrouille de routine, dans la ville d’Aguelok, au nord du pays, leur véhicule a roulé sur une mine. Quatre autres casques bleus ont été grièvement blessés dans cette explosion.

En dépit d’une situation sécuritaire très instable à ses propres frontières,  le Tchad reste l’un des vingt plus importants contributeurs aux opérations de maintien de la paix dans le monde. Un engagement précieux à plus d’un titre : plus de 1 300 hommes prennent à ces missions mais surtout, les soldats tchadiens font partie des militaires les plus aguerris sur ce type de terrain. Moins équipés, moins disciplinés que les armées occidentales, les "guerriers tchadiens" ne reculent devant aucun danger, aucune menace. Certainement les partenaires les plus fiables dans la lutte contre les groupes armés et les seigneurs de guerre en Afrique.

Mais la multiplication des fronts a fini par fragiliser l’armée tchadienne ces dernières années. Le 23 mars dernier, lors d’un affrontement avec le groupe djihadiste Boko Haram, en une seule nuit, après sept heures de combat, 98 soldats tchadiens ont trouvé la mort. Idriss Déby, le président tchadien, avait alors promis une réplique "foudroyante". Cette déroute de la presqu’île de Bohoma a frappé de plein fouet sa fierté. Elle a aussi porté un coup à la réputation de son armée, un fleuron national dont il exige qu’il soit irréprochable dans la lutte contre le djihadisme, un atout maître pour le leader tchadien dans ses relations avec les puissances occidentales. 

HONG KONG | La faute au système éducatif. Face à un mouvement de contestation qui dure depuis bientôt un an, il fallait trouver un nouveau coupable. Carrie Lam, chef de l’exécutif hong-kongais et pro-Pékin, a promis lundi de revoir l’enseignement de la culture générale qui a, selon elle, contribué à nourrir le mouvement pro-démocratie.

Dans un entretien publié par le journal Ta Kung Pao, la dirigeante explique :

"En ce qui concerne la manière, à l'avenir, d'aborder les cours de "liberal studies", nous allons certainement clarifier les choses avant la fin de l'année."

Ces cours de culture générale, créés en 2009 permettent aux étudiants de se forger un esprit critique, loin d’être assez patriotique pour Pékin. 

Avec cette annonce, Carrie Lam, et derrière elle le pouvoir chinois, espèrent freiner les contestataires qui réclament depuis juin 2019 plus de démocratie et une plus grande autonomie par rapport à la Chine. Le projet de loi qu’elle veut faire adopter propose également de sanctionner toute offense à l'hymne national chinois. Mais cette législation pourrait au contraire agacer les manifestants. Les militants pro-démocratie craignent qu’avec l’aide de Carrie Lam, Pékin ne réduise les libertés dont profitent les habitants de Hong Kong.

MALTE | Un ambassadeur compare Angela Merkel à Hitler. Il y a des références qu’il faut absolument éviter. Surtout lorsque l’on représente un pays. Ce week-end, alors que les Européens célébraient l’armistice de 1945 et la Journée de l’Europe, Zammit Tabona, ambassadeur de Malte en Finlande, a publié sur Facebook un message très embarrassant :

"Il y a 75 ans, nous avons arrêté Hitler. Qui arrêtera Angela Merkel ? Elle a réalisé le rêve d'Hitler ! Contrôler l'Europe."

Le ministre maltais des Affaires étrangères lui a aussitôt demandé de le retirer et de remettre sa démission. Il a également exigé que des excuses soient envoyées à l’ambassade d’Allemagne pour ce message "indélicat". 

Ces propos ont été dénoncés par le gouvernement maltais, l’opposition et les milieux économiques. "La bonne gouvernance exige des normes éthiques, professionnelles et diplomatiques élevées de la part de nos ambassadeurs. Le pays devrait avoir des représentants de la plus haute crédibilité qui attirent un fort niveau de confiance dans l'intérêt de Malte", a par exemple déclaré la Chambre de Commerce.

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