Chaque jour, cinq infos du monde garanties sans Covid-19 | Ce mardi 19 mai, l'actualité internationale nous emmène notamment sur les côtes du golfe du Bengale, où un violent cyclone pourrait mettre en péril les populations, et en Libye, où l'ONU constate un afflux de combattants venus de Syrie.

Le cyclone Amphan devrait frapper les côtes de l'Inde et de Bangladesh ce mercredi.
Le cyclone Amphan devrait frapper les côtes de l'Inde et de Bangladesh ce mercredi. © Windy

INDE ET BANGLADESH | Le cyclone Amphan menace le golfe du Bengale. Il pourrait être l’un des plus puissants de ces dernières années dans la région, les vents attendus pouvant dépasser les 180 km/h et les précipitations qui l’accompagnent annoncées comme fortes par les météorologues. Le cyclone Amphan est attendu sur les côtes à partir de mercredi.

Depuis le passage du cyclone Sidr, qui, en 2007, avait tué plus de 3 500 personnes, la région s’est certes préparée. Des abris ont été construits pour accueillir les sinistrés. Mais ces refuges ne sont pas assez nombreux, surtout en cette période de crise sanitaire.

Le choix qui s’offre se transforme en dilemme pour la population. Soit les habitants se réfugient dans les abris avec le risque de se retrouver serrés dans des lieux clos et propices à la propagation de la maladie, soit, les habitants choisissent de rester chez eux avec, cette fois, le risque d'être piégés par les dégâts liés au cyclone.

En attendant, des centaines de milliers de personnes sont en cours d’évacuation et mises en sécurité aussi bien en Inde qu’au Bangladesh. L’inquiétude est aussi de mise pour les milliers d’habitants qui résident sur les îles bangladaises et qui doivent eux aussi être secourus et évacués par les autorités.

LIBYE | Des combattants de Syrie redéployés en Libye. Alors que les combats ont diminué en intensité au Moyen-Orient, un rapport de l’ONU confirme la présence de mercenaires russes et de combattants syriens pro-Assad pour soutenir le maréchal Khalifa Haftar, chef de l’autoproclamée Armée nationale libyenne (ANL), qui cherche à conquérir Tripoli depuis avril 2019 et qui s’est rapproché ces derniers mois du régime de Damas.

Membre de la société militaire privée russe Wagner, déjà active dans le Donbass (Ukraine) et en Syrie, ils seraient entre 800 et 1 200 désormais déployés en Libye, où ils "participent à des combats et fournissent un soutien dans le domaine de l’artillerie, du contrôle aérien", selon les experts de l’ONU. Les États-Unis, qui considèrent Wagner comme un instrument du pouvoir russe pour faire avancer ses objectifs, ont dénoncé cette escalade.

En face, le Gouvernement d'union (GNA) reconnu par l'ONU en Libye est soutenu depuis février par des groupes rebelles syriens financés par la Turquie. 

ALBANIE | Destruction du Théâtre national de Tirana, symbole de l’opposition. Dimanche 17 mai, 4h30 du matin, les bulldozers mettent à bas le Théâtre national de Tirana. La démolition avait été programmée par le Premier ministre socialiste Edi Rama, qui souhaite en construire un nouveau, en dépit des protestations des artistes et de la société civile albanaise qui ont tout fait pour sauver l'édifice.

Parmi les plus fervents défenseurs de ce bâtiment construit en 1939, pendant l’occupation italienne, le réalisateur et comédien Robert Budina. Il a qualifié cette démolition de tournant dans la démocratie albanaise.

"Ce n'est pas la destruction d'un bâtiment. C'est aussi l'installation d'une dictature."

Le président albanais Ilir Meta avait pris fait et cause pour les opposants au projet en qualifiant le projet de démolition de "crime moral". La délégation de l’Union européenne à Tirana a également critiqué cette démolition, appelant en vain au dialogue entre les autorités et la société civile.

Lundi, des centaines de manifestants se sont rassemblés devant les ruines du théâtre. Plusieurs d’entre eux ont été arrêtés par la police. Depuis plus de deux ans, l’avenir de ce théâtre historique était devenu l’un des symboles de la résistance au pouvoir de plus en plus autoritaire du Premier ministre Edi Rama.

BIRMANIE | Saisies record de stupéfiants dans le Triangle d'or. Le bilan des opérations menées entre février et avril à la frontière de la Birmanie, du Laos, de la Chine et de la Thaïlande est stratosphérique. Au total, 3 750 litres de méthylfentanyl, 200 millions de comprimés et 500 kilos de cristaux de méthamphétamine ainsi que 300 kilos d'héroïne ont été saisis dans des laboratoires clandestins, rapporte l'Office des Nations unies contre la drogue et le crime (UNODC).

Un niveau de saisies historique, qui révèle l'importance que prennent désormais les drogues synthétiques dans les trafics. Le fentamyl, notamment, opioïde 50 fois plus puissant que l'héroïne et 100 fois plus que la morphine, est produit "à une échelle que personne n'avait prévue", estime Jeremy Douglas, représentant régional de l'UNODC.

Le Triangle d'or, qui, de l'opium à l'héroïne, concentra longtemps la production d'opiacés, est désormais une plaque tournante du trafic de méthamphétamines. Sous forme de cachets ou de cristaux, cette drogue est expédiée vers le reste de l'Asie du Sud-Est via la Thaïlande, au nord vers la Chine et à l'ouest par le Bangladesh.

MÉDIAS | Quand TikTok chasse chez Disney. Kevin Mayer, l'artisan du succès de la plateforme de streaming Disney , va prendre la tête de TikTok. Avec près de 55 millions d'abonnés au compteur, il laisse un très honorable bilan. Et constitue une prise de guerre très importante pour le très populaire réseau social chinois, dont l'usage a explosé avec la crise sanitaire.

En janvier, TikTok comptait déjà 800 millions d'utilisateurs – par comparaison, Instagram en revendique 1 milliard. Et l'application a été téléchargée à raison d'une soixantaine de millions de fois par mois en mars et en avril. 

"J'ai observé avec admiration comment l'entreprise a construit quelque chose d'incroyablement rare avec TikTok : une communauté mondiale créative et positive."

Une communauté dont il va devoir prendre soin, néanmoins. Plusieurs groupes américains de défense des droits des mineurs et des consommateurs doivent en effet engager des poursuites contre le réseau social pour non-respect d'une décision sur la protection de la vie privée des moins de 13 ans. Ils estiment notamment que TikTok continue de collecter des informations personnelles sur des mineurs sans avertir ou demander l'accord des parents.

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