Chaque jour, cinq infos du monde garanties sans Covid-19 | Ce lundi 18 mai, l'actualité internationale nous emmène notamment à Hong Kong, où la défiance à l'égard de Pékin se manifeste violemment au Parlement, et en Afghanistan, où un gouvernement semble pouvoir s'installer après plusieurs mois de crise politique.

La contestation de l'emprise de Pékin sur le territoire semi-autonome de Hong Kong a gagné l'hémicycle, où les pro-Chinois et les pro-démocratie en sont venus aux mains.
La contestation de l'emprise de Pékin sur le territoire semi-autonome de Hong Kong a gagné l'hémicycle, où les pro-Chinois et les pro-démocratie en sont venus aux mains. © AFP / Anthony Wallace

HONG KONG | Le Parlement en vient aux mains. Un député pro-démocratie qui déchire les pages du règlement de l’Assemblée, des agents de sécurité portant des masques de protection qui emmènent de force d’autres membres de l’opposition en dehors de l’hémicycle. Ces scènes chaotiques se déroulent dans l’enceinte du LegCo, le Parlement de Hong Kong, qui a été de nouveau le théâtre d’échauffourées entre parlementaires proches de la chef de l’exécutif Carrie Lam soutenue par Pékin et des élus favorables au mouvement pro-démocratie.

À l’origine de ces tensions, la vacance à la tête de la commission de la Chambre, dont le rôle est de passer en revue les projets de loi avant qu’ils ne soient examinés. Cette commission n’a plus de président depuis le mois d’octobre, ce qui bloque l’adoption des textes de loi. Pour sortir de l’impasse, les pro-Pékin ont tenté de placer leur propre candidat, provoquant la colère de l’opposition, qui dénonce un passage en force.

Ces échauffourées ont entraîné un report au 27 mai prochain de l’examen d’un projet de loi réprimant le manque de respect à l’hymne national chinois. En vertu du texte, huer l’hymne chinois pendant les matchs de football par exemple, serait passible d’une peine pouvant allant jusqu'à trois ans de prison et d'une lourde amende. 

Hong Kong, qui bénéficie d’un statut semi-autonome et possède par exemple son équipe nationale de football, n’a pas son propre hymne. C’est donc celui de la Chine qui est joué avant les matchs. Or, ces dernières années, et plus encore depuis que le mouvement de contestation a pris de l’ampleur dans le territoire, l'hymne chinois a été sifflé à plusieurs reprises. Les manifestants pro-démocratie lui préfèrent une chanson qu’ils ont créée : Glory to Hong Kong devenue l’hymne officieux des opposants au régime en place à Pékin.

AFGHANISTAN | Premier espoir fragile d'apaisement. Au moins sept personnes sont mortes et des dizaines ont été blessées dans l'est de l'Afghanistan. Une semaine après la terrible attaque d’une maternité de Kaboul, la violence ne semble jamais s'arrêter dans ce pays en guerre depuis 19 ans. Mais la signature hier d'un accord de partage de pouvoir entre le président Ashraf Ghani et son principal opposant, indispensable pour la poursuite des discussions de paix avec les talibans, lève un point de blocage que l'on pensait insoluble. 

Entre le président Ashraf Ghani et Abdullah Abdullah, son rival malheureux à la présidentielle, les couteaux étaient en effet plus que tirés depuis le scrutin de septembre, dont Abdullah Abdullah contestait le résultat, allant jusqu'à former un gouvernement parallèle. 

Les deux hommes incarnent les divisions séculaires entre les forces politiques et tribales du pays, un pouvoir pachtoune et des éléments non pachtounes – représentés par Abdullah Abdullah – qui réclament une part plus importante dans le partage du pouvoir afghan, notamment au sein des ministères des Affaires étrangères, des finances et de la justice. 

L'accord signé ne dit pas quels postes ont été attribués aux proches d'Abdullah Abdullah, mais c'est lui qui sera chargé de mener les discussions de paix avec les Talibans, avec qui les Washington a signé en février un accord pour se retirer du pays, en contrepartie de la garantie que les islamistes n'utiliseront pas l’Afghanistan pour attaquer les États-Unis ou leurs alliés. 

L’accord avec les Talibans est impossible à mettre en œuvre sans cet autre accord, politique cette fois, puisqu’il est censé permettre la création d'un gouvernement plus inclusif. Chose signée finalement, donc sous la pression de la menace de la réduction de l'aide américaine, mais aussi de la violence qui a reflambé depuis les attentats de la semaine dernière, avec la reprise des combats des forces afghanes contre les talibans. Mais dont la mise en oeuvre reste toutefois fragile tant la situation est éruptive et profondément ancrée dans le tissu politique et historique afghan. 

GRÈCE | Une loi environnementale qui passe mal. Le Parlement grec a voté au début du mois de mai une loi de "modernisation de la législation environnementale". Elle permet de simplifier et de réduire les délais des procédures, par exemple pour l’obtention de permis de construire dans le domaine des énergies renouvelables.

Pour de nombreux citoyens grecs, cela va accélérer la destruction du patrimoine naturel et culturel du pays. Plusieurs exemples leur donnent raison. En Crête, des éoliennes sont en cours d'édification sur une zone archéologique, ce qui était jusque-là interdit. Ailleurs en Grèce, selon les médias, plus de 1 000 hectares classés Natura 2000, protégés pour leur biodiversité, ont été mis en vente juste après l’adoption de la loi.

Le texte facilite également la recherche d'hydrocarbures dans des zones protégées. Alors que la Grèce, comme ses partenaires européens, "s'est engagée à cesser d'utiliser des hydrocarbures d'ici 2050 dans le cadre de la réglementation sur le changement climatique, la loi incite les entreprises de forage de pétrole et de gaz naturel à s'activer dans des zones préservées en affaiblissant le rôle des autorités locales en la matière", selon Greenpeace Grèce.

ISRAËL | Vague de chaleur extrême et inédite. Les températures se sont envolées en fin de semaine dernière sur Israël, la Cisjordanie et Gaza. L’institut national de météo n’avait jamais relevé de telles chaleurs sous abri : 38°C à Jérusalem, 40°C à Tel Aviv, 45°C à Tibériade. La particularité de cette vague est sa durée – elle doit se prolonger au moins jusqu’à jeudi – et le niveau de chaleur la nuit, jusqu’à 29°C. Des incendies, pour l’instant maîtrisés, ont éclaté entre Jérusalem et Tel Aviv et la consommation électrique a bondi pour faire tourner les climatisations, occasionnant quelques coupures au plus chaud de la journée.

La situation est particulièrement difficile à vivre pour les Musulmans. En cette période de Ramadan, il leur est interdit de boire en journée. La situation est aggravée en Cisjordanie où le confinement est toujours en vigueur.

ÉTATS-UNIS | Le cours des Air Jordan 1 s'envole. Une paire de baskets portée en match par Michael Jordan lui-même a été vendue dimanche pour 560 000 dollars (517 000 euros) aux enchères. Un record absolu pour des baskets, assure Sotheby's, qui les avait estimées au plus haut à 150 000 dollars.

Ces chaussures rouges, blanches et noires, fabriquées en 1985 et autographiées viennent alimenter un appétit dévorant des collectionneurs pour les objets liés au basketteur de légende. Une vague qui fait suite à la diffusion du documentaire The Last Dance – l'histoire des Chicago Bulls de Michael Jordan – sur Netflix notamment.

La Air Jordan 1 est le premier modèle spécialement créé par Nike pour Michael Jordan et porté par le joueur lors de sa première saison en NBA, la prestigieuse ligue nord-américaine de basket, sous le maillot des Chicago Bulls.

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