Chaque jour, cinq infos du monde garanties sans Covid-19 | Ce vendredi 15 mai, l'actualité internationale nous emmène notamment aux États-Unis, où, sur les réseaux sociaux, Donald Trump a accusé son prédécesseur d'avoir cherché à lui nuire… en 2016, et à Bruxelles, où les négociations post-Brexit sont dans l'impasse.

Selon des sites ultraconservateurs, Barack Obama aurait influencé la justice pour nuire à Donald Trump juste avant la passation de pouvoir entre les deux hommes, au tournant de 2016.
Selon des sites ultraconservateurs, Barack Obama aurait influencé la justice pour nuire à Donald Trump juste avant la passation de pouvoir entre les deux hommes, au tournant de 2016. © AFP / Drew Angerer

ÉTATS-UNIS | Trump dit "Obamagate", Obama répond "Votez". Un nouvel épisode dans l’affrontement entre Donald Trump et Barack Obama se joue sous les yeux des Américains sur les réseaux sociaux. Depuis une semaine, le président se lance dans des attaques en règles contre son prédécesseur avec un mot qui revient, "Obamagate", sans donner plus d’explication (plus de 120 tweets et retweets  de la part de Trump entre dimanche 10 et lundi 11 mai).

Donald Trump américain a même appelé le Congrès à enquêter sur ce qu'il appelle "le plus grand scandale de l'histoire des États-Unis". Jeudi soir, Barack Obama a finalement répondu sur Twitter de la manière la plus sobre qui soit : "Votez."

Cette théorie du complot que Trump appelle "Obamagate" a été lancée par des sites ultraconservateurs. Le président démocrate aurait, selon eux, influencé la justice pour nuire à Donald Trump juste avant la passation de pouvoir entre les deux hommes, au tournant de 2016. Obama serait intervenu pour provoquer l’enquête visant les liens de la campagne de Trump avec la Russie. Enquête qui a abouti à une procédure de destitution (impeachment).

Aucune preuve n'est aujourd'hui avancée pour étayer les soupçons à l’encontre de Barack Obama.

UNION EUROPÉENNE | Les négociations sur l'après-Brexit s'enlisent. "Je regrette que très peu de progrès aient été faits en vue d'un accord sur les questions les plus importantes", a déclaré le négociateur britannique David Frost, à l'issue d'une troisième phase de discussions. Même constat pour le négociateur en chef de l'Union européenne sur le Brexit, Michel Barnier, qui a jugé ce round "décevant".

Les Britanniques, qui ont formellement quitté l'UE le 31 janvier, sont entrés, jusqu'à la fin de l'année, dans une période de transition, pendant laquelle ils continuent d'appliquer les normes européennes. Les négociateurs doivent théoriquement décider en juin s'ils prolongent ou non cette période.

Pour Bruxelles, il ne saurait y avoir d'accord de libre-échange sans quotas ni droits de douane avec l'Europe si Londres n'applique pas certaines de ses normes, de crainte de voir apparaître un concurrent déloyal à sa porte. Londres, de son côté, veut regagner une totale indépendance. Autre sujet de blocage, la pêche. Le Royaume-Uni continue de rejeter l'accès à ses eaux pour les pêcheurs européens, jugeant les arrangements réclamés par Bruxelles "manifestement déséquilibrés".

Faute d'accord au 31 décembre, les échanges entre les deux pays seront régis par les règles de l'Organisation mondiale du commerce, ce qui risque d'entraîner des coûts supplémentaires pour les deux parties et des perturbations dans la circulation des marchandises.

ITALIE | Une usine chimique en feu à Venise. La municipalité a lancé vendredi une alerte aux habitants de Venise et de ses alentours immédiats après l'incendie qui s'est développé dans la matinée dans une usine chimique de sa banlieue industrielle du port de Marghera.

La haute colonne de fumée noire s'élevant depuis l'usine 3V Sigma était visible à des kilomètres à la ronde et de nombreux pompiers étaient à pied d'œuvre. L'incendie a été maîtrisé à 12h15.

"Nous sommes inquiets", a déclaré le président de la région Vénétie, Luca Zaia. Alors que la population de Venise a été invitée à rester à domicile, celle de la commune de Marghera doit en revanche non seulement rester à domicile mais aussi appliquer des serviettes mouillées autour des fenêtres fermées.

HONGRIE | Nouveau camouflet pour le régime d'Orban et sa politique d'asile  controversée. La Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) estime en effet illégal de contraindre sans motif et pour une durée excessive des demandeurs d'asile dans le camp hongrois de Röszke, à la frontière avec la Serbie. Les réfugiés sont de facto privés de liberté et ils doivent désormais pouvoir quitter ce centre clos par des barbelés, écrivent les juges.

La CJUE avait été saisie en décembre dernier par quatre migrants originaires d'Iran et d'Afghanistan qui avaient vu leur demande d'asile rejetée par les autorités hongroises. Il avait été décidé de les renvoyer vers la Serbie.

Depuis 2015, deux "zones de transit " frontalières, à Röszke et à Tompa, ont vu le jour après l'édification par la Hongrie de clôtures barbelées le long de sa frontière avec la Serbie et la Croatie. Ces zones de transit sont en réalité des camps de détention, estime la juridiction. Ils sont illégaux car ils consistent à bloquer puis à expulser des réfugiés sans que leur demande d'asile soit examinée. Or le placement en rétention après le rejet de la demande doit résulter d'une décision motivée, ce qui n'est pas le cas ici précisent les juges européens. Le maintien en rétention ne doit pas excéder 18 mois. Or, selon les ONG, 321 personnes étaient bloquées dans ces zones en mars dernier, certaines détenues depuis 526 jours. 

Une précédente décision de la CJUE, le mois dernier, avait déjà épinglé la Hongrie. Budapest avait refusé d'accueillir des demandeurs d'asile comme l'imposait le programme européen de répartition par Etat membre de dizaines de milliers de réfugiés venus d'Italie et de Grèce en 2015. 

ÉTATS-UNIS | Deux joueurs de la NFL, la ligue de football américain, recherchés par la police. C'est l'histoire d'un barbecue qui tourne mal. Jeudi, DeAndre Baker, joueur des New York Giants, et Quinton Dunbar, des Seattle Seahawks, participaient à une fête dans une grande maison de Miramar, près de Miami. Selon un témoin, Baker aurait alors pris son arme à feu et demandé à Dunbar et à un autre invité de dépouiller les personnes présentes. Des invités pour la plupart fortunés. Les deux joueurs seraient partis avec quelques milliers de dollars en espèces et des montres de luxe.

La police de Floride a émis un mandat d’arrêt. Les deux sportifs sont notamment recherchés pour vol avec arme à feu et faits graves avec armes à feu. Baker est âgé de 22 ans et Dunbar de 27 ans. La NFL n’a pas commenté.

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