Chaque jour, cinq infos du monde garanties sans Covid-19 | Ce jeudi 28 mai, l'actualité internationale nous emmène notamment à Hong Kong, où les autorités prennent des dispositions législatives radicales pour éteindre la contestation, et au Venezuela, géant pétrolier… en pénurie d'essence.

À Hong Kong, la police rappelle à ce qui manifestent contre l'emprise chinoise qu'ils sont désormais dans l'illégalité.
À Hong Kong, la police rappelle à ce qui manifestent contre l'emprise chinoise qu'ils sont désormais dans l'illégalité. © AFP / Tommy Walker / NurPhoto

HONG KONG | L'adoption d'une loi sur la sécurité nationale par le Parlement chinois suscite une _"profonde inquiétude"__.Le Royaume-Uni, les États-Unis, le Canada et l'Australie ont condamné "la décision de la Chine d'imposer la nouvelle loi sur la sécurité à Hong Kong". Un texte qui, notent leurs chefs de la diplomatie, "entre en contradiction directe avec ses obligations internationales" et qui "limiterait les libertés de la population de Hong Kong et éroderait ainsi de manière dramatique l'autonomie et le système qui l'ont rendu si prospère"._

Sans surprise, les près de 3 000 députés de l'Assemblée nationale populaire (ANP) ont adopté la loi jeudi, à l'issue d'un vote salué par de longs applaudissements dans le cadre solennel du Palais du peuple à Pékin, en présence du président Xi Jinping. Objectif du texte soumis à l'ANP :

"Empêcher, stopper et réprimer toute action qui menace gravement la sécurité nationale, comme le séparatisme, la subversion, la préparation ou la commission d'activités terroristes, ainsi que les activités de forces étrangères qui constituent une ingérence dans les affaires (de Hong Kong)."

Une réponse radicale aux manifestations monstres de 2019 contre le pouvoir central, qui avaient aussi donné lieu à des violences et alimenté un sentiment indépendantiste dans dans l'ex-colonie britannique.

De l'avis des opposants, le texte signe la fin du principe "Un pays, deux systèmes" qui préside aux relations entre Hong Kong et Pékin depuis la rétrocession du territoire à la Chine en 1997. L'avenir du grand centre financier asiatique suscite aussi l'inquiétude dans le reste du monde, particulièrement aux États-Unis, où, sans attendre le vote du Parlement chinois, l'administration de Donald Trump a ouvert la voie à des sanctions économiques contre Hong Kong.

VENEZUELA | Augmentation du prix de l'essence sur fond de grave pénurie. Il y a dix ans encore, le pays produisait plus de 3 millions de barils par jour. Aujourd'hui, seuls 600 000 barils sont extraits quotidiennement des réserves vénézuéliennes de brut, qui représentent 20 % des réserves mondiales prouvées. Ce qui cause, au plan national, une pénurie, dans un pays où le prix de l'essence est à un niveau extrêmement bas.

Après que cinq navires transportant de l'essence et du pétrole ont été envoyés par l'Iran pour pallier le manque de carburant, Caracas envisage une hausse inédite des tarifs – ils sont quasi gelés depuis deux décennies – sur la base d'un argument simple de son président Nicolas Maduro :

"L'essence que nous avons apportée de l'étranger, d'Iran et d'autres pays, nous l'avons réglée en dollars, et beaucoup de gens me disent que l'essence, il faut la payer, et je suis d'accord."

Les Vénézuéliens, eux, sont déjà habitués à la payer. Lorsqu'ils cherchent du carburant, c'est au marché noir qu'ils le trouvent, parfois jusqu'à 3 dollars le litre.

AUSTRALIE | News Corp cesse d’imprimer une centaine de journaux. En Australie, la crise de la presse prend un tour XXL. Fusions et passage au "web only"… le groupe du magnat Rupert Murdoch a annoncé jeudi que le gros de ses titres locaux et régionaux ne survivraient plus que sur internet à compter du 29 juin. Au total, 76 journaux ne paraîtront plus qu'en ligne et 35 titres fermeront de façon permanente.

En cause, un effondrement des revenus publicitaires, phagocytés par Google et Facebook, et une baisse chronique du lectorat, qui se traduiront "malheureusement par des suppressions d'emplois", déplore News Corp Australia. Le groupe assure néanmoins que plus de 375 journalistes continueront de suivre l'actualité locale et régionale.

Cette annonce fait suite à une série d'annonces de fermetures de médias, parmi lesquelles l'unique agence de presse nationale australienne, Australian Associated Press (AAP), qui doit mettre la clé sous la porte dans les prochaines semaines à moins d'une hypothétique reprise.

ÉTATS-UNIS | La production du Boeing 737 MAX reprend timidement. L'avionneur américain annonce avoir "recommencé à assembler des appareils à un rythme faible, tout en mettant en place plus d'une dizaine d'initiatives destinées à améliorer la sécurité de l'environnement de travail et la qualité des produits".

Le groupe avait suspendu la production du 737 MAX en janvier, pour tenter d'aplanir de fortes tensions entre son ancien PDG, Dennis Muilenburg, les autorités de l'aviation civile et les compagnies aériennes clientes, en attendant le prochain vol test susceptible de faire redécoller durablement ce programme vital, qui représente plus de deux tiers du carnet de commandes.

Car pour l'instant, la nouvelle génération du best-seller de Boeing reste clouée au sol, après deux accidents rapprochés qui ont fait 346 morts. Boeing doit toujours prouver que les modifications effectuées sur l'appareil ont bien corrigé les causes des drames survenus en 2019. Pour y parvenir, un vol test supervisé par les régulateurs est nécessaire, mais il n'a toujours pas eu lieu. Il pourrait être effectué en juin, selon des sources proches des autorités américaines de l'aviation civile.

AFRIQUE | Def Jam Africa, un label dédié aux talents africains du hip-hop, de l'afrobeat et du rap. Il sera basé à Johannesbourg, en Afrique du Sud, et à Lagos, au Nigeria. Mais pour Universal Music, le label issu du célèbre Def Jam, qui surfe depuis vingt ans la vague hip-hop et rap avec Run DMC, Jay-Z ou Kanye West, a vocation à repérer et engager des artistes partout sur le continent. Une vague qui, en Afrique, a nourri de nouveaux genres musicaux, à l'instar de l'afrobeat.

En catalogue, Def Jam Africa, au cœur d'un vaste marché plein de promesses, affiche déjà des talents reconnus, comme les Sud-Africains Boity, Cassper Nyovest et Nadia Nakai, et les Nigérians Larry Gaaga et Vector.

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.