Chaque jour, cinq infos du monde garanties sans Covid-19 | Ce lundi 25 mai, l'actualité internationale nous emmène en Allemagne, où la justice demande à Volkswagen d’indemniser les clients victimes du "Dieselgate", et en Chine où la conquête de Mars commence.

Le scandale du "Dieselgate" dure maintenant depuis cinq ans
Le scandale du "Dieselgate" dure maintenant depuis cinq ans © AFP / Ina FASSBENDER

ALLEMAGNE | Volkswagen doit rembourser en partie les clients victimes du "Dieselgate". La plus haute juridiction allemande a estimé lundi que les clients lésés par l’achat d’un véhicule dont le moteur a été truqué devaient recevoir une compensation financière. Onze millions de voitures diesel ont été manipulées afin de modifier favorablement les résultats des tests anti-pollution. Autant de clients sont donc en droit d’attendre cette compensation.

Volkswagen a "trompé sciemment et systématiquement pendant plusieurs années" les autorités, "dans une optique de profitabilité", a expliqué le juge Stephan Seiters.

Les clients à l’origine d’une action collective en Allemagne souhaitaient un remboursement intégral du prix d’achat de leur voiture mais le constructeur Volkswagen ne voulait honorer aucune indemnisation. La cour de Karlsruhe a donc tranché en faveur des propriétaires avec une nuance : le remboursement sera partiel, en tenant compte des quelques années d’utilisation du véhicule. Cette nuance ne satisfera pas de très nombreux clients qui considèrent que Volkswagen a joué la montre en faisant traîner cette affaire à coup de recours devant les tribunaux.

Cela représente néanmoins une somme très importante pour la marque automobile. Ce scandale du "Dieselgate" lui a déjà coûté plus de 30 milliards d’euros, principalement aux États-Unis. Cette décision est la première en Allemagne et en Europe.

BURKINA FASO/COTE D’IVOIRE | Une coopération armée réussie en Afrique. C'est une première, les armées burkinabé et ivoirienne ont mené ensemble cette semaine une opération anti-djihadiste. L'opération "Comoé", du nom du fleuve qui traverse les deux pays, a porté ses fruits en mobilisant des moyens terrestres et aériens du Burkina et de Côte d’Ivoire. Huit combattants ont été tués, 38 suspects (24 au Burkina Faso et 14 en Côte d'Ivoire) ont été arrêtés et leur base logistique a été détruite. Il s'agit de la base d'Aligoudou au Burkina Faso à une dizaine de kilomètres de la frontière avec la Côte d'ivoire. Des armes, des munitions, des clés USB et des téléphones portables ont également été saisis.

Depuis plus d'un an la présence de djihadistes au nord du parc national de la Comoé avait été signalée. Cette coopération armée a été un succès s'est félicité à le chef d'état-major ivoirien, "il est nécessaire de s'unir pour faire face à la menace, si nous ne le faisons pas on perdra la guerre", a déclaré le général Lassina Doumbia. Pour son homologue burkinabé, les deux pays vont poursuivre leur collaboration : "Nous n'allons pas nous arrêter en si bon chemin. C'est une première mais je peux vous assurer que ce ne sera pas la dernière", a affirmé à la presse le chef d'état-major burkinabè, le général Moïse Miningou. 

Si la Côte d''Ivoire a connu sa dernière attaque terroriste en 2016, son voisin burkinabé est lui régulièrement touché par les violences djihadistes. L'année dernière 4 000 personnes ont été tuées au Mali, au Niger et au Burkina Faso selon les Nations Unies.

RUSSIE | 18 ans de prison requis contre un Américain accusé d'espionnage. Avec une telle peine requise lundi à Moscou, la machine judiciaire russe semble se refermer sur le cas Paul Whelan. Accusé d’espionnage et arrêté fin 2018, son profil d’ancien marine à la quadruple nationalité américaine, britannique, irlandaise et canadienne a très certainement joué contre lui. Tout autant que ses activités dans le recrutement et la sécurité, durant ses voyages en Russie.

Vétéran de la guerre en Irak, Paul Whelan, officiellement invité au mariage d’un ami dans la capitale russe fin décembre 2018, aurait profité de l’occasion, en arrivant une semaine plus tôt, pour se faire remettre des informations confidentielles, selon les services de la sécurité nationale. Malgré les dénégations de l’intéressé, il est plus que probable que le verdict, attendu pour le 15 juin, correspondra au réquisitoire actuel. 

La question sera surtout de savoir, quand et dans quelle mesure, Paul Whelan pourrait servir éventuellement de monnaie d’échange tant du côté russe qu’américain. En dépit de ses quatre nationalités, et d’une condamnation pour détournements de fonds Outre-Atlantique en 2008, c’est l’ambassadeur des États-Unis en Russie en personne qui, le premier, dès la fin du mois de mars, avait assuré qu’aucune preuve de la culpabilité de l’ancien marine n’avait été présentée jusqu’ici.

CHINE | Objectif Mars. La Chine annonce qu’elle va envoyer cet été une sonde et un petit robot sur Mars. Nommée "Tianwen" (Questions au ciel) la mission chinoise prévoit de placer en orbite la sonde autour de la planète rouge, de la faire atterrir et de déposer un robot téléguidé chargé d’analyser ce qu’il trouve. 

Depuis plusieurs années, la Chine investit en masse dans la conquête spatiale. Des milliards d’euros. Pékin a lancé des satellites, envoyé un nouveau vaisseau au mois de mai et prévoit d’envoyer des hommes sur la Lune. En 2013 et en 2019, elle a déposé sur la Lune deux robots, dont un sur la face cachée, une première mondiale.

La sonde Tianwen sera lancée vers la planète Mars en juillet, cela prendra sept mois pour faire la distance depuis la Terre (au minimum 55 millions de kilomètres). Et il y aura du monde dans l’espace à ce moment-là. Les États-Unis ont prévu d’envoyer un robot sur Mars au même moment (entre juin et août). Il devrait atterrir en février 2021. C’est le 5e véhicule explorateur de la NASA envoyé sur la planète rouge. Après Spirit, Opportunity, Curiosity et InSight, voici le robot "Perseverance". Les Émirats arabes unis se lancent également dans la course martienne. Abou Dabi envoie une première sonde en juillet. 

NOUVELLE-ZÉLANDE | Même en plein séisme, Jacinda Ardern ne bouge pas. Alors que la Première ministre est interviewée en direct à la télévision, un tremblement de terre de 5,8 sur l’échelle de Richter frappe son pays. Le décor bouge autour d’elle, mais Jacinda Ardern sourit, plaisante "on a un tremblement de terre ici" et continue de répondre. "Êtes-vous en sécurité pour continuer l’interview ?", lui demande le journaliste, "oui, je suis très bien, je n’ai pas de lumière qui pend au-dessus de moi, tout va bien", répond la dirigeante avec un grand sourire. 

Jacinda Ardern, qui est aux affaires depuis 2017, est extrêmement appréciée par ses concitoyens pour sa gestion de plusieurs crises. Une fois de plus, elle montre qu'elle sait rester calme, en toutes circonstances. La Nouvelle-Zélande se situe à la limite des plaques tectoniques de l'Australie et du Pacifique, zone qui fait partie de la "ceinture de feu" du Pacifique, où jusqu'à 15.000 séismes sont enregistrés chaque année.

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